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L’inspecteur général du Pentagone refuse d’enquêter sur les restrictions de Starlink et Starshield en Ukraine

L’inspecteur général du Pentagone a rejeté la demande de neuf sénateurs américains,perts etahas democratic, d’ouvrir une enquête sur les restrictions imposées à Starlink et Starshield en Ukraine, et a renvoyé la question à l’US Air Force. La décision laisse sans investigation indépendante les circonstances et la responsabilité de ces limitations, survenues en octobre. Le service avait été rétabli à ses vitesses précédentes le 24 octobre.

L'essentiel

  • La réponse de l’inspecteur général aux sénateurs, datée du 27 octobre, refuse l’ouverture d’une enquête indépendante
  • La demande a été déposée par neuf sénateurs : quatre républicains et cinq démocrates
  • Les questions soulevées seront examinées par le Department of the Air Force
  • SpaceX a limité sans préavis les terminaux Starshield en Ukraine dans la nuit précédant le 14 octobre
  • Le 14 octobre, l’Ukraine a signalé une limitation de la vitesse de Starlink
  • Starlink et Starshield ont retrouvé leurs vitesses précédentes le 24 octobre, selon les autorités ukrainiennes
  • Un assistant de congressman a qualifié la décision de refus de fait d’une enquête indépendante

Pourquoi c’est important

En refusant l’enquête, le Pentagone laisse sans examen indépendant les circonstances et la responsabilité des restrictions qui ont perturbé les missions militaires ukrainiennes et утруднили l’interception de drones d’attaque russes rapides. Les sénateurs souhaitaient notamment vérifier si des responsables américains avaient autorisé ou connu ces changements et si ceux-ci avaient affecté les échanges de renseignements et les alertes. L’inspecteur général a toutefois indiqué que sa décision pourrait être revue en cas de nouvelle information.

Ce qui s’est passé

Dans la nuit précédant le 14 octobre, SpaceX a limité sans préavis le fonctionnement des terminaux Starshield en Ukraine. Le 14 octobre, la partie ukrainienne a signalé une restriction de la vitesse de Starlink. За повідомленням української сторони, la connexion du paquet militaire Starshield était interrompue au-delà de 160 km/h, ce qui entraînait l’échec de missions militaires, et les drones intercepteurs avaient davantage de difficultés à faire face aux Shahed réactifs. Selon Volodymyr Zelensky, les limitations ont empêché l’Ukraine de neutraliser les drones d’attaque réactifs Shahed et ont constitué l’une des causes de morts de civils lors d’attaques aériennes russes. Le 15 octobre, des sources du ministère ukrainien de la Défense ont indiqué que Starshield avait recommencé à fonctionner en mouvement, mais Zelensky a déclaré le lendemain que le réseau n’était pas encore entièrement rétabli. Donald Trump a affirmé le 23 octobre que Musk avait levé les restrictions, tandis que les militaires ukrainiens et Zelensky maintenaient qu’elles étaient toujours en vigueur. Le 24 octobre, Zelensky a confirmé le rétablissement de Starlink et Starshield à la vitesse antérieure aux restrictions, et le ministère ukrainien de la Défense a fait état d’une connexion satellite stable de Starlink à plus de 400 km/h. Le 27 octobre, l’inspecteur général a rejeté la demande d’enquête des neuf sénateurs et renvoyé les questions au Department of the Air Force.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

La couverture ukrainienne met l’accent sur les conséquences opérationnelles des restrictions : perturbation de missions militaires, weakened interception of reactive Russian attack drones et réduction de la capacité à protéger les civils. Les responsables ukrainiens rejettent l’accusation d’Elon Musk selon laquelle l’Ukraine aurait violé les conditions d’utilisation de Starlink, et rapportent que les limitations ont été ordonnées par le gouvernement américain et techniquement mises en œuvre par SpaceX. Le rétablissement du service le 24 octobre est présenté après des informations contradictoires sur la fin des restrictions.

Ce qu’en disent les sources internationales

La couverture internationale se concentre sur le refus de l’inspecteur général d’ouvrir une enquête indépendante et sur le renvoi de l’affaire à l’US Air Force. Elle souligne le caractère bipartisan de la demande sénatoriale et l’exigence d’établir les responsabilités et d’éviter une récurrence. Elle accorde également attention aux explications contradictoires de l’administration Trump et de SpaceX ainsi qu’à la question non résolue de l’autorité ayant autorisé les restrictions.

Là où les récits divergent

La responsabilité des restrictions demeure contestée : les responsables ukrainiens et les informations de Reuters attribuaient l’ordre au gouvernement américain, tandis que la Maison-Blanche a nié toute implication gouvernementale et parle de panne technique ; Donald Trump a dit n’avoir ordonné aucune limitation. SpaceX et Elon Musk ont attribué les restrictions à des violations ukrainiennes des conditions du service, explication rejetée par les responsables ukrainiens. Enfin, le 23 octobre, Donald Trump a déclaré que Musk avait levé les restrictions, alors que les militaires ukrainiens et Volodymyr Zelensky affirmaient qu’elles étaient toujours en vigueur ; le rétablissement complet du service a été confirmé le 24 octobre.

Contexte

SpaceX a restreint les terminaux Starshield ukrainiens dans la nuit précédant le 14 octobre, et l’Ukraine a signalé ce jour-là des limitations de la vitesse de Starlink. Les restrictions auraient entraîné l’interruption des connexions Starshield au-delà de 160 km/h et perturbé des missions militaires. Les services Starlink et Starshield sont revenus à leurs vitesses de fonctionnement antérieures le 24 octobre, selon les responsables ukrainiens. Lktfestations des parlementaires sur le contrôle exercé par SpaceX et son dirigeant sur Starlink duraient depuis plusieurs années et ont contribué à la création de la version militaire Starshield. Richard Blumenthal a par ailleurs lancé une investigation parlementaire distincte sur la manière dont l’Ukraine a perdu l’accès à Starlink.