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Les pourparlers de paix russo-ukrainiens devraient rester au point mort jusqu'en 2026, selon des responsables occidentaux

Les représentants américains Jared Kushner et Steve Witkoff se sont rendus à Moscou puis à Kyiv les 5 et 6 septembre, mais n'ont pas obtenu de progrès significatif. Volodymyr Zelensky a évoqué de « plusieurs » bonnes idées, tandis que des responsables européens et américains estiment désormais que la guerre se prolongera au moins jusqu'en 2026 et que Vladimir Poutine prévoit d'intensifier les frappes sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes durant l'hiver.

L'essentiel

  • Kushner et Witkoff ont rencontré Poutine à Moscou le 5 septembre, puis Zelensky à Kyiv le 6 septembre — leur première visite en Ukraine.
  • Les conseillers à la sécurité nationale français, allemand et britannique (Emmanuel Bonne, Günter Sautter, Jonathan Powell) ont participé aux discussions à Kyiv.
  • Zelensky a déclaré que les émissaires américains avaient apporté « plusieurs » bonnes idées, convenues avec Washington pour être développées avant toute communication publique.
  • Marco Rubio a qualifié les pourparlers de « substantiels » et a estimé qu'ils pourraient permettre d'élaborer un plan d'action dans les semaines à venir.
  • Selon des sources Bloomberg, les responsables européens et américains s'attendent à ce que la guerre se prolonge au-delà de 2026.
  • Poutine prévoit d'intensifier les frappes sur les infrastructures énergétiques et de chauffage ukrainiennes cet hiver, ainsi que les attaques hybrides en Europe.
  • Le format trilatéral USA–Russie–Ukraine pourrait reprendre après les élections à la Douma d'État russe.

Pourquoi c’est important

Le récit montre que les capitales occidentales admettent désormais ouvertement que la guerre se prolongera au moins jusqu'à l'année prochaine, ce qui conditionne la planification de l'aide militaire et du soutien politique à l'Ukraine. Il met aussi en lumière la stratégie russe consistant à intensifier les frappes hivernales sur les infrastructures énergétiques pour éprouver la résilience ukrainienne et la cohésion des alliés. Enfin, il souligne l'enlisement de l'initiative de paix américaine après la visite éclair des émissaires à Moscou et à Kiev.

Ce qui s’est passé

Les émissaires américains Jared Kushner et Steve Witkoff se sont rendus à Moscou le 5 septembre pour y rencontrer Vladimir Poutine, avant de se rendre à Kiev le 6 septembre — leur première visite en Ukraine — où ils ont été reçus par Volodymyr Zelensky. Avant la rencontre à Kiev, ils avaient informé séparément des représentants de l'Allemagne, de la France et du Royaume-Uni de leur entretien avec le dirigeant russe. À Kiev, les discussions ont réuni les émissaires américains, Zelensky ainsi que les conseillers à la sécurité nationale français (Emmanuel Bonne), allemand (Günter Sautter) et britannique (Jonathan Powell), formant un format Ukraine–États-Unis–Europe. Selon Zelensky, les Américains ont présenté « plusieurs » bonnes idées ; Kiev et Washington sont convenus d'en travailler les détails avant toute communication publique. Les parties ont aussi décidé de préparer, dans les semaines à venir, les conditions de nouvelles négociations avec la Russie et de tenir à nouveau prochainement une réunion au format Ukraine–États-Unis–Europe. Le secrétaire d'État Marco Rubio a qualifié les pourparlers de « substantiels » et a jugé possible l'élaboration d'un plan d'action dans les semaines à venir. Toutefois, selon des sources Bloomberg, les responsables européens et américains jugent que la guerre se prolongera au-delà de 2026 et considèrent que les pourparlers n'ont pas produit de progrès significatif.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

La source ukrainienne met en avant la tonalité positive de Zelensky à l'issue de la rencontre à Kiev, insistant sur les « plusieurs » bonnes idées apportées par les émissaires américains et sur l'accord de travailler les détails conjointement avant toute publication. Elle souligne également la dimension européenne : la présence, aux côtés des émissaires américains, des conseillers à la sécurité nationale français, allemand et britannique à Kiev, ainsi que l'accord pour préparer la suite des négociations avec la Russie et reproduire prochainement le format Ukraine–États-Unis–Europe.

Ce qu’en disent les sources internationales

Les sources internationales, notamment Bloomberg, relèvent que les responsables européens et américains admettent désormais que la guerre se prolongera au moins jusqu'en 2026 et que Vladimir Poutine prévoit d'intensifier les frappes hivernales sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes ainsi que les opérations hybrides en Europe. Elles soulignent aussi que la dernière initiative de paix américaine n'a produit aucun résultat avec un Poutine qui ne montre aucun signe d'assouplissement de ses exigences — y compris l'établissement d'un contrôle sur l'ensemble de la région de Donetsk.

Là où les récits divergent

Les récits divergent sur la portée de la visite des émissaires américains : les responsables occidentaux cités par Bloomberg jugent qu'elle n'a pas produit de progrès significatif et qu'aucun signe d'assouplissement n'est venu de Moscou, tandis que Zelensky a décrit les échanges comme ayant apporté « plusieurs » bonnes idées, convenues avec Washington pour être développées avant d'être rendues publiques.

Contexte

Les pourparlers trilatéraux entre représentants américains, russes et ukrainiens pourraient reprendre après les élections à la Douma d'État russe. La Russie est également attendue sur une intensification de ses attaques hybrides et de son ingérence politique en Europe, visant à éroder le soutien à Kiev. Vladimir Poutine espérerait sortir du conflit dans une position renforcée au printemps prochain tout en maintenant à flot l'économie russe.