Yevropeiska Pravda
Yevropeiska Pravda (la Vérité européenne) est un média en ligne ukrainien consacré à l'intégration européenne et à la politique étrangère du pays. Lancé en 2009 dans le cadre du projet médiatique Ukrainska Pravda, il couvre les relations de l'Ukraine avec l'Union européenne, l'OTAN et les différents États européens. Il publie une édition parallèle en anglais destinée à un lectorat international.
-
Zelensky s'entretient avec Witkoff et Kushner après la réunion en Floride
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a échangé dimanche 18 octobre avec Steve Witkoff et Jared Kushner, représentants du président américain Donald Trump. Il a indiqué sur les réseaux sociaux avoir évoqué les résultats de la rencontre entre les équipes ukrainienne et américaine en Floride, la défense aérienne et la situation sur le front des frappes russes, et préparer les prochaines étapes diplomatiques.
-
Zelensky répond à Le Pen : la coopération avec l'Ukraine « profite » à l'industrie française
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a répondu, dans un entretien au Financial Times publié le 15 octobre, à la candidate d'extrême droite à la présidentielle française Marine Le Pen, qui a annoncé son intention de cesser le financement de l'Ukraine si elle arrivait au pouvoir. Zelensky a fait valoir que l'expérience technologique et opérationnelle de l'armée ukrainienne profite à des partenaires comme le Royaume-Uni, les États-Unis et la France, et que l'industrie française peut en tirer parti par la coopération et la production commune. Le Pen, en tête des sondages pour 2027, justifie un éventuel arrêt de l'aide par la situation financière de la France.
-
Marine Le Pen : si elle devient présidente, elle réduirait le budget de l'UE et couperait l'aide à l'Ukraine
Marine Le Pen a déclaré au Financial Times qu'en cas d'arrivée au pouvoir elle réduirait fortement le budget de l'Union européenne et les pouvoirs de Bruxelles, et que Paris ne soutiendrait pas un financement européen de l'Ukraine. Elle a confirmé son opposition à l'adhésion de l'Ukraine à l'UE et proposé une « grande conférence pour la paix » en vue d'un règlement diplomatique du conflit.
-
Floride : pourparlers Ukraine–États-Unis sur un plan de paix à quatre volets et accord Trump–Poutine sur le diesel russe
Le 9 octobre, les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner ont réuni pendant six heures, dans leur club de golf Shell Bay près de Miami, une délégation ukrainienne et des représentants du Royaume-Uni, de France, d'Allemagne, de l'UE et de l'OTAN pour évoquer un projet de paix à quatre volets. Le même jour, Donald Trump a annoncé un accord avec Vladimir Poutine sur l'exportation de diesel russe, qu'il présente comme un moyen de ramener Moscou à la table des négociations, mais que Volodymyr Zelensky a qualifié d'« injuste et malhonnête ». L'Ukraine refuse de cesser ses frappes sur les raffineries russes et rejette toute cession supplémentaire de territoires du Donbass, tout en se disant ouverte à un gel du conflit sur la ligne de front actuelle.
-
Un responsable européen contredit le chiffre de 250 milliards de dollars avancé par Trump sur les achats énergétiques européens à la Russie
Une source européenne a indiqué à European Pravda que l'UE a payé à la Russie environ 197 milliards d'euros (environ 209 milliards de dollars) pour des combustibles fossiles entre mars 2022 et juillet 2026, contredisant la affirmation du président américain Donald Trump, qui évoquait 250 milliards de dollars. Dans le même temps, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié d'« injuste et malhonnête » la décision de Trump de lever unilatéralement les sanctions contre la Russie et d'autoriser les exportations de diesel russe, à la suite d'un accord annoncé le 9 octobre entre Trump et Vladimir Poutine.
-
Un responsable de l'OTAN évalue les pertes russes en septembre à plus de 50 000 hommes, dont jusqu'à 28 000 tués
Un haut responsable militaire de l'OTAN a estimé à plus de 50 000 le nombre de soldats russes perdus en Ukraine en septembre, dont jusqu'à 28 000 tués, soit environ dix fois les quelque 5 000 pertes côté ukrainien sur la même période, selon Bloomberg. L'OTAN explique ce coût élevé par les tentatives d'offensive russes dans des « zones de mort » saturées de drones, de mines et d'artillerie ukrainiens. Bloomberg a précisé ne pas être en mesure de vérifier ces chiffres.
