Un étudiant ukrainien de 21 ans arrêté en Pologne pour un projet d'attaque au couteau inspiré d'un défi en ligne
Un ressortissant ukrainien de 21 ans, Yaroslav F., étudiant en criminologie à l'Université catholique de Lublin, a été arrêté en Pologne et placé en détention provisoire pour trois mois. Il est soupçonné d'avoir préparé le meurtre d'une personne au hasard, motivé par la haine raciale et inspiré par le défi internet « Bloody Friday ». L'affaire s'inscrit dans une série d'incidents survenus dans des établissements scolaires polonais.
L'essentiel
- Le suspect est identifié comme Yaroslav F., 21 ans, ressortissant ukrainien et étudiant en criminologie à l'Université catholique de Lublin (KUL).
- Il est soupçonné de préparer un meurtre de personne choisie au hasard, motivé par la haine raciale, en lien avec le défi internet « Bloody Friday ».
- Les enquêteurs ont établi qu'il possédait trois couteaux, dont deux couteaux de lancer à son domicile.
- Il a été arrêté alors qu'il travaillait comme chauffeur de taxi.
- Le tribunal de district de Lublin-Ouest a ordonné sa détention provisoire pour trois mois ; il risque jusqu'à 15 ans de prison.
- L'affaire a été signalée au parquet par la direction de la KUL après que des étudiantes du séminaire ont rapporté des propos extrémistes.
- Le 10 octobre, une nouvelle attaque au couteau dans une école pour adultes à Varsovie a blessé trois personnes, et une attaque antérieure à Ostrołęka avait fait neuf blessés, conduisant la police à redéployer des patrouilles dans les établissements scolaires.
Pourquoi c’est important
L'arrestation d'un étudiant ukrainien à l'étranger pour un projet d'attaque à caractère racial illustre les craintes de radicalisation en ligne, le parquet polonais citant explicitement le défi « Bloody Friday » diffusé sur Telegram. La procédure judiciaire, avec une détention provisoire de trois mois et une peine maximale de 15 ans, signale la gravité accordée par les autorités polonaises. La coopération rapide entre l'université et la police a permis l'intervention avant tout passage à l'acte.
Ce qui s’est passé
Un ressortissant ukrainien de 21 ans, Yaroslav F., a été arrêté en Pologne et placé en détention provisoire pour trois mois par le tribunal de district de Lublin-Ouest. Il est soupçonné d'avoir préparé le meurtre d'une personne au hasard, motivé par la haine raciale et le désir de participer au défi internet « Bloody Friday ». Selon l'enquête, il aurait tenu des propos faisant l'apologie de crimes, y compris racistes, durant ses cours, et aurait tenté de convaincre une étudiante de se joindre à de tels agissements. Les enquêteurs ont établi qu'il détenait trois couteaux : un qu'il portait sur lui et deux couteaux de lancer conservés à son domicile. Son équipement électronique saisi (deux téléphones et un ordinateur portable) montre des recherches sur internet liées à la torture et à la souffrance. Il a été interpellé alors qu'il exerçait l'activité de chauffeur de taxi. Il a été inculpé de préparation de meurtre avec des motifs particulièrement condamnables et fondés sur la haine raciale. Il n'a pas reconnu les faits et a fourni des explications contestant les conclusions de l'enquête. Il n'avait jamais été suivi par un psychiatre et était jusque-là considéré comme quelqu'un de calme dans la communauté étudiante. L'affaire a été signalée au parquet par la direction de l'Université catholique de Lublin (KUL), après un signalement d'une employée relayant les déclarations préoccupantes d'étudiantes du séminaire. Le recteur a consenti à l'entrée de la police dans la chambre du suspect au foyer universitaire. L'information a été rendue publique lundi par Marcin Kozak, porte-parole du parquet de district de Lublin.
Contexte
L'affaire s'inscrit dans une série d'incidents survenus dans des établissements scolaires polonais. Le 10 octobre, une jeune femme de 21 ans a attaqué trois filles au couteau dans un complexe d'écoles pour adultes à Varsovie, blessant deux mineures et une jeune femme légèrement plus âgée. Auparavant, neuf personnes avaient été blessées lors d'une attaque au complexe d'écoles professionnelles n° 4 d'Ostrołęka. À la suite de ces événements dans la voïvodie de Mazovie, la police polonaise a décidé de redéployer des patrouilles dans les établissements scolaires du pays.