L'ISW conclut que la Russie a rejeté la proposition américaine et ukrainienne de cessez-le-feu énergétique
Selon l'analyse de l'Institute for the Study of War publiée le 23 septembre, la Russie a de facto rejeté la proposition de cessez-le-feu énergétique formulée par les États-Unis et l'Ukraine. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a qualifié les déclarations occidentales sur ce sujet de pure « rhétorique », tandis que Vladimir Poutine a réaffirmé les objectifs maximalistes de Moscou. De son côté, le président Volodymyr Zelensky a confirmé la disposition de l'Ukraine à participer à un cessez-le-feu énergétique, maritime ou céréalier à condition de réciprocité.
L'essentiel
- Le 23 septembre, l'ISW a conclu que la Russie avait effectivement rejeté la proposition américano-ukrainienne de cessez-le-feu énergétique.
- Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a répondu « absolument » lorsqu'on lui a demandé si les déclarations occidentales étaient de la rhétorique.
- Vladimir Poutine a réaffirmé le 23 septembre que les forces russes pouvaient atteindre tous les objectifs de Moscou sur le champ de bataille.
- Marco Rubio a déclaré après sa rencontre avec Sergueï Lavrov à New York que les deux parties s'intéressaient à un cessez-le-feu limité sur le grain et l'énergie.
- Volodymyr Zelensky a déclaré l'Ukraine prête à cesser ses frappes sur les raffineries russes si la Russie arrêtait ses attaques contre les infrastructures ukrainiennes, les exportations alimentaires et le secteur énergétique.
- Trois types de cessez-le-feu sont en discussion : énergétique, céréalier et maritime.
- La rencontre Rubio-Lavrov s'est tenue en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York le 23 septembre.
Pourquoi c’est important
L'évaluation de l'ISW montre que le Kremlin n'est pas disposé à accepter un cessez-le-feu énergétique limité malgré l'engagement diplomatique public mené par les États-Unis. La rencontre entre Rubio et Lavrov à New York laissait entrevoir un intérêt mutuel pour un cessez-le-feu couvrant l'énergie et le grain, mais les déclarations de Peskov et de Poutine vont dans le sens opposé, révélant un écart diplomatique. Un échec du cessez-le-feu énergétique laisserait les infrastructures critiques ukrainiennes et les exportations alimentaires exposées aux frappes russes.
Ce qui s’est passé
Le 23 septembre, l'Institute for the Study of War a publié une analyse concluant que la Russie avait effectivement rejeté la proposition américano-ukrainienne de cessez-le-feu énergétique. Le même jour, à New York, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a rencontré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. À l'issue de cette rencontre, Rubio a déclaré que les deux parties avaient exprimé leur intérêt pour un cessez-le-feu limité concernant le grain et l'énergie. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a répondu « absolument » lorsqu'on lui a demandé si les déclarations occidentales sur un cessez-le-feu énergétique relevaient de la rhétorique, rejetant ainsi la proposition. Vladimir Poutine a réaffirmé que les forces russes étaient capables d'atteindre tous les objectifs de Moscou — la capitulation de l'Ukraine — sur le champ de bataille. L'ISW a conclu que ces déclarations démontraient la unwillingness du Kremlin à accepter tout cessez-le-feu ne répondant pas à ses exigences maximalistes. Le 22 septembre à New York, après ses entretiens avec le président américain Donald Trump, Volodymyr Zelensky avait confirmé la disposition de l'Ukraine à tout format de cessez-le-feu énergétique avec la Russie, à condition de réciprocité, et indiqué que trois types de cessez-le-feu étaient en discussion : énergétique, céréalier et maritime.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
Les médias ukrainiens mettent au centre de leur couverture la conclusion analytique de l'ISW selon laquelle la Russie a effectivement rejeté la proposition de cessez-le-feu énergétique, présentant la position du Kremlin comme un engagement à poursuivre la guerre plutôt qu'à négocier. Ils soulignent les déclarations maximalistes de Peskov et de Poutine comme autant de preuves de la mauvaise foi russe, en les juxtaposant à la disponibilité declarada par Zelensky pour un cessez-le-feu énergétique réciproque.
Là où les récits divergent
Après la rencontre Rubio-Lavrov, Rubio a déclaré que les deux parties avaient exprimé leur intérêt pour un cessez-le-feu limité concernant l'énergie et le grain. À l'inverse, le porte-parole du Kremlin Peskov a qualifié les déclarations occidentales sur un cessez-le-feu énergétique de pure « rhétorique », et l'ISW a conclu que la Russie avait effectivement rejeté la proposition.
Contexte
Trois types de cessez-le-feu avec la Russie étaient signalés comme en discussion : énergétique, céréalier et maritime. Le président Zelensky a conditionné la participation ukrainienne à tout cessez-le-feu énergétique à la réciprocité, incluant l'arrêt des frappes russes sur les infrastructures critiques ukrainiennes, les exportations alimentaires et le secteur énergétique. La rencontre Rubio-Lavrov s'est tenue en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York le 23 septembre.