-
Un étudiant ukrainien de 21 ans arrêté en Pologne pour un projet d'attaque au couteau inspiré d'un défi en ligne
Un ressortissant ukrainien de 21 ans, Yaroslav F., étudiant en criminologie à l'Université catholique de Lublin, a été arrêté en Pologne et placé en détention provisoire pour trois mois. Il est soupçonné d'avoir préparé le meurtre d'une personne au hasard, motivé par la haine raciale et inspiré par le défi internet « Bloody Friday ». L'affaire s'inscrit dans une série d'incidents survenus dans des établissements scolaires polonais.
-
L'administration Trump menace de suspendre le mécanisme PURL et le partage de renseignement avec l'Ukraine
L'administration de Donald Trump fait pression sur Kyiv pour qu'elle cesse ses frappes longue portée contre les infrastructures énergétiques russes, en menaçant de suspendre le mécanisme d'achat d'armes PURL (financé par les alliés de l'Ukraine, Washington n'y contribuant pas financièrement) ainsi que le partage de renseignement américain. Le même dimanche, Trump a annoncé sur Truth Social un « cessez-le-feu énergétique » immédiat entre l'Ukraine et la Russie. Volodymyr Zelensky a répondu que l'Ukraine était prête à cesser ses frappes si la Russie faisait de même, tout en signalant que les attaques russes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes se poursuivaient, dont un bombardement d'une centrale électrique à Kharkiv.
-
Le président américain Donald Trump annonce un accord avec Vladimir Poutine pour reprendre les importations de diesel russe, provoquant une vague de critiques en Ukraine et en Europe
Le 9 octobre, le président américain Donald Trump a annoncé avoir eu un entretien téléphonique « extrêmement productif » avec Vladimir Poutine et être convenu d'autoriser la reprise des exportations de diesel russe vers les États-Unis et les marchés mondiaux. Le département du Trésor américain a immédiatement délivré une licence générale levant temporairement les sanctions. La décision a été vivement critiquée par Volodymyr Zelensky, plusieurs dirigeants européens (Allemagne, Royaume-Uni, Estonie, Finlande, Suède, UE) et des sénateurs américains démocrates, qui y voient un cadeau au Kremlin en pleine guerre. Une nouvelle salve de sanctions européennes est attendue lundi 12 octobre.
-
Le chef du renseignement allemand met en garde contre un risque de conflit armé avec la Russie
Le chef du service fédéral de renseignement allemand (BND), Martin Jäger, a déclaré devant le Bundestag que la confrontation avec la Russie a pris un « caractère nouveau et plus dangereux » et que l'Allemagne risque d'être entraînée dans un conflit violent avec Moscou. Il a décrit les actions russes comme une « guerre de l'ombre » contre les démocraties européennes, tout en précisant que le service ne voit pas de signes de préparation d'une attaque russe à grande échelle contre le territoire de l'OTAN.
-
Le chancelier allemand Merz en visite surprise à Kyiv, annonce une aide de plus de 1,3 milliard d'euros
Le chancelier fédéral Friedrich Merz s'est rendu à Kyiv le dimanche 4 octobre par train spécial, en visite surprise et de solidarité, accompagné de la ministre de l'Économie Katherina Reiche et d'une délégation d'une dizaine de dirigeants d'entreprises de la défense et de l'énergie. Il a annoncé avec le président Volodymyr Zelensky un nouveau paquet d'aide allemand de plus de 1,3 milliard d'euros (environ 1 milliard pour le soutien militaire et 350 millions pour l'énergie avant l'hiver), et la signature de 15 accords bilatéraux d'une valeur supérieure à 8,5 milliards d'euros. Merz a lancé un appel à Vladimir Poutine pour mettre fin aux attaques et accepter des négociations, dans un contexte de frappes russes continues sur la capitale ukrainienne.
-
La Commission européenne propose une « intégration progressive » des pays candidats, avec une voie prioritaire pour l'Ukraine
La Commission européenne a élaboré un projet de proposition offrant aux pays candidats une « intégration progressive » au marché unique de l'UE — incluant un commerce sans barrières et l'accès aux programmes de recherche pendant l'examen de leur candidature. Des « feuilles de route » prioritaires sont prévues pour l'Ukraine, la Moldavie, l'Albanie et le Monténégro, avec un accès économique conditionné au soutien des objectifs de politique étrangère de l'UE et à la protection des technologies critiques.
