Trump signe la loi de sanctions Lindsey Graham contre la Russie et l'Iran
Le président américain Donald Trump a signé la loi de sanctions Lindsey Graham visant la Russie et l'Iran, adoptée avec un soutien bipartite écrasant au Congrès. Les dirigeants ukrainiens Volodymyr Zelensky et Andriy Sybiha ont salué une « journée vraiment historique » et appelé l'UE et les partenaires du G7 à prendre des mesures similaires.
L'essentiel
- Donald Trump a signé la loi de sanctions Lindsey Graham contre la Russie et l'Iran
- La loi a été adoptée avec un soutien bipartite écrasant dans les deux chambres du Congrès américain
- Elle prévoit des tarifs douaniers pouvant atteindre 100 % sur les biens de pays figurant parmi les cinq premiers acheteurs de pétrole ou de gaz russe
- Elle permet des tarifs jusqu'à 500 % sur les biens importés directement de Russie
- Elle interdit les nouveaux investissements américains en Russie et restreint les transactions liées à la dette souveraine russe
- Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exprimé sa gratitude pour la signature
- Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriy Sybiha a parlé d'une « journée vraiment historique » et espéré des actions décisives de l'UE et du G7
Pourquoi c’est important
Cette loi impose de nouveaux coûts économiques américains directs à la Russie et aux pays qui continuent d'acheter du pétrole ou du gaz russe. Adoptée avec un soutien bipartite rare et signée par le président, elle revêt un poids politique inhabituel et constitue, selon Kiev, un renforcement majeur de la pression internationale sur Moscou. L'Ukraine appelle désormais ses partenaires européens et du G7 à prendre des mesures équivalentes.
Ce qui s’est passé
Le président américain Donald Trump a signé la loi de sanctions Lindsey Graham, un texte initié par le sénateur Lindsey Graham et adopté avec un soutien bipartite écrasant dans les deux chambres du Congrès des États-Unis. La loi instaure des tarifs douaniers supplémentaires pouvant aller jusqu'à 100 % sur les biens provenant des pays figurant parmi les cinq plus grands acheteurs de pétrole ou de gaz russe et qui poursuivent leurs achats. Elle autorise des tarifs pouvant atteindre 500 % sur les biens importés directement de Russie. Elle interdit par ailleurs les nouveaux investissements américains en Russie et prévoit des restrictions sur les transactions liées à la dette souveraine russe ainsi que sur les transferts de fonds au bénéfice des autorités et responsables russes. Le texte donne également au président américain une large latitude pour accorder des exceptions ou lever des sanctions pour des motifs de sécurité nationale. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exprimé sa gratitude pour l'adoption et la signature de la loi, estimant que la meilleure façon d'honorer la mémoire de Lindsey Graham était une mise en œuvre rapide et complète du dispositif. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriy Sybiha, a qualifié la journée de « vraiment historique », affirmant que la loi renforcerait la pression sur Moscou et ceux qui facilitent sa guerre, isolerait davantage l'agresseur et réduirait les ressources qui alimentent le conflit. Il a également appelé l'Union européenne et les autres pays du G7 à adopter des mesures décisives similaires.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
Les deux sources sont des médias ukrainiens qui placent Zelensky et Sybiha au centre du récit. La couverture met l'accent sur la gratitude, la qualification de « journée historique » et l'appel à une action parallèle de l'UE et des partenaires du G7. Le reportage souligne la pression exercée par la loi sur les pays acheteurs d'énergie russe ou facilitant le contournement des sanctions, la présentant comme un outil visant Moscou et ses complices.
Contexte
La loi a été initiée par le sénateur Lindsey Graham. Zelensky a déclaré que le meilleur hommage à la mémoire de Lindsey serait la mise en œuvre complète et rapide de ses dispositions. Sybiha a présenté la loi comme la preuve que les calculs du Kremlin avaient échoué et que les espoirs de Poutine d'affaiblir le soutien international à l'Ukraine ne s'étaient pas concrétisés.