5 septembre 2026 · Mis à jour le 5 septembre 2026

Les émissaires américains Witkoff et Kushner attendus à Moscou et Kyiv ce week-end

Les émissaires spéciaux du président américain Steve Witkoff et Jared Kushner devaient se rendre à Moscou puis à Kyiv le week-end du 6 septembre avec une proposition pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Des sources proches du Kremlin ont qualifié les attentes autour de cette visite d'« extrêmement faibles », tandis que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé une proposition ukrainienne d'arrêt mutuel temporaire des frappes aériennes pendant les visites.

L'essentiel

  • Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner étaient attendus à Moscou le samedi 5 septembre, puis à Kyiv le dimanche 6 septembre.
  • Des sources proches du Kremlin ont décrit les attentes autour de la visite comme « extrêmement faibles », selon Bloomberg.
  • Le président Volodymyr Zelensky a confirmé la visite à Kyiv le 4 septembre au soir et annoncé l'arrivée des émissaires le 6 septembre.
  • L'Ukraine a proposé un arrêt mutuel et temporaire des frappes aériennes pendant les visites diplomatiques et attend la réponse de Moscou.
  • Poutine n'a montré aucun signe de recul sur sa demande de cession du reste de l'oblast de Donetsk, rejetée à plusieurs reprises par Kyiv.
  • Aucune confirmation d'accord sur un cessez-le-feu n'a été obtenue à la date du 5 septembre.
  • La Russie a poursuivi ses frappes de drones contre l'Ukraine dans la nuit du 4 au 5 septembre.

Pourquoi c’est important

Une poussée diplomatique américaine de haut niveau est en cours pour tenter de mettre fin à la guerre, mais les évaluations provenant de sources du Kremlin suggèrent qu'elle pourrait ne produire aucune percée. L'insistance de Poutine sur la cession du reste de l'oblast de Donetsk reste l'exigence centrale non résolue. La proposition ukrainienne d'arrêt mutuel et temporaire des frappes aériennes représente une mesure de confiance limitée, contrastant avec la poursuite des frappes russes de drones sur l'Ukraine dans la nuit du 5 septembre.

Ce qui s’est passé

Les émissaires spéciaux du président américain Steve Witkoff et Jared Kushner devaient arriver à Moscou le samedi 5 septembre avec une proposition visant à mettre fin à la guerre en Ukraine, avant de se rendre à Kyiv le dimanche 6. Le 4 septembre au soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé la visite à Kyiv et indiqué que les émissaires arriveraient le 6 septembre. Zelensky a annoncé que l'Ukraine garantirait le « fonctionnement normal de l'espace aérien russe » durant les visites et était prête à suspendre ses frappes aériennes sur le territoire russe, en attendant une réciprocité de Moscou. Selon une source de l'Office de la présidence, la proposition porte sur un arrêt mutuel des frappes aériennes dans des limites géographiques et temporelles précises, et certaines unités des Forces de défense avaient déjà reçu l'ordre de suspendre les frappes jusqu'au 7 septembre. Aucune confirmation d'accord sur un cessez-le-feu n'avait été obtenue au 5 septembre, et la Russie a poursuivi ses frappes de drones pendant la nuit.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

Les articles de source ukrainienne (UA) centrent leur couverture sur l'évaluation pessimiste du Kremlin concernant la mission diplomatique et citent Bloomberg sur la faiblesse des attentes et le durcissement des exigences russes. Ils mettent l'accent sur la confirmation par Zelensky de la visite à Kyiv le 6 septembre et sur la disponibilité de l'Ukraine à suspendre ses frappes aériennes pendant la visite, tout en attendant une action réciproque de Moscou.

Ce qu’en disent les sources internationales

La couverture issue de sources russes présente l'Ukraine comme la partie diplomatique active, en soulignant sa proposition d'arrêt mutuel et temporaire des frappes aériennes et le fait qu'elle attend la réponse de Moscou.

Là où les récits divergent

Certaines sources présentent la proposition américaine comme une voie potentielle pour mettre fin à la guerre, tandis que les évaluations issues de sources du Kremlin décrivent les attentes autour de la visite comme « extrêmement faibles » et affirment qu'il n'y a aucune raison de croire que des propositions acceptables en émergeront.

Contexte

Les précédents déplacements de Witkoff et Kushner en Russie n'auraient produit aucun progrès et il n'y aurait pas de raison de croire que cette fois-ci apportera des propositions acceptables, selon les sources de Bloomberg. Les exigences russes sont décrites comme se durcissant, Moscou estimant disposer d'un avantage militaire. Il reste incertain que les responsables américains proposent de nouvelles initiatives capables de briser l'impasse des négociations. Avant les visites, des médias avaient rapporté que les émissaires américains envisageaient des plans alternatifs pour l'étape à Kyiv en raison d'intimidations russes.