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Andrii Sybiha critique la possible candidature d’Orbán au poste de secrétaire général de l’ONU

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrii Sybiha a réagi sur X à la promotion de Viktor Orbán au poste de secrétaire général de l’ONU. Il estime qu’Orbán utiliserait ses talents de veto et de chantage pour faire échouer d’importantes décisions de l’UE et a plaisanté sur l’expérience ukrainienne de « l’inviter à prendre un café » au bon moment.

L'essentiel

  • Andrii Sybiha a publié son commentaire dans le réseau social X.
  • L’administration du président américain fait de Viktor Orbán un candidat au poste de secrétaire général de l’ONU.
  • Cette promotion mise sur le soutien de la Chine et de la Russie.
  • Sybiha pense qu’Orbán recourrait à ses talents de veto et de chantage pour bloquer des décisions importantes de l’UE.
  • Le ministre ukrainien a proposé de partager l’expérience de l’Ukraine à « inviter Orbán à prendre un café » au bon moment.
  • Fin 2023, Orbán a quitté la salle du sommet de l’UE, ce qui a permis aux dirigeants européens d’ouvrir les négociations d’adhésion de l’Ukraine sans le veto de Budapest.
  • En mai, des journalistes d’investigation ont rapporté que l’entourage de l’aile MAGA du Parti républicain américain envisageait un scénario dans lequel Orbán obtiendrait un poste à l’ONU et échapperait aux poursuites judiciaires en Hongrie.

Pourquoi c’est important

Une éventuelle nomination d’Orbán à la tête de l’ONU concernerait des décisions internationales majeures et pourrait peser sur la position de l’Union européenne vis-à-vis de l’Ukraine. La réaction de Sybiha traduit l’inquiétude ukrainienne face à l’usage par Orbán de méthodes de blocage. La promotion de sa candidature est en outre liée à un calcul reposant sur le soutien de la Russie et de la Chine.

Ce qui s’est passé

Andrii Sybiha a commenter sur X la possibilité que Viktor Orbán soit proposé comme secrétaire général de l’ONU. L’administration du président américain ferait pression en faveur de cette nomination, en escomptant l’appui de la Chine et de la Russie. Selon le ministre ukrainien, Orbán employerait ses talents de veto et de chantage pour saboter d’importantes décisions de l’UE. Sybiha a surmonté sa critique par une plaisanterie sur le partage de l’expérience ukrainienne consistant à « inviter Orbán à prendre un café » au bon moment.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

Les publications ukrainiennes mettent en avant la réaction ironique d’Andrii Sybiha et sa prévision selon laquelle Orbán mobiliserait le veto et le chantage pour bloquer des décisions européennes importantes. Elles soulignent également l’expérience ukrainienne des méthodes de blocage d’Orbán et rappellent qu’à la fin de 2023, son départ de la salle du sommet de l’UE avait permis l’ouverture des négociations d’adhésion de l’Ukraine à l’Union sans le veto de Budapest. Elles accentuent enfin le lien entre la promotion d’Orbán et un calcul sur le soutien de la Russie et de la Chine.

Contexte

Fin 2023, Orbán a quitté la salle du sommet de l’UE, ce qui a permis aux dirigeants européens d’approuver le lancement des négociations sur l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne sans le veto de Budapest. En mai, des journalistes d’investigation ont rapporté que l’entourage de l’aile MAGA du Parti républicain américain envisageait un scénario dans lequel Orbán pourrait obtenir un poste à l’ONU tout en se protégeant des poursuites judiciaires dans son pays. Le journaliste d’investigation hongrois Szabolch Panyi a ensuite déclaré qu’Orbán préparait un refuge aux États-Unis en cas de menace de poursuites judiciaires en Hongrie.