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Von der Leyen annonce la fin des importations de gaz russe dans l'UE d'ici fin 2027

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré devant le Parlement européen à Strasbourg que l'Union européenne mettra fin à toutes ses importations de gaz russe d'ici la fin de l'année 2027. Une interdiction totale des importations de GNL russe entrera en vigueur le 1er janvier 2027, dans le cadre du 21e paquet de sanctions.

L'essentiel

  • L'UE vise la fin de toutes les importations de gaz russe d'ici fin 2027, selon Ursula von der Leyen.
  • Une interdiction totale des importations de GNL russe prendra effet le 1er janvier 2027.
  • La part du gaz russe dans les importations de l'UE est passée de 45 % à 12 % en quatre ans.
  • L'Europe a dépensé un montant record de 7,3 milliards d'euros en gaz arctique russe durant les huit premiers mois de 2026.
  • Depuis la fin février, les prix du gaz en Europe ont augmenté de 140 % et ceux du diesel ont doublé.
  • Les importations de combustibles fossiles ont coûté 100 milliards d'euros supplémentaires à l'Europe depuis le début de la guerre en Iran.
  • Le 21e paquet de sanctions maintient une exemption temporaire pour certaines fournitures de GNL à des pays tiers sous d'anciens contrats.

Pourquoi c’est important

Cette annonce fixe une échéance concrète (fin 2027) pour mettre fin à la dépendance de l'UE au gaz russe, en s'appuyant sur l'interdiction du GNL russe prévue le 1er janvier 2027 et sur le 21e paquet de sanctions. Elle intervient alors que la guerre en Iran a renchéri le coût des énergies de substitution et que l'Europe a continué à dépenser des milliards en GNL russe.

Ce qui s’est passé

Le 6 octobre, devant le Parlement européen réuni à Strasbourg, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déclaré que l'Union européenne mettra fin à toutes ses importations de gaz russe d'ici la fin de l'année 2027. Une interdiction complète des importations de GNL russe entrera en vigueur le 1er janvier 2027, dans le prolongement du 21e paquet de sanctions, qui maintient toutefois une exemption temporaire pour certaines livraisons de GNL à des pays tiers sous d'anciens contrats. Von der Leyen a souligné que la part du gaz russe dans les importations européennes est déjà passée de 45 % à 12 % en quatre ans, mais que l'Europe a tout de même dépensé 7,3 milliards d'euros en gaz arctique russe durant les huit premiers mois de 2026, un record. Elle a aussi relevé que les prix du gaz ont augmenté de 140 % et ceux du diesel ont doublé depuis fin février, et que les importations de combustibles fossiles ont coûté 100 milliards d'euros supplémentaires à l'Europe depuis le début de la guerre en Iran. La présidente a par ailleurs appelé à adopter d'ici la fin de l'année le paquet d'action sur les réseaux électriques et a défendu le plan d'électrification de l'UE, qui vise à doubler la part de l'électricité dans la consommation finale d'ici 2040, ce qui pourrait réduire les importations fossiles de 260 milliards d'euros par an.

Contexte

Il y a quatre ans, 45 % des importations de gaz de l'UE provenaient de Russie ; cette part a depuis été ramenée à 12 %. Le gouvernement hongrois a déclaré qu'il pouvait satisfaire aux exigences de l'UE pour un rejet complet du gaz russe dans un délai d'un an.