Dmytro Lytvin
-
Zelensky annonce la reprise des frappes ukrainiennes sur les raffineries russes après l'échec de la trêve énergétique
Le président Zelensky a déclaré dans une interview au Financial Times publiée le 15 octobre que l'Ukraine reprenait ses frappes sur les raffineries russes, levant la pause de trois jours imposée à la demande des États-Unis. Il justifie cette décision par la poursuite des frappes russes sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes, l'absence d'alertes américaines sur des missiles balistiques visant Kyiv, les restrictions d'accès au système satellite Starshield, et les menaces américaines de suspendre le partage du renseignement. La veille, une frappe russe massive a privé d'électricité au moins 600 000 personnes à Kyiv et Kharkiv.
-
Frappe russe massive sur l'énergie ukrainienne : au moins 600 000 personnes privées d'électricité
Dans la nuit du 13 au 14 octobre, la Russie a lancé une frappe combinée d'envergure contre l'Ukraine, utilisant 39 missiles balistiques et 128 drones, visant les infrastructures énergétiques et critiques à Kiev, dans la région de Kiev et à Kharkiv. La centrale TEC-4 de Kiev a été touchée, ainsi que toutes les centrales thermiques de la capitale. Au moins 600 000 personnes sont privées d'électricité, trois habitants de Kiev ont été tués et plus de 20 blessés, pour l'essentiel dans une tour d'habitation du district de Desniansky. La frappe survient quelques jours après l'annonce par Donald Trump d'un « cessez-le-feu énergétique ».
-
Khmelnitski : le dernier grand entrepôt d'Epicentr presque entièrement détruit par une attaque russe
Le 13 octobre, les forces russes ont frappé à dix reprises le centre logistique de la société Epicentr à Khmelnitski, provoquant cinq incendies d'ampleur qui ont détruit environ 85 % des marchandises stockées. Aucun employé n'a été blessé, mais environ trois douzaines de drones ont empêché les pompiers d'intervenir. Ce site était le dernier grand complexe logistique d'Epicentr à avoir survécu depuis le début de la guerre à grande échelle.
-
Floride : pourparlers Ukraine–États-Unis sur un plan de paix à quatre volets et accord Trump–Poutine sur le diesel russe
Le 9 octobre, les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner ont réuni pendant six heures, dans leur club de golf Shell Bay près de Miami, une délégation ukrainienne et des représentants du Royaume-Uni, de France, d'Allemagne, de l'UE et de l'OTAN pour évoquer un projet de paix à quatre volets. Le même jour, Donald Trump a annoncé un accord avec Vladimir Poutine sur l'exportation de diesel russe, qu'il présente comme un moyen de ramener Moscou à la table des négociations, mais que Volodymyr Zelensky a qualifié d'« injuste et malhonnête ». L'Ukraine refuse de cesser ses frappes sur les raffineries russes et rejette toute cession supplémentaire de territoires du Donbass, tout en se disant ouverte à un gel du conflit sur la ligne de front actuelle.
-
Frappe russe sur Kiev : la centrale TEC-4 touchée, un immeuble résidentiel en feu, sans alerte des partenaires
Dans la soirée du 13 octobre, les forces russes ont frappé Kiev avec des missiles balistiques. La cible principale était la centrale thermique TEC-4 (CHPP-4), l'un des principaux sites énergétiques de la ville, qui a été touchée. Un immeuble résidentiel de neuf étages a également été frappé dans le quartier de Desniansky et a pris feu. Selon le conseiller présidentiel Dmytro Lytvyn et le président Volodymyr Zelensky, l'Ukraine n'a reçu aucune alerte préalable de ses partenaires via les canaux de renseignement habituels, et les systèmes de défense aérienne ukrainiens n'ont détecté les missiles qu'à leur approche de Kiev. Il s'agit de la deuxième nuit consécutive de missiles russes sans alerte des partenaires.
-
Zelensky à Varsovie : « Poutine ne lit pas Truth Social », l'Ukraine « ripostera » cet hiver
Le 12 octobre, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est exprimé par visioconférence au Forum de la sécurité de Varsovie, au lendemain de l'annonce par Donald Trump, sur Truth Social, d'un « cessez-le-feu énergétique » entre l'Ukraine et la Russie. Zelensky a déclaré que cette annonce avait été une surprise pour lui et que les États-Unis n'avaient pas clarifié ce que Moscou avait accepté. Le Kremlin a refusé de confirmer tout accord et, quelques heures après le message de Trump, la Russie a frappé une centrale thermique à Kharkiv et une installation énergétique à Kiev, selon Kyiv. Zelensky a proposé que les États-Unis concluent plutôt un « accord diesel » avec l'Ukraine et a averti que l'Ukraine « riposterait » cet hiver si la Russie ne respectait pas le cessez-le-feu.
