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Trump s'entend avec Poutine sur le diesel russe et exige un «nouveau président» pour l'Ukraine

Le 9 octobre 2026, Donald Trump et Vladimir Poutine se sont entretenus par téléphone et se sont mis d'accord sur la livraison de 300 000 à 3 millions de tonnes de diesel russe vers les marchés américain et mondial. Trump a ensuite attaqué Volodymyr Zelensky, déclarant qu'il était «temps pour l'Ukraine de choisir un nouveau président», tandis que Poutine profitait de l'échange pour rejeter toute avancée vers la paix et réaffirmer les objectifs de guerre de la Russie. Les pourparlers de Miami entre les États-Unis, l'Ukraine et des représentants européens et de l'OTAN se sont achevés prématurément.

L'essentiel

  • 9 octobre 2026 : entretien téléphonique Trump-Poutine, accord sur 300 000 à 3 millions de tonnes de diesel russe vers les États-Unis et le marché mondial.
  • Trump a déclaré aux journalistes que Poutine «voudrait très vivement» conclure un accord et a critiqué Zelensky, affirmant qu'il «pourrait mettre fin à la guerre» mais choisit de ne pas le faire.
  • Poutine a utilisé l'appel pour rejeter toute possibilité de négociations et réaffirmer que la Russie continuera le combat jusqu'à «tous ses objectifs», soit la capitulation de l'Ukraine, selon l'ISW.
  • Zelensky a qualifié la décision américaine de «faiblesse évidente» jouant en faveur de la Russie et dénoncé l'utilisation de la délégation ukrainienne à Miami comme «couverture».
  • Les négociations de Miami entre les États-Unis, l'Ukraine, l'Europe et l'OTAN se sont terminées prématurément ; le 10 octobre, la délégation ukrainienne était déjà en route vers le pays.
  • Le 10 octobre, le républicain Brian Fitzpatrick a annoncé un projet de loi bipartisan, le «Ronald Reagan Peace Through Strength Act», pour bloquer les achats de pétrole russe ; le républicain Don Bacon s'est engagé comme co-auteur.

Pourquoi c’est important

L'accord assouplit les restrictions américaines sur l'énergie russe et est présenté par ses critiques comme un financement de l'effort de guerre russe tout en sapant le levier de négociation ukrainien. L'appel de Trump à un «nouveau président» ukrainien remet directement en cause la légitimité de Zelensky. Le même appel a permis à Poutine de rejeter toute perspective de paix et de réaffirmer des objectifs de guerre maximalistes, contredisant la présentation que Trump fait de Poutine comme souhaitant un accord. Les pourparlers de Miami entre les États-Unis, l'Ukraine et des représentants européens et de l'OTAN se sont achevés prématurément après l'annonce, soulevant des interrogations sur l'avenir de la voie diplomatique. Un projet bipartisan au Congrès américain a été annoncé en réponse pour bloquer les achats de pétrole russe, signalant une contestation intérieure de l'accord.

Ce qui s’est passé

Le 9 octobre 2026, le président américain Donald Trump a eu un entretien téléphonique avec le dirigeant russe Vladimir Poutine. Au cours de cet appel, les deux dirigeants se sont mis d'accord sur la livraison de 300 000 à 3 millions de tonnes de diesel russe vers les marchés américain et mondial. Le département du Trésor américain a délivré une licence générale autorisant les opérations liées à la vente, à la fourniture, au déchargement et à l'importation de diesel d'origine russe jusqu'au 7 avril 2027. Le Kremlin a levé par anticipation son interdiction d'exporter du diesel, qui avait été introduite en juillet 2026 en riposte à l'intensification des frappes ukrainiennes sur les raffineries russes. Selon son conseiller Iouri Ouchakov, Poutine a rejeté la possibilité de négociations de paix et réaffirmé que la Russie continuerait le combat jusqu'à «tous ses objectifs», soit la capitulation de l'Ukraine. Trump a déclaré aux journalistes que Poutine «voudrait très vivement» conclure un accord, a félicité la Russie pour ses livraisons de pétrole à bas prix, et a accusé Zelensky de pouvoir mettre fin à la guerre mais de choisir de ne pas le faire, déclarant qu'il était «temps pour l'Ukraine de choisir un nouveau président». Le soir du 9 octobre, Zelensky a qualifié la décision américaine de «faiblesse» jouant en faveur de la Russie et a noté que l'accord avait été conclu alors que les pourparlers Ukraine-États-Unis se tenaient à Miami. Le 10 octobre, le républicain Brian Fitzpatrick, coprésident du Ukraine Caucus à la Chambre des représentants, a annoncé un projet bipartisan intitulé «Ronald Reagan Peace Through Strength Act» pour bloquer tout achat de pétrole russe, avançant par procédure de discharge et nécessitant 218 signatures. Le républicain Don Bacon s'est engagé comme co-auteur. Les négociations de Miami entre les États-Unis, l'Ukraine, des pays européens et l'OTAN se sont achevées prématurément et la délégation ukrainienne est rentrée au pays.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

