Les États-Unis proposent de relancer le gaz russe transitant par l’Ukraine
Washington cherche à rétablir les livraisons de gaz russe à l’Europe par les gazoducs traversant l’Ukraine afin de favoriser un cessez-le-feu énergétique et de réduire les prix avant l’hiver. Le dispositif prévoit un intermédiaire américain et le versement des recettes russes sur un compte séquestre dans une troisième juridiction, mais il se heurte à l’opposition européenne et aux restrictions légales de l’Union européenne.
L'essentiel
- Jared Kushner et Steve Witkoff ont proposé cette idée lors de leurs visites à Moscou et à Kyiv en septembre.
- Le gaz russe serait vendu par l’intermédiaire d’un acteur américain afin de contourner les sanctions européennes.
- Les revenus russes seraient versés sur un compte séquestre dans une troisième juridiction pour empêcher leur affectation à la guerre.
- L’Ukraine pourrait reprendre presque immédiatement le transit et encaisser de nouveaux revenus.
- L’Ukraine a repris le 30 octobre ses attaques contre trois grands raffineries de pétrole russes.
- Le Kremlin a rejeté les propositions américaines visant un cessez-le-feu énergétique plus large.
- L’UE prévoit la fin progressive des importations de gaz russe d’ici la fin de 2027.
Pourquoi c’est important
Le plan pourrait rétablir l’Ukraine comme voie de transit et lui rapporter des revenus, tout en faisant de la proposition un élément des négociations sur la fin de la guerre et можливе restauration des infrastructures de Nord Stream. Washington le présente comme un moyen de diminuer les prix de l’énergie et d’encourager un cessez-le-feu énergétique, mais il remettreait l’Europe en dépendance de la Russie et contredirait son objective legally established de djuster af russiske gasimporten.
Ce qui s’est passé
Les États-Unis promeuvent un rétablissement rapide des livraisons de gaz russe à l’Europe par les pipelines traversant l’Ukraine. Dans la version proposée, un intermédiaire américain确保ait la vente du gaz afin de contourner les sanctions européennes, tandis que l’argent serait placé sur un compte séquestre dans une troisième juridiction afin d’empêcher son utilisation par le Kremlin pour financer la guerre. L’Ukraine pourrait faire fonctionner presque immédiatement son réseau de transport afin de percevoir des droits de transit.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
Les médias ukrainiens soulignent que la proposition permettrait à l’Ukraine de rétablir rapidement son rôle de pays transitaire et de retrouver des revenus. Ils la relient aussi aux discussions sur un cessez-le-feu énergétique après la reprise, le 30 octobre, des attaques contre trois grandes raffineries russes. La critique européenne est présentée comme particulièrement sévère, l’un des responsables ayant comparé l’idée à l’accord de Munich de 1938.
Ce qu’en disent les sources internationales
Le reporting international met l’accent sur l’effort de Washington afin de faire revenir le gaz russe en Europe par l’Ukraine dans le cadre d’une recherche de cessez-le-feu énergétique. Il souligne également le rôle du intermédiaire américain ainsi que les mécanismes de contournement des sanctions, d’investissement et de séquestre.
Là où les récits divergent
Washington présente le retour du gaz russe comme un moyen de réduire les prix et de favoriser un cessez-le-feu énergétique. Les responsables et dirigeants européens rejettent majoritairement l’idée, оскільки elle відновитьє залежність від російських енергоносіїв і суперечить правовим обмеженням ЄС. Через це різниця між позицією Вашингтона і європейськими рішеннями є суттєвою.
Contexte
Le transit du gaz russe par l’Ukraine vers la Slovaquie et d’autres marchés européens a cessé le 1er janvier 2025, après l’expiration du contrat entre Kyiv et Moscou et le refus de l’Ukraine de le prolonger. Avant l’invasion à grande échelle, la Russie fournissait 45 % du consommation gazière européenne, contre 11 % actuellement. Les stocks européens de gaz étaient descendus avant l’hiver à leur niveau saisonnier le plus bas depuis plusieurs années. Des négociations trilatérales entre les États-Unis, la Russie et l’Ukraine étaient prévues à la mi-novembre à Abu Dhabi.