-
Accord Trump-Poutine sur le diesel russe : Kiev dénonce une « faiblesse », le Congrès américain prépare une riposte
Le 9 octobre, Donald Trump a annoncé un accord téléphonique avec Vladimir Poutine autorisant l'arrivée de 300 000 à 3 millions de tonnes de diesel russe sur les marchés américain et mondial. Le Kremlin a levé son interdiction d'exportation et le Trésor américain a délivré une licence générale. Trump a exigé que l'Ukraine « choisisse un nouveau président », une déclaration condamnée par Kiev, qui y voit un « cadeau à Poutine », ainsi que par des élus américains des deux partis et plusieurs dirigeants européens.
-
Zelensky se dit prêt à cesser les frappes sur les raffineries russes si Moscou arrête les attaques contre l'énergie ukrainienne
Le 11 octobre, le président Volodymyr Zelensky a déclaré que l'Ukraine était prête à cesser de frapper les raffineries et infrastructures énergétiques russes à condition que la Russie cesse ses frappes sur l'énergie ukrainienne. La prise de parole intervient le jour même où Donald Trump a annoncé un « cessez-le-feu énergétique » immédiat entre Kiev et Moscou. Zelensky a précisé que cette annonce l'avait pris de court et que les Forces armées ukrainiennes avaient reçu les ordres correspondants. Le même jour, une frappe russe a touché la TEC-5 à Kharkiv, et le bilan des opérations de sauvetage à Zaporijia s'est élevé à 23 morts, dont quatre enfants.
-
Miami : les pourparlers sur l'Ukraine écourtés après l'annonce d'un accord Trump-Poutine sur le diesel russe
Le 9 octobre, des représentants des États-Unis, de l'Ukraine, de plusieurs pays européens et de l'OTAN se sont réunis à Miami pour évoquer la fin de la guerre avant l'hiver. La rencontre, prévue sur deux jours, s'est achevée dès la première journée après l'annonce par Donald Trump d'un accord téléphonique avec Vladimir Poutine sur la reprise des exportations de diesel russe. La délégation ukrainienne a écourté son séjour et est repartie, Volodymyr Zelensky dénonçant l'utilisation de son équipe comme « couverture » et qualifiant la décision américaine de « cadeau d'anniversaire pour Poutine ».
-
Trump demande à l'Ukraine d'élire un nouveau président
Le 10 octobre, le président américain Donald Trump a déclaré que l'Ukraine avait besoin d'un nouveau président capable de conclure un accord pour mettre fin à la guerre avec la Russie, une prise de position intervenant au lendemain d'un accord annoncé avec Vladimir Poutine sur la fourniture de diesel russe aux marchés américain et mondial. Volodymyr Zelensky a critiqué cet accord sur le diesel comme un « cadeau d'anniversaire à Poutine », et le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriy Sybiha a répondu que seul le peuple ukrainien pouvait décider qui le dirige. L'UE, par la voix de Kaja Kallas, a annoncé pour le 12 octobre un nouveau paquet de sanctions contre la Russie, le plus important depuis le début de l'invasion à grande échelle.
-
La Corée du Sud rappelle son ambassadeur en Ukraine après une dispute diplomatique autour de prisonniers nord-coréens
Le 8 octobre, le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a annoncé le rappel de son ambassadeur en Ukraine, Park Hee-chang (Park Ki-chan), en raison d'une dispute diplomatique déclenchée par l'annonce, fin septembre, par le président Volodymyr Zelensky à l'Assemblée générale de l'ONU, du transfert de deux soldats nord-coréens capturés en Ukraine vers la Corée du Sud. Séoul accuse Kyiv d'avoir violé un accord de confidentialité ; l'Ukraine dément l'existence d'un tel accord. Un contentieux parallèle porte sur des allégations de livraisons de carburant sud-coréen vers la Russie en contournement des sanctions, que Séoul rejette.
-
Le président sud-coréen Lee Jae Myung menace l'Ukraine de «mesures supplémentaires» après la divulgation du transfert de deux soldats nord-coréens
Le président sud-coréen Lee Jae Myung a menacé vendredi 2 octobre de prendre des «mesures supplémentaires» non précisées si l'Ukraine ne présentait pas d'excuses publiques pour la révélation, par Volodymyr Zelensky lors de l'Assemblée générale de l'ONU, du transfert de deux prisonniers de guerre nord-coréens en Corée du Sud. Séoul affirme qu'un accord de confidentialité sur ce transfert existait et que Kiev l'avait demandé ; l'Ukraine, dont le ministre des Affaires étrangères Andrii Sybiha parle d'un «malentendu diplomatique», le nie.
-
L'émissaire de Poutine Kirill Dmitriev s'entretient à Washington avec des responsables américains
Kirill Dmitriev, émissaire spécial du président russe Vladimir Poutine, s'est entretenu le 28 septembre à Washington avec des responsables américains sur la fin de la guerre en Ukraine et d'éventuelles initiatives énergétiques bilatérales après le conflit. Un responsable américain a qualifié ces discussions de « constructives ». La visite intervient après la rencontre entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, et alors qu'une nouvelle réunion trilatérale Washington-Kyiv-Moscou est attendue en octobre.