Les sources ukrainiennes insistent sur le fait que Poutine a utilisé l'appel pour rejeter la responsabilité de l'absence de progrès sur l'Ukraine, en avançant des allégations non étayées, d'après l'ISW, de frappes ukrainiennes sur des infrastructures électorales russes lors des élections à la Douma de septembre. La couverture se concentre fortement sur la vive condamnation par Zelensky de l'accord sur le diesel comme un «cadeau à Poutine» et une «faiblesse évidente» qui financera la terreur contre les villes ukrainiennes. Elle souligne la fin prématurée des pourparlers de Miami et la perception que l'équipe de négociation ukrainienne a été utilisée comme «couverture» de l'accord américano-russe. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriy Sybiha a répondu que le choix du dirigeant ukrainien appartient au peuple ukrainien, présentant l'appel de Trump à un nouveau président comme une ingérence dans la souveraineté ukrainienne.

Ce qu’en disent les sources internationales

Les voix internationales citées dans la couverture — Keith Kellogg, Boris Johnson, les Premiers ministres estonien et finlandais, la chef de la diplomatie européenne Kaja Kallas et l'éditorial du Telegraph — décrivent l'accord sur le diesel comme une erreur ou un apaisement qui finance l'effort de guerre de Poutine au lieu d'y mettre fin. Plusieurs sources soulignent une frappe russe sur Zaporijjia quelques heures après l'annonce de l'accord, avec un bilan en hausse, pour affirmer que les concessions russes invitent à de nouvelles attaques plutôt qu'à la paix. La couverture relève le soutien d'Elon Musk sur les réseaux sociaux à l'appel de Trump pour un nouveau dirigeant ukrainien, ainsi que les propos de Laura Loomer selon qui les élections ukrainiennes ne seront possibles qu'après la fin du conflit. La couverture note une contestation bipartisane au Congrès américain, avec l'annonce d'un projet de loi pour bloquer les achats de pétrole russe, en contradiction avec les sanctions existantes votées par le Congrès.

Là où les récits divergent

Deux divergences principales apparaissent dans les sources. D'une part, Trump a déclaré publiquement que Poutine «voudrait très vivement» un accord et a salué les livraisons russes de pétrole bon marché, tandis que le conseiller de Poutine Iouri Ouchakov a affirmé que ce dernier rejetait toute négociation de paix et entendait poursuivre le combat jusqu'à «tous ses objectifs» de guerre. D'autre part, les sources divergent sur le cadrage des origines de l'accord sur le diesel : certaines le présentent comme une concession de Trump à la Russie liée au refus ukrainien d'arrêter les frappes sur les raffineries russes, tandis que d'autres citent la pression mondiale sur les approvisionnements en carburant et les restrictions chinoises à l'exportation comme le principal facteur ayant poussé Washington vers le Kremlin.

Contexte

Plusieurs éléments de contexte sont signalés par les sources. L'interdiction russe d'exporter du diesel avait été introduite en juillet 2026 en réponse à l'intensification des frappes ukrainiennes sur les raffineries russes ; elle a été levée par anticipation avant l'accord. Les prix mondiaux de l'essence et du diesel ont fortement augmenté à partir de février 2026, après le début de l'opération militaire américano-israélienne en Iran et la fermeture par l'Iran du détroit d'Ormuz en riposte à des frappes américaines. Les sources citent des analystes indiquant que la Chine a suspendu ses exportations de diesel et reconstitué ses réserves par crainte pour la sécurité de ses approvisionnements pétroliers via le détroit d'Ormuz, ce que le publiciste russe Alexandre Nevzorov identifie comme la cause ayant poussé Washington à chercher une solution via Moscou. Elon Musk avait déjà été mêlé à la question du fonctionnement de Stalink en Ukraine, et les sources mentionnent un contexte plus large d'appels à élargir la couverture ukrainienne pour frapper les lanceurs de missiles balistiques russes.