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La Chambre américaine adopte une loi de sanctions contre la Russie, Kiev salue une « bonne réponse »

La Chambre des représentants des États-Unis a adopté dans la nuit du 17 septembre le Lindsey O. Graham Sanctioning Russia and Iran Act de 2026, qui impose des sanctions aux dirigeants russes, aux oligarques et au secteur de l'énergie, et autorise des droits de douane pouvant atteindre 100 % sur les acheteurs de pétrole et de gaz russes. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriy Sybiha a salué le texte comme la « bonne réponse » face au refus de la Russie de cesser sa guerre.

L'essentiel

  • Le 17 septembre 2026 (heure de Kyiv), la Chambre des représentants a approuvé le Lindsey O. Graham Sanctioning Russia and Iran Act de 2026 par 262 voix contre 159.
  • Le Sénat l'avait déjà adopté en août par 86 voix contre 11.
  • La loi impose des sanctions au plus haut niveau de l'État russe, aux oligarques et à leurs familles, aux entreprises des secteurs bancaire et énergétique, ainsi qu'aux navires de la flotte fantôme russe.
  • Elle autorise le président américain à imposer des droits de douane pouvant atteindre 100 % sur les biens provenant des cinq plus grands acheteurs de pétrole et de gaz russes, ce qui pourrait viser la Chine et l'Inde.
  • Le texte élargit également les sanctions contre l'Iran.
  • Le texte doit encore être signé par le président Donald Trump pour entrer en vigueur.
  • Le ministre ukrainien Andriy Sybiha a accueilli l'adoption de la loi comme la « bonne réponse » au refus de la Russie de mettre fin à sa guerre.

Pourquoi c’est important

L'adoption de la loi par la Chambre représente une pression économique significative sur la Russie en sanctionnant directement ses dirigeants, ses oligarques et son secteur énergétique, ainsi qu'en menaçant d'imposer des droits de douane pouvant atteindre 100 % aux principaux acheteurs de ses hydrocarbures. Sa mise en œuvre dépend toutefois de la signature du président Donald Trump, et l'administration américaine conserve une grande latitude pour accorder des délais et des exceptions au régime de sanctions.

Ce qui s’est passé

Dans la nuit du 17 septembre 2026, heure de Kyiv, la Chambre des représentants des États-Unis a approuvé le Lindsey O. Graham Sanctioning Russia and Iran Act de 2026 par 262 voix contre 159, après son adoption par le Sénat en août (86 voix contre 11). Le texte, nommé en hommage au sénateur Lindsey Graham, décédé en juillet et qui en était le promoteur initial, exige de l'administration américaine qu'elle impose des sanctions aux plus hauts responsables russes, aux oligarques et à leurs familles, aux entreprises des secteurs bancaire et énergétique, ainsi qu'aux navires de la flotte fantôme russe. Il autorise également le président des États-Unis à instaurer des droits de douane pouvant aller jusqu'à 100 % sur les importations provenant des cinq plus grands acheteurs de pétrole et de gaz russes — mesure qui pourrait viser notamment la Chine et l'Inde. Le texte élargit par ailleurs les sanctions contre l'Iran. Le projet a été transmis au président Donald Trump pour signature ; la Maison-Blanche a indiqué qu'il prévoyait de le signer.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

La couverture ukrainienne, notamment celle d'Ukrinform et des médias cités, met en avant la réaction du ministre des Affaires étrangères Andriy Sybiha, qui a qualifié la loi de « bonne réponse » au refus de la Russie de cesser sa terreur, la décrivant comme une pression sans compromis visant à priver la machine de guerre russe de son financement. Vladyslav Vlasiuk, commissaire du président ukrainien pour la politique de sanctions, a souligné que les ressources provenant du pétrole russe — y compris via les pays qui continuent à en acheter — permettent au Kremlin de financer la production de missiles et de drones, d'acquérir des composants étrangers et de compenser les pertes au front. Il a toutefois relevé que les sanctions ne signifient pas une fin immédiate de la guerre, mais une réduction progressive de la capacité de la Russie à soutenir l'intensité actuelle des combats.

Ce qu’en disent les sources internationales

La Chine et l'Inde, en tant que principaux acheteurs d'hydrocarbures russes, pourraient être particulièrement exposées à la disposition prévoyant des droits de douane pouvant atteindre 100 %. Pékin a réagi vivement, son porte-parole du ministère des Affaires étrangères Guo Jiakun déclarant que les relations commerciales bilatérales ne devaient être perturbées par aucune tierce partie et que la Chine s'oppose à toute juridiction extraterritoriale sans fondement en droit international. New Delhi a pris note de l'adoption de la loi et averti Washington que de telles mesures pourraient affecter négativement les relations bilatérales, tout en se disant déterminé à protéger ses intérêts commerciaux et économiques. En Allemagne, le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul a salué le texte comme un signal clair adressé à la Russie. Moscou, par la voix de son porte-parole du Kremlin Dmitry Peskov, a qualifié l'adoption de la loi d'« acte inamical » et affirmé que d'éventuelles sanctions américaines supplémentaires compliqueraient la recherche d'un règlement pacifique en Ukraine.

Contexte

Le Sénat américain avait déjà approuvé le texte en août par 86 voix contre 11. Le sénateur Lindsey Graham, qui en était le promoteur, est décédé en juillet ; la loi porte son nom en hommage. Le document ne mentionne pas de noms d'entreprises spécifiques, et nombre des personnes qu'il vise étaient déjà sous sanctions américaines. L'administration américaine conserve une large marge de manœuvre pour accorder des délais et des exceptions au régime de sanctions.