-
Zelensky et Trump se sont rencontrés à New York : cessez-le-feu partiel proposé, participation de Poutine au G20 incertaine
Lors de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, Volodymyr Zelensky et Donald Trump se sont rencontrés le 22 septembre pour évoquer les moyens de désescalader la guerre. L'Ukraine s'est dite prête à des cessez-le-feu limités et réciproques dans les domaines de l'énergie, du grain et de la mer. La Russie, par la voix du Kremlin et selon l'analyse de l'ISW, a en revanche rejeté la proposition de cessez-le-feu énergétique. Poutine a été officiellement invité au sommet du G20 à Miami les 14–15 décembre, mais sa participation reste incertaine.
-
L'Ukraine au bord de la crise : Zelensky révoque le procureur général après sa fuite et une mise en suspect du patron du NABU
Le procureur général Rouslan Kravtchenko, qui avait démissionné la semaine précédente après la publication de l'opération « Carthage » ciblant son propre bureau, a annoncé dans une vidéo publiée le 14 septembre avoir signé un avis de suspicion à l'encontre du directeur du NABU, Semen Kryvonos. Le même soir, le président Volodymyr Zelensky a soumis au Parlement la demande de révocation de M. Kravtchenko, signé un décret le suspendant de ses fonctions, et publiquement déclaré qu'il n'avait « d'autre voie » que la démission. Le NABU et le SAPO ont qualifié l'annonce de « nouvelle attaque systématique » contre les institutions anti-corruption ukrainiennes, tandis que la Commission européenne a réaffirmé son attachement à l'indépendance de ces organes.
-
Zelensky sanctionne son ancienne attachée de presse Ioulia Mendel et neuf ressortissants russes
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a signé le 13 septembre 2026 trois décrets mettant en œuvre des décisions du Conseil de sécurité nationale et de défense (RNBO) : des sanctions personnelles contre son ancienne attachée de presse Ioulia Mendel et neuf ressortissants russes accusés de désinformation, contre 29 entreprises et particuliers liés à Rostec, et contre 20 navires du « shadow fleet » russe. Mendel est la seule citoyenne ukrainienne du premier décret, qui lui interdit notamment l'entrée en Ukraine, bloque ses avoirs et restreint l'accès depuis l'Ukraine à ses réseaux sociaux.
-
La Commission européenne dit n'avoir reçu aucune demande officielle des États-Unis sur une compensation pour l'aide à l'Ukraine
La Commission européenne a indiqué le 4 septembre n'avoir reçu aucune demande officielle des États-Unis exigeant que l'Europe rembourse l'aide américaine à l'Ukraine fournie sous la présidence de Joe Biden, après un message de Donald Trump sur Truth Social le 3 septembre annonçant une telle exigence.
-
Conflit SBU-GUR à Kiev : l'arrestation d'un commandant du RDK liée à un projet d'assassinat attribué au FSB
Le 3 septembre, le SBU a annoncé avoir déjoué un projet d'assassinat attribué au FSB russe visant Akhmed Zakayev, chef en exil du gouvernement de la République tchétchène d'Itchkérie, de passage à Kiev pour le Jour de l'Indépendance. L'affaire s'est transformée en affrontement armé dans le quartier de Berezniaky entre le SBU et la Direction principale du renseignement (GUR) après l'arrestation de Stepan Kaplunov, commandant adjoint du Corps volontaire russe et membre de l'unité spéciale « Timur » du GUR. Le président Zelensky a qualifié l'incident d'« absolument honteux » et un haut responsable du SBU a été limogé.
-
La Direction du renseignement militaire ukrainien dénonce une campagne de désinformation visant à la décrédibiliser
Le 3 septembre, la Direction principale du renseignement du ministère de la Défense ukrainien (HUR) a déclaré qu'une campagne de désinformation ciblée est en cours pour discréditer le renseignement militaire et ses unités de combat. L'avertissement intervient dans le contexte d'un affrontement armé le 2 septembre à Kyiv entre des personnels du HUR et du SBU, lié à la détention du commandant adjoint du Corps volontaire russe (RDK), Stepan Kaplunov. Le HUR n'a pas nommé les organisateurs présumés de la campagne.
-
Tir entre la SBU et le GUR à Kiev : Zelensky exige des décisions de personnel
Le matin du 2 septembre, une confrontation armée a éclaté rue Yurii Shumskoho, dans le district de Dnipro à Kiev, entre des agents du Service de sécurité d'Ukraine (SBU) et des militaires de la Direction principale du renseignement (GUR) du ministère de la Défense. La police a fermé la rue dans les deux sens et dévié les transports en commun. Le président Zelensky a condamné l'incident dans son allocution du soir et exigé des décisions de personnel dans les deux services, tandis que le parquet a ouvert une enquête.