Poutine affirme avoir ordonné l'arrêt des frappes sur Kiev pendant trois jours lors d'une rencontre avec Witkoff et Kushner
Le 5 septembre 2026, Vladimir Poutine a reçu à Moscou les envoyés spéciaux américains Steve Witkoff et Jared Kushner. Il a déclaré que la Russie n'avait pas frappé Kiev depuis minuit le 5 septembre, dans le cadre d'un cessez-le-feu de trois jours couvrant Kiev et Moscou. Dans le même temps, des sources ukrainiennes ont recensé cinq alertes aériennes à Kiev, deux morts et 28 bâtiments endommagés dans la région de Kiev ce jour-là.
L'essentiel
- Poutine a reçu à Moscou les envoyés présidentiels américains Steve Witkoff et Jared Kushner le 5 septembre 2026.
- Poutine a affirmé que la Russie n'avait pas frappé Kiev depuis minuit le 5 septembre, ordonnant une pause de trois jours.
- Witkoff a remercié Poutine pour ce cessez-le-feu de trois jours ne couvrant ni Kiev ni Moscou.
- Poutine a déclaré que la Russie n'avait jamais accepté de cessez-le-feu plus large avec l'Ukraine.
- Le 5 septembre, cinq alertes aériennes ont été déclenchées à Kiev ; deux personnes ont été tuées et 28 objets endommagés dans cinq districts de la région de Kiev.
- Le Kremlin a annoncé le 5 septembre l'ordre de Poutine de cesser les frappes sur Kiev pendant trois jours, à compter de minuit.
- Zelensky a déclaré que l'Ukraine était prête à respecter un régime d'arrêt des frappes aériennes sur les villes impliquées dans les négociations.
- Les envoyés américains sont attendus à Kiev le dimanche 6 septembre.
Pourquoi c’est important
La rencontre teste directement si une désescalade locale autour des négociations médiées par les États-Unis est respectée. L'affirmation de Poutine selon laquelle aucun cessez-le-feu plus large n'a jamais été convenu contraste avec la disposition réciproque exprimée par Zelensky. La contradiction entre la déclaration de Poutine et les pertes et dégâts documentés dans la région de Kiev interroge la crédibilité de la pause unilatérale annoncée par Moscou.
Ce qui s’est passé
Le 5 septembre 2026, Vladimir Poutine a rencontré au Kremlin les envoyés spéciaux du président américain Steve Witkoff et Jared Kushner, après un déjeuner de travail avec l'envoyé spécial russe Kirill Dmitriev. Le Kremlin a annoncé dans la journée que Poutine avait ordonné l'arrêt des frappes sur Kiev pendant trois jours à compter de minuit. Lors de la rencontre, Poutine a affirmé que des frappes sur Kiev n'avaient pas eu lieu depuis minuit le 5 septembre et a déclaré que la Russie n'avait jamais accepté un cessez-le-feu plus large avec l'Ukraine. Il a précisé que la demande d'arrêt des frappes avait été reçue via les canaux officiels, dont les services spéciaux et le ministère des Affaires étrangères. Witkoff a remercié Poutine pour ce cessez-le-feu de trois jours couvrant Kiev et Moscou, et a qualifié sa communication avec Poutine de l'un des meilleurs moments de sa vie. Poutine a indiqué prévoir de discuter avec Witkoff et Kushner de « toutes les modalités » d'un règlement ukrainien. Le président Volodymyr Zelensky a déclaré que l'Ukraine était prête à respecter un régime d'arrêt des frappes aériennes sur les villes impliquées dans les négociations. Selon des sources ukrainiennes, les forces de défense ukrainiennes ont reçu l'ordre d'observer un « régime de silence » sur la ligne de contact de 00:00 le 5 septembre à 23:59 le 8 septembre. Les envoyés américains sont attendus à Kiev le dimanche 6 septembre. Dans le même temps, le 5 septembre, cinq alertes aériennes ont été déclenchées à Kiev ; deux personnes ont été tuées et 28 objets ont été endommagés dans cinq districts de la région de Kiev. Des frappes russes ont également été signalées ce jour-là dans les oblasts de Zaporijjia, Khmelnytskyï, Jytomyr et Kharkiv.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
Les sources ukrainiennes mettent en avant la contradiction entre l'affirmation de Poutine d'un arrêt des frappes sur Kiev et les pertes humaines, les dégâts et les alertes aériennes documentés dans la région de Kiev le 5 septembre. Elles soulignent la disposition réciproque exprimée par Zelensky et le récit de Kyrylo Budanov selon lequel la proposition de cessez-le-feu a été transmise à Poutine sans réponse. Les attaques russes sur la région de Kiev et d'autres oblasts ce jour-là sont présentées comme une remise en cause du cessez-le-feu annoncé et comme une pression autour de l'arrivée de la délégation américaine.
Ce qu’en disent les sources internationales
La dépêche d'agence anglophone rapporte l'affirmation de Poutine sans la remettre en cause et la présente comme un geste de bonne volonté répondant à une demande officielle, sans documenter les pertes civiles. La couverture internationale met l'accent sur l'échange diplomatique — les remerciements de Witkoff, la discussion prévue sur « toutes les modalités », la tonalité personnelle de Witkoff — plutôt que sur la situation opérationnelle sur le terrain.
Là où les récits divergent
Poutine a affirmé que la Russie n'avait pas frappé Kiev depuis minuit le 5 septembre et a présenté la pause comme un cessez-le-feu de trois jours couvrant Kiev et Moscou, tandis que les sources ukrainiennes ont recensé le même jour cinq alertes aériennes à Kiev, deux morts et 28 bâtiments endommagés dans cinq districts de la région de Kiev, ainsi que des frappes russes dans plusieurs autres oblasts. Par ailleurs, Poutine a déclaré que la Russie n'avait jamais accepté un cessez-le-feu plus large avec l'Ukraine, alors que Zelensky a exprimé la disposition de l'Ukraine à respecter un régime d'arrêt des frappes aériennes sur les villes impliquées dans les négociations, et que Budanov a indiqué qu'une proposition de cessez-le-feu avait été transmise à Poutine sans réponse.
Contexte
Le président américain Donald Trump avait indiqué que Witkoff et Kushner se rendaient en Russie et en Ukraine pour présenter une proposition de fin de guerre. Les unités de défense ukrainiennes auraient reçu l'ordre d'observer un « régime de silence » sur la ligne de contact de 00:00 le 5 septembre à 23:59 le 8 septembre. Kyrylo Budanov a par la suite confirmé qu'une proposition de cessez-le-feu avait été transmise à Poutine, qui n'a pas répondu. Des frappes russes le 5 septembre ont également été signalées dans les oblasts de Zaporijjia, Khmelnytskyï, Jytomyr et Kharkiv.