-
L'UE prépare des « feuilles de route » d'adhésion pour l'Ukraine, la Moldavie, le Monténégro et l'Albanie
L'Union européenne élabore des propositions de feuilles de route individuelles qui donneraient pour la première fois au Monténégro, à l'Ukraine, à la Moldavie et à l'Albanie un parcours d'adhésion clair, étape par étape, avec des délais indicatifs pour la clôture des groupes de réformes (clusters) de négociation. Une revue séparée de la politique de « pré-élargissement », pilotée par un proche conseiller d'Ursula von der Leyen, doit être présentée aux responsables le 6 octobre.
-
Frappe russe sur le bâtiment de l'Académie nationale des sciences à Kyiv : au moins deux morts
Le 28 septembre, un drone russe de type jet a frappé le bâtiment du Présidium de l'Académie nationale des sciences d'Ukraine, dans le centre historique de Kyiv. L'attaque a fait au moins deux morts — dont l'assistante d'un vice-président de l'Académie — et plusieurs blessés, dont des enfants. Le président Zelensky a promis une réponse ukrainienne, et plusieurs dirigeants européens ont condamné la frappe.
-
Macron propose un «double moratoire» pour stopper les frappes sur les raffineries russes et les hostilités en mer Noire
Le président français Emmanuel Macron a annoncé son intention de proposer un «double moratoire» — arrêt des frappes sur les raffineries russes et arrêt des hostilités en mer Noire — ainsi que des efforts pour rétablir le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz et un appel du G7 à réutiliser les réserves stratégiques de pétrole.
-
Sanctions de l'UE contre la Russie : Coreper échoue à prolonger le régime avant l'échéance du 22 septembre
Le Coreper de l'UE n'est pas parvenu le 21 septembre à prolonger les sanctions individuelles contre la Russie couvrant environ 3 000 personnes et entités, dont Vladimir Poutine. Une réunion suivante était prévue le matin du 22 septembre avant l'expiration du régime à minuit. Un compromis prévoyant la prolongation du régime pour 36 mois en échange du retrait des oligarques Alicher Ousmanov et Mikhaïl Fridman de la liste a été bloqué, la Lettonie s'y opposant publiquement.
-
Kaja Kallas va proposer des sanctions contre ceux qui ont organisé le vote russe sur les territoires occupés d'Ukraine
La Haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, a annoncé qu'elle proposerait des sanctions contre les personnes ayant facilité la tenue des élections à la Douma d'État russe sur les territoires ukrainiens occupés. Elle a qualifié ce scrutin de nouveau coup porté à la démocratie russe et de « simulation de démocratie ».
-
L'UE prévoit 100 milliards d'euros pour l'Ukraine dans son budget 2028-2034
Le projet de budget à long terme de l'UE pour la période 2028-2034 prévoit une enveloppe de 100 milliards d'euros pour l'Ukraine, un montant qu'un diplomate européen de haut rang affirme ne pas être actuellement remis en question. Une part importante du sommet des dirigeants de l'UE des 15-16 octobre à Bruxelles doit être consacrée à ce budget. Les États membres visent un accord d'ici la fin de l'année.
-
Marine Le Pen : la France « ne peut plus » financer l'aide à l'Ukraine au même niveau
Marine Le Pen, figure de proue du Rassemblement national, a déclaré que la France ne pouvait plus fournir à l'Ukraine le même niveau d'aide financière qu'auparavant en raison de la dégradation de sa propre situation budgétaire. Elle a affirmé que cette position « n'est pas un acte d'hostilité envers l'Ukraine » et que la France peut continuer à former les soldats ukrainiens et à livrer des équipements de défense.
-
L'Ukraine au bord de la crise : Zelensky révoque le procureur général après sa fuite et une mise en suspect du patron du NABU
Le procureur général Rouslan Kravtchenko, qui avait démissionné la semaine précédente après la publication de l'opération « Carthage » ciblant son propre bureau, a annoncé dans une vidéo publiée le 14 septembre avoir signé un avis de suspicion à l'encontre du directeur du NABU, Semen Kryvonos. Le même soir, le président Volodymyr Zelensky a soumis au Parlement la demande de révocation de M. Kravtchenko, signé un décret le suspendant de ses fonctions, et publiquement déclaré qu'il n'avait « d'autre voie » que la démission. Le NABU et le SAPO ont qualifié l'annonce de « nouvelle attaque systématique » contre les institutions anti-corruption ukrainiennes, tandis que la Commission européenne a réaffirmé son attachement à l'indépendance de ces organes.