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Un projet de loi sur l'enseignement des minorités nationales déposé à la Rada, salué par Budapest

Un projet de loi sur l'enseignement dans les langues des minorités nationales a été enregistré à la Verkhovna Rada le 1er octobre. Le Premier ministre hongrois Péter Magyar et la ministre des Affaires étrangères Anita Orbán ont accueilli favorablement cette initiative, qui devrait contribuer à lever le veto de Budapest sur deux chapitres des négociations d'adhésion de l'Ukraine à l'UE.

L'essentiel

  • Le 1er octobre, un projet de loi sur l'enseignement dans les langues des minorités nationales a été enregistré à la Verkhovna Rada.
  • Le Premier ministre hongrois Péter Magyar a salué le dépôt du texte, estimant qu'il renforce les garanties légales de l'enseignement en hongrois.
  • La ministre hongroise des Affaires étrangères Anita Orbán a déclaré attendre l'adoption du projet de loi par la Rada au cours du mois d'octobre.
  • Le vice-Premier ministre ukrainien Vsevolod Chentsov a personnellement informé Anita Orbán du dépôt du projet de loi.
  • L'adoption du texte est censée aider à lever le veto hongrois sur deux chapitres des négociations d'adhésion de l'Ukraine à l'UE.
  • Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrii Sybiha a exprimé l'espoir que l'adoption de la loi conduira la Hongrie à débloquer ces deux chapitres.

Pourquoi c’est important

Le projet de loi pourrait mettre fin à un long différend entre l'Ukraine et la Hongrie sur les droits éducatifs des minorités, qui a compliqué les relations bilatérales et le processus d'adhésion à l'UE. Son adoption est directement liée à la levée du veto hongrois sur deux chapitres de négociation, ce qui constituerait une étape importante dans le processus d'adhésion. L'épisode illustre par ailleurs un changement de politique hongroise sous le Premier ministre Péter Magyar par rapport au gouvernement précédent de Viktor Orbán.

Ce qui s’est passé

Le 1er octobre, un projet de loi sur l'enseignement dans les langues des minorités nationales a été enregistré à la Verkhovna Rada, le parlement ukrainien. Le texte vise à renforcer les garanties légales de l'enseignement en hongrois et le réseau d'établissements scolaires pour la minorité hongroise, notamment en Transcarpatie. Son dépôt a été précédé de plusieurs semaines de consultations professionnelles bilatérales entre l'Ukraine et la Hongrie, ainsi que de consultations avec des représentants de la communauté hongroise de Transcarpatie. Le vice-Premier ministre ukrainien pour l'intégration européenne et euro-atlantique, Vsevolod Chentsov, a personnellement informé la ministre hongroise des Affaires étrangères Anita Orbán du dépôt du projet de loi. Du côté hongrois, le Premier ministre Péter Magyar et la ministre des Affaires étrangères Anita Orbán ont accueilli favorablement l'initiative. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrii Sybiha a exprimé l'espoir que l'adoption de la loi conduira la Hongrie à débloquer les deux prochains chapitres des négociations d'adhésion de l'Ukraine à l'UE.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

Les trois articles de presse ukrainiens présentant l'événement insistent à la fois sur la réaction positive de Budapest et sur l'avantage attendu pour le déblocage des négociations d'adhésion à l'UE. Le ton est celui d'un succès diplomatique, l'un des articles titrant sur l'affirmation selon laquelle le nouveau gouvernement hongrois aurait obtenu en quelques mois plus de résultats concrets que le gouvernement de Viktor Orbán en dix ans.

Contexte

Les communautés hongroises de la région ukrainienne de Transcarpatie ont longtemps été au cœur des tensions bilatérales, notamment autour des règles sur la langue d'enseignement. La Hongrie a déjà bloqué par le passé des avancées dans les pourparlers d'adhésion de l'Ukraine à l'UE, en invoquant des préoccupations liées aux droits des Hongrois ethniques en Ukraine.