5 septembre 2026 · Mis à jour le 5 septembre 2026

Witkoff et Kushner rencontrent Poutine au Kremlin avant une visite à Kyiv

Les émissaires du président américain Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, ont rencontré Vladimir Poutine au Kremlin le 5 septembre, après un déjeuner de 3 h 30 avec l'envoyé russe Kirill Dmitriev. Le Kremlin a annoncé une suspension temporaire des frappes sur Kyiv pendant trois jours ; Volodymyr Zelensky a déclaré que l'Ukraine était prête à s'abstenir de frapper Moscou en réciprocité. Les deux émissaires doivent se rendre à Kyiv le 6 septembre.

L'essentiel

  • Witkoff et Kushner ont rencontré Poutine au Kremlin le 5 septembre, après un déjeuner d'affaires de 3 h 30 avec Kirill Dmitriev.
  • Le Kremlin a annoncé une suspension des frappes sur Kyiv à compter de minuit le 5 septembre, pour une durée de trois jours.
  • Poutine a déclaré que la Russie « n'avait jamais accepté avec l'Ukraine un cessez-le-feu plus large » et a affirmé que les frappes sur Kyiv avaient cessé depuis minuit le 5 septembre.
  • Zelensky a déclaré que l'Ukraine était prête à s'abstenir de frapper Moscou en échange d'un engagement russe à ne pas frapper Kyiv.
  • Du côté russe, l'assistant de Poutine Iouri Ouchakov et le négociateur Kirill Dmitriev ont également participé aux entretiens.
  • Witkoff et Kushner doivent se rendre à Kyiv le 6 septembre, leur première visite depuis le début de leur médiation.
  • Trump a déclaré que ses émissaires apportaient à Moscou et à Kyiv une « proposition pour mettre fin à la guerre ».
  • Witkoff a transmis à Poutine les remerciements de la famille de l'ancien marine américain Robert Gilman, détenu en Russie depuis 2022 et gracié en août 2025.

Pourquoi c’est important

Cette rencontre s'inscrit dans une médiation américaine active visant à mettre fin à la guerre et s'accompagne d'une « proposition de fin de guerre » officiellement portée par Washington à la fois à Moscou et à Kyiv. Elle a produit une désescalade concrète et limitée dans le temps : une cessation déclarée et mutuelle des frappes sur les deux capitales pendant la durée des négociations. Le déplacement à Kyiv le 6 septembre, premier voyage des émissaires depuis le début de leur médiation, relie pour la première fois les volets russe et ukrainien dans une même tournée, faisant de cette mission une étape de « diplomatie de la navette ».

Ce qui s’est passé

Le 5 septembre, les émissaires du président américain Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, sont arrivés à Moscou où ils ont d'abord participé à un déjeuner d'affaires de 3 h 30 avec l'envoyé spécial russe Kirill Dmitriev. Ils se sont ensuite rendus au Kremlin pour une rencontre avec Vladimir Poutine en soirée. Du côté russe, l'assistant du Kremlin Iouri Ouchakov et Dmitriev ont également participé aux entretiens. Au cours de la rencontre, Poutine a qualifié la situation à discuter de « pas simple », a transmis à Trump salutations et remerciements, et a affirmé que le Kremlin travaille confortablement avec Witkoff et Kushner. Le Kremlin a par ailleurs annoncé un ordre de Poutine suspendant les frappes sur Kyiv à compter de minuit le 5 septembre pour trois jours. Witkoff a remercié Poutine pour ce cessez-le-feu de trois jours et a décrit sa communication avec lui comme un moment marquant. Zelensky, après un entretien téléphonique le même jour avec les deux émissaires, a déclaré l'Ukraine prête à s'abstenir de frapper Moscou en réciprocité. Trump a indiqué que ses émissaires apportaient à Moscou et à Kyiv une « proposition pour mettre fin à la guerre ». Le 6 septembre, Witkoff et Kushner doivent se rendre à Kyiv — leur première visite depuis le début de leur médiation.

Là où les récits divergent

Les sources divergent sur la portée du cessez-le-feu : Poutine affirme que les frappes sur Kyiv ont cessé depuis minuit le 5 septembre mais que la Russie « n'a jamais accepté avec l'Ukraine un cessez-le-feu plus large », tandis que Witkoff remercie Poutine d'avoir accepté un cessez-le-feu de trois jours sans frappe sur Kyiv ni Moscou, et Zelensky présente la position ukrainienne comme une réciprocité — Kiev prête à s'abstenir de frapper Moscou en échange de l'engagement russe à ne pas frapper Kyiv. La caractérisation va donc d'une simple pause unilatérale russe à un cessez-le-feu mutuel, selon l'interlocuteur.