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La Chambre des représentants américaine doit voter la semaine prochaine sur le projet de sanctions contre la Russie de Graham-Blumenthal

La Chambre des représentants américaine doit voter la semaine prochaine sur le projet de loi Graham-Blumenthal, qui autoriserait le président Donald Trump à imposer des droits de douane de 100 % aux cinq plus grands acheteurs de pétrole brut et de gaz naturel russes ainsi qu'aux pays aidant la Russie à contourner les sanctions énergétiques. Le texte, déjà approuvé par le Sénat le 7 août 2026 par 86 voix contre 11, fait face à des réticences bipartisanes à la Chambre, notamment de la part de démocrates inquiets de l'extension des pouvoirs tarifaires présidentiels.

L'essentiel

  • Le vote à la Chambre des représentants est prévu la semaine prochaine (annoncé le 11 septembre 2026).
  • Le projet autoriserait Trump à imposer des droits de douane de 100 % aux cinq plus grands acheteurs de pétrole et de gaz russes et aux cinq plus grands pays aidant la Russie à contourner les sanctions.
  • Le texte prévoit également des sanctions obligatoires contre la direction russe, le secteur énergétique et les entités coopérant avec l'industrie de défense russe et la « flotte fantôme ».
  • Le Sénat a approuvé le projet le 7 août 2026 par 86 voix contre 11.
  • Le sénateur Lindsey Graham, co-auteur du texte, est mort le 12 juillet 2026, deux jours après avoir annoncé à Kyiv un accord avec la Maison-Blanche sur une nouvelle version du projet.
  • La Chambre des représentants républicaine n'a pas inscrit le projet à l'ordre du jour après la pause d'août, et l'enthousiasme républicain s'est émoussé après la mort de Graham.
  • De nombreux démocrates, dont le chef minoritaire Hakeem Jeffries, Greg Meeks, Richard Neal et Don Beyer, ainsi que les sénateurs Ron Wyden et Elizabeth Warren, s'opposent au texte en raison des nouveaux pouvoirs tarifaires qu'il accorderait au président.

Pourquoi c’est important

Ce projet constitue l'une des plus importantes initiatives du Congrès américain pour intensifier la pression économique sur la Russie depuis le début de la guerre. Il prévoit des sanctions secondaires de grande ampleur contre les pays acheteurs d'énergie russe, notamment la Chine, l'Inde et la Turquie, ce qui pourrait perturber profondément le marché mondial du pétrole et du gaz. En cas d'adoption, il élargirait considérablement les pouvoirs tarifaires du président, un point de friction bipartisan qui rend son issue incertaine à la Chambre.

Ce qui s’est passé

La Chambre des représentants américaine doit se prononcer la semaine prochaine sur le projet de loi Graham-Blumenthal sur les sanctions contre la Russie. Le texte habiliterait le président Donald Trump à imposer des droits de douane pouvant atteindre 100 % aux cinq plus grands acheteurs de pétrole brut et de gaz naturel russes, ainsi qu'aux cinq plus grands pays aidant la Russie à contourner les sanctions énergétiques. Il prévoit aussi des sanctions obligatoires contre la direction russe, le secteur énergétique russe, les entités coopérant avec l'industrie de défense russe et la « flotte fantôme ». Le Comité des règles de la Chambre a inscrit le texte H.R. 5334, intitulé « Lindsey Graham Sanctions Act on Russia and Iran », au calendrier selon une procédure requérant une majorité simple pour son adoption. Le Sénat avait approuvé le texte le 7 août 2026 par 86 voix contre 11. Le sénateur Lindsey Graham, co-auteur du projet avec Richard Blumenthal, était mort le 12 juillet 2026, deux jours après avoir annoncé à Kyiv un accord avec la Maison-Blanche sur une version révisée. À la Chambre, l'enthousiasme républicain s'est émoussé après sa mort, et de nombreux démocrates, à commencer par le chef minoritaire Hakeem Jeffries, s'opposent au texte en raison des pouvoirs tarifaires élargis qu'il conférerait au président. La Chambre de commerce américaine et des représentants du monde des affaires ont également demandé, dans une lettre aux dirigeants de la Chambre, le retrait des dispositions tarifaires au profit de sanctions ciblées et d'une diplomatie coordonnée avec les pays acheteurs.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

Les trois sources ukrainiennes présentent ce vote à venir comme une étape majeure et longtemps attendue vers un durcissement des sanctions contre la Russie. Elles insistent sur le rôle central du sénateur Lindsey Graham, rappelant notamment sa conférence de presse à Kyiv le 10 juillet 2026 et son décès deux jours plus tard, et décrivent le projet comme un levier de pression sur le secteur énergétique russe et ses acheteurs étrangers.

Là où les récits divergent

Les sources divergent sur la date et le score du vote au Sénat : un article rapporte 86 voix pour et 11 contre le 7 août, tandis qu'un autre indique 86 voix pour et 12 contre le 28 juillet. Un autre article situe simplement le vote du Sénat « en août », sans autre précision.

Contexte

Le projet Graham-Blumenthal a été présenté au Sénat américain début avril 2025 ; une version antérieure proposait un droit de douane de 500 % sur les importations en provenance des pays continuant à acheter du pétrole russe. Le 10 juillet 2026, le sénateur Lindsey Graham a annoncé à Kyiv un accord avec la Maison-Blanche sur une version révisée du texte ; il est mort deux jours plus tard, le 12 juillet 2026. Le Sénat a approuvé le projet le 7 août 2026 par 86 voix contre 11. En juin 2025, le Wall Street Journal rapportait que l'administration Trump poussait Graham à assouplir le texte. Les dirigeants républicains de la Chambre n'avaient pas inscrit le projet à l'ordre du jour après la pause d'août.