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Tous les États membres de l'UE ouvrent les 2e et 3e chapitres de négociation pour l'adhésion de l'Ukraine

Les 27 États membres de l'UE sont convenus d'ouvrir les deuxième et troisième groupes de chapitres (clusters) de négociation dans le processus d'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne. La décision, annoncée par le ministre irlandais des Affaires européennes Thomas Byrne, s'inscrit dans ce qu'il a qualifié de « Super Tuesday » pour l'Albanie, la Moldavie et l'Ukraine. Une conférence intergouvernementale est prévue le 13 octobre pour l'ouverture formelle.

L'essentiel

  • Les 27 États membres de l'UE ont accepté d'ouvrir les 2e et 3e clusters de négociation pour l'adhésion de l'Ukraine.

Pourquoi c’est important

Cette décision fait progresser l'Ukraine dans son processus d'adhésion à l'UE en ouvrant deux groupes de chapitres couvrant le marché intérieur et la compétitivité/croissance inclusive. Elle a été rendue possible après la levée du veto hongrois de 17 mois, l'Ukraine ayant adopté une législation sur les droits linguistiques des minorités pour répondre aux préoccupations de Budapest. L'accord s'inscrit dans un ensemble plus large incluant la Moldavie, le Monténégro et l'Albanie, signalant une dynamique continue de l'élargissement.

Ce qui s’est passé

Les 27 États membres de l'UE sont convenus d'ouvrir les deuxième et troisième clusters de négociation dans le processus d'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne. Le deuxième cluster porte sur le marché intérieur — libre circulation des marchandises, des travailleurs, des services et des capitaux. Le troisième cluster couvre la compétitivité et la croissance inclusive, notamment la transformation numérique, la politique économique, la fiscalité, l'éducation et la science. La décision a été annoncée par Thomas Byrne, ministre d'État irlandais aux Affaires européennes et à la Défense, dont le pays assure actuellement la présidence du Conseil de l'UE. Byrne a qualifié la journée de « Super Tuesday » pour l'Albanie, la Moldavie et l'Ukraine, au lendemain d'un « Montenegrin Monday ». La même décision ouvre également les clusters 2 et 3 pour la Moldavie. Par ailleurs, les États membres ont accepté de clore trois chapitres de négociation pour le Monténégro (17, 18 et 19) et un chapitre pour l'Albanie (chapitre 20). L'Ukraine avait déjà deux clusters ouverts — « Fondamentaux » et « Relations extérieures ». Une conférence intergouvernementale entre l'Ukraine et l'UE est prévue le 13 octobre à Luxembourg pour l'ouverture formelle des nouveaux clusters. Le président du Conseil européen, António Costa, a salué la décision, déclarant que l'élargissement reste une priorité géopolitique majeure et une étape vers une Europe unie, plus forte et plus sûre.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

Les sources ukrainiennes présentent l'événement de manière uniformément positive, soulignant l'unanimité des États membres et l'annonce personnelle par le ministre irlandais Byrne, dont le pays détient la présidence du Conseil de l'UE. Plusieurs médias insistent sur le contexte intérieur — l'adoption par la Verkhovna Rada du projet de loi n° 16119 sur les droits éducatifs des peuples autochtones et des minorités nationales, et sa signature par le président Zelensky — ainsi que sur le précédent veto hongrois, présentés comme les conditions ayant permis l'ouverture des clusters. La plupart des sources notent que l'Ukraine avait déjà deux clusters ouverts (« Fondamentaux » et « Relations extérieures ») et citent le ministre des Affaires étrangères Andriy Sybiha, qui s'attendait à la décision formelle le 13 octobre, mettant en avant la propre anticipation diplomatique ukrainienne plutôt que le calendrier de l'UE.

Là où les récits divergent

La date de la décision d'ouverture des clusters 2 et 3 varie selon les sources : certains médias la situent au lundi 12 octobre (jour de la publication de Byrne sur le réseau X), d'autres au mardi 13 octobre (date prévue pour la conférence intergouvernementale formelle). Sur le fond de la décision, la portée des clusters et les pays concernés, les sources ne présentent pas de divergence significative.

Contexte

L'Ukraine a déposé sa demande d'adhésion à l'UE le 28 février 2022 et a obtenu le statut de candidat le 23 juin 2022. Les négociations d'adhésion ont été formellement autorisées fin 2023 et ont débuté en 2024. Le processus d'adhésion divise les négociations en chapitres regroupés en six clusters thématiques. L'ouverture de clusters supplémentaires avait été bloquée par le premier ministre hongrois Viktor Orbán. Après un changement de gouvernement en Hongrie, le pays a levé son veto de 17 mois en juin (rapporté comme 2026), mais quelques semaines plus tard a menacé d'interrompre le processus si Kiev ne remplissait pas un accord sur les droits des Hongrois de Transcarpatie. Le 12 octobre, la Verkhovna Rada a adopté le projet de loi n° 16119 sur les droits éducatifs des peuples autochtones et des minorités nationales, et le président Zelensky l'a signé, élargissant les possibilités d'éducation dans les langues des minorités nationales qui sont des langues officielles de l'UE, aux côtés du ukrainien.