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À Vienne, deux journalistes ukrainiens arrêtés dans une affaire de espionnage liée à Kravchenko

Des authorities autrichiennes ont arrêté à Vienne, le 8 octobre, les journalistes ukrainiens Mykhailo Tkatch et Iaroslav Bondarenko, accusés d’espionnage au profit du renseignement militaire ukrainien. Les deux hommes affirment qu’ils recherchaient l’ancien procureur général Rouslan Kravchenko. Le 13 octobre, la police autrichienne a reconnu avoir confondu Tkatch avec un militaire du GUR et indiqué que Bondarenko n’avait aucun lien avec des agents de cette organisation.

L'essentiel

  • Mykhailo Tkatch et Iaroslav Bondarenko ont été arrêtés à Vienne le 8 octobre
  • Ils étaient accusés d’espionnage, de participation à un groupe criminel et de préjudice à l’Autriche
  • Les journalistes réalisaient une mission éditoriale visant à localiser Rouslan Kravchenko
  • La police autrichienne a reconnu le 13 octobre avoir confondu Tkatch avec un militaire du GUR
  • Les autorités ont confirmé que Bondarenko n’avait aucun lien avec des employés du GUR
  • Les deux журналісти ont été libérés après la confirmation de leur activité professionnelle
  • Les procureurs ukrainiens enquêtent sur les circonstances du départ de Kravchenko et sur la affaire « Carthagène »

Pourquoi c’est important

L’affaire met en cause l’usage de services de sécurité et de renseignement contre des journalistes qui enquêtaient sur un ancien haut responsable ukrainien. La reconnaissance autrichienne d’une identification erronée et de l’absence de lien entre Bondarenko et le GURaffaiblit les accusations initiales. La libération des journalistes après la confirmation de leur statut professionnel constitue également une évolution procédurale importante.

Ce qui s’est passé

Le 8 octobre, l’autorités autrichiennes ont arrêté à Vienne, avec usage de la force, Mykhailo Tkatch et Iaroslav Bondarenko de l’Ukrainska Pravda. Elles les ont accusés d’espionnage au profit du renseignement militaire ukrainien, de participation à un groupe criminel et de préjudice à l’Autriche. Les deux journalistes ont déclaré qu’ils étaient à Vienne pour trouver le lieu de résidence de l’ancien procureur général Rouslan Kravchenko. La police a vérifié les registres d’adresses et confirmé que Kravchenko était enregistré près du lieu où travaillait l’équipe de tournage.

Les accusations reposaient notamment sur des témoignages du concierge, du responsable d’un immeuble et du chauffeur de l voicing Oleksandr Galantеrnyk, ainsi que sur des documents de surveillance. Or le 13 octobre, les autorités ont reconnu avoir confondu Tkatch avec l’un des militaires du GUR arrêtés deux jours plus tôt, et elles ont confirmé que Bondarenko n’avait aucun lien avec des employés du GUR. Après confirmation de leurs publications professionnelles, les deux journalistes ont été libérés. Leurs avocats indiquaient toutefois ne pas avoir reçu pendant trois semaines les procès-verbaux de arrestation et de saisie de leurs affaires et appareils.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

La couverture ukrainienne met l’accent sur le lien possible entre l’arrestation et la recherche de Kravchenko. Elle souligne que les journalistes effectuaient une mission éditoriale, interroge la base de l’ordre de surveillance et la qualification de l’arrestation, et relève l’erreur d’identification ainsi que l’absence зв’язку между Бондаренком и співробітниками ГУР. Les médias ukrainiens також relient le séjour de Kravchenko à l’aide apportée par un homme d’affaires d’Odessa et ses proches, tout en présentant ces éléments comme des informations de sources distinctes des conclusions confirmées de l’enquête autrichienne.

Ce qu’en disent les sources internationales

Les éléments internationaux disponibles se limitent aux documents autrichiens repris par les médias ukrainiens. Ils portent sur les accusations pénales, l’ordre de surveillance, l’erreur d’identification, l’absence de lien entre un journaliste et le GUR, ainsi que la libération des journalistes après confirmation de leur statut. Les métadonnées fournies ne contiennent pas d’articles de médias internationaux permettant d’établir un cadrage plus large.

Là où les récits divergent

Les informations ukrainiennes disent que Kravchenko a été libéré à la frontière et s’est rendu à Vienne après un appel de Kyiv, alors qu’il avait annoncé un déplacement officiel à Paris. Plusieurs rapports ukrainiens identifient également l’homme d’affaires d’Odessa Volodymyr Galantеrnyk et ses proches comme aides de Kravchenko et témoins contre les journalistes, mais ces affirmations relèvent de sources et restent distinctes des résultats autrichiens confirmés. Ukrainian reports also suggest that the order to surveil the journalists came from higher authorities, while the available facts state only that the police received an order and do not identify its issuer.

Contexte

Rouslan Kravchenko a démissionné de son poste de procureur général avant de quitter l’Ukraine pour l’Autriche au lieu de se rendre à Paris comme annoncé. Il affirmait se rendre à la capitale française pour participer à des auditions sous l’égide du Conseil de l’Europe concernant les enfants ukrainiens, mais il ne figurait pas parmi les participants annoncés. Il est entré en Autriche le 14 septembre. Deux militaires du GUR étaient arrivés dans le pays deux jours plus tôt et ont été arrêtés le 6 octobre.