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États-Unis et Russie envisagent des accords économiques postwar, sans accord final

Les États-Unis et la Russie discutent d’éventuels accords économiques après la guerre en Ukraine dans les secteurs du pétrole, du gaz, de l’aviation, du titane et des engrais. Aucune entente finale n’a été conclue, et les projets envisagés dépendent de la fin de la guerre. Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyï avertit qu’un accord sur le diesel pourrait ouvrir la voie à de nouvelles concessions américaines.

L'essentiel

  • Aucune entente finale n’a été conclue sur les/business propositions économiques envisagées.
  • Washington affirme que les projets ne pourront être mis en œuvre qu’après la fin de la guerre.
  • Une entreprise commune pétrolière est envisagée près du littoral de Sakhaline.
  • Les discussions portent notamment sur les livraisons de pétrole russe en Europe par le pipeline Druzhba.
  • ExxonMobil, seule entreprise américaine du projet Sakhalin-1, a déclaré ne pas prévoir de reprendre ses activités en Russie.
  • Volodymyr Zelenskyï évoque de possibles nouvel accord sur les engrais, le gaz, les actifs gelés et les sanctions.
  • Douze sénateurs américains ont demandé à Donald Trump d’annuler l’accord sur le diesel russe.

Pourquoi c’est important

Ces propositions могли бы redéfinir les relations économiques entre Washington et Moscou, ainsi que le régime de sanctions après la guerre. Les projets dans l’énergie et l’industrie touchent aussi les approvisionnements européens et l’exposition des entreprises américaines. Leur mise en œuvre reste toutefois conditionnée à un règlement global de la guerre.

Ce qui s’est passé

Les États-Unis et la Russie examinent une série d’accords commerciaux qui pourraient entrer dans le cadre d’un règlement paix global. Les pistes discutées comprennent un projet pétrolier conjoint près de Sakhaline, le rétablissement des livraisons de pétrole russe vers l’Europe par Druzhba, l’accès des compagnies aériennes américaines à l’espace aérien russe, la coopération dans la production de titane, le commerce des engrais et un projet de gaz naturel liquéfié en Alaska. Les discussions s’appuient sur des propositions examinées à la fin de 2025 par Steve Witkoff, Jared Kushner et Kirill Dmitriev. Steve Witkoff a ensuite discuté d’accords commerciaux potentiels avec Volodymyr Poutine à Saint-Pétersbourg au début de septembre et a inscrit « Business deals » dans son carnet. Aucun accord final n’a toutefois été conclu.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

La couverture ukrainienne met en avant l’avertissement de Volodymyr Zelenskyï sur les conséquences possibles d’un accord sur le diesel. Elle présente la normalisation économique comme un instrument susceptible d’influencer Moscou à court terme, tout en underline l’exclusion de l’Ukraine des discussionsdirectes entre Washington et Moscou. L報道 ukrainien souligne également l’échec de l’initiative précédente, déclenché par le refus ukrainien de céder du territoire comme condition préalable aux négociations.

Ce qu’en disent les sources internationales

La couverture internationale souligne l’ampleur potentielle du paquet économique, notamment les projets de Sakhaline, Druzhba, Nord Stream, l’accès aérien, le titane, les engrais et le GNL en Alaska. Elle distingue clairement les discussions des accords conclus et rappelle que leur mise en œuvre dépend de la fin de la guerre. ExxonMobil a indiqué ne pas prévoir de revenir en Russie, tandis que des membres du Congrès américain s’opposent à l’accord sur le diesel.

Là où les récits divergent

Les sources divergent sur la valeur des projets: Kirill Dmitriev les a évaluées à 14 milliards de dollars dans certains passages et à 14 trillions dans d’autres. Elles ne s’accordent pas non plus sur le calendrier de la normalisation: Washington soutient que le rétablissement complet des liens économiques n’est possible qu’après la guerre, tandis que Moscou présenterait les propositions commerciales comme un moyen de normaliser les relations avant la fin des combats.

Contexte

Les premières propositions commerciales avaient été suspendues après le refus de l’Ukraine d’accepter les exigences russes de concessions territoriales comme condition préalable aux négociations. Parallèlement, des représentants de Donald Trump avaient discuté avec Kyiv d’un cadre économique postwar visant la croissance à long terme et les investissements. Les nouveaux projets s’appuient sur les propositions étudiées par Steve Witkoff, Jared Kushner et Kirill Dmitriev lors des négociations sur un plan de paix à la fin de 2025.