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L'Association ukrainienne des céréales demande une vérification urgente des restrictions douanières polonaises sur le stockage du grain en transit

L'Association ukrainienne des céréales (UZA) a demandé au ministère de la Politique agraire de vérifier les informations selon lesquelles les douanes polonaises auraient interdit verbalement l'utilisation d'entrepôts et de silos pour le stockage temporaire du grain ukrainien en transit. Aucune décision écrite officielle n'a été fournie aux opérateurs. L'UZA avertit qu'une telle interdiction pourrait compliquer considérablement les exportations agricoles ukrainiennes via le corridor polonais.

L'essentiel

  • Le 8 septembre, des opérateurs de marché ukrainiens ont été informés verbalement par un terminal ferroviaire polonais et des sociétés de transport que les douanes polonaises interdisaient l'utilisation d'entrepôts douaniers ou de silos pour le stockage temporaire du grain d'origine ukrainienne.
  • Aucune décision écrite officielle ni document réglementaire établissant une telle restriction n'a été communiqué aux participants du marché.
  • L'Association ukrainienne des céréales (UZA) a appelé le ministère de la Politique agraire et de l'Alimentation de l'Ukraine à vérifier ces informations et, le cas échéant, à obtenir une explication écrite officielle de la partie polonaise.
  • Le stockage temporaire est une étape nécessaire du transit ferroviaire via la Pologne, car le grain ukrainien arrivant en wagons à voie large doit être transbordé en wagons à voie européenne, une opération qui ne peut être réalisée en continu.
  • L'UZA prévient qu'une interdiction de fait du stockage pourrait augmenter les temps d'immobilisation des wagons, congestionner les postes frontaliers et les terminaux, réduire la capacité de l'infrastructure ferroviaire polonaise et accroître les coûts logistiques.
  • Selon l'UZA, la nature exclusivement verbale de la restriction crée une insécurité juridique et opérationnelle pour les exportateurs ukrainiens, les terminaux et transporteurs polonais, ainsi que les acheteurs européens.
  • L'Ukraine a exporté 1,6 million de tonnes de produits agricoles durant les 21 premiers jours de septembre, soit 43 % du volume prévu.

Pourquoi c’est important

Le transit ferroviaire via la Pologne est l'un des corridors d'exportation terrestre essentiels pour les céréales ukrainiennes. Le stockage temporaire dans des entrepôts douaniers et silos sert de tampon logistique entre l'arrivée des wagons à voie large ukrainiens, leur transbordement en wagons à voie européenne et l'expédition vers les acheteurs finaux. Toute entrave, surtout sans base juridique écrite, menace directement les volumes et la prévisibilité des exportations agricoles ukrainiennes, dans un contexte où le pays dépend déjà lourdement de ces couloirs en temps de guerre.

Ce qui s’est passé

Le 8 septembre 2026, des participants du marché ukrainien des céréales — via un terminal ferroviaire polonais et des sociétés de transport — ont été informés que les douanes polonaises auraient imposé verbalement une interdiction d'utiliser les entrepôts douaniers ou silos pour le stockage temporaire du grain ukrainien en transit. Aucune décision écrite officielle ni document réglementaire n'a été communiqué pour formaliser cette restriction. L'Association ukrainienne des céréales (UZA) a saisi le ministère ukrainien de la Politique agraire et de l'Alimentation et lui a demandé de vérifier ces informations auprès de la partie polonaise. Si elles se confirmaient, l'UZA souhaite qu'une explication écrite officielle soit obtenue sur la base juridique, la portée et la durée de la décision, et que la question soit soulevée auprès du gouvernement polonais et de ses autorités compétentes, avec si nécessaire des consultations bilatérales entre exportateurs ukrainiens, terminaux polonais, opérateurs ferroviaires et sociétés de transport. L'UZA avertit que, faute de telles clarifications, la situation risque d'entraîner une augmentation des temps d'immobilisation des wagons, des congestions aux postes frontaliers et terminaux, une baisse de la capacité du réseau ferroviaire polonais et une hausse des coûts logistiques.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

La couverture issue des sources ukrainiennes présente la situation comme un obstacle externe imposé aux exportations agricoles ukrainiennes. Elle met l'accent sur l'absence de toute décision officielle polonaise et sur les préjudices opérationnels causés à la logistique de transit. L'acteur central est l'Association ukrainienne des céréales, qui s'adresse au ministère de la Politique agraire et alerte sur les conséquences concrètes pour les exportateurs ukrainiens, en soulignant l'importance stratégique, en temps de guerre, du fonctionnement ininterrompu des couloirs d'exportation terrestres occidentaux.

Là où les récits divergent

On ne sait pas avec certitude si une interdiction douanière polonaise formelle existe : les opérateurs de marché ont reçu l'information uniquement verbalement, mais aucune décision écrite ni aucun document réglementaire n'a été fourni pour l'établir.

Contexte

Au cours des 21 premiers jours de septembre 2026, l'Ukraine a exporté 1,6 million de tonnes de produits agricoles, soit 43 % du volume prévu, ce qui illustre l'ampleur de la dépendance aux couloirs de transit fonctionnels. Le transbordement du grain ukrainien des wagons à voie large vers les wagons à voie européenne est une opération nécessairement discontinue, en raison de l'irrégularité des arrivées de wagons, de la disponibilité du matériel roulant, des locomotives et des capacités de transbordement, d'où le rôle indispensable joué par les entrepôts douaniers et silos comme tampon logistique synchronisant l'arrivée, le transbordement et l'expédition du grain vers les acheteurs finaux dans l'UE et d'autres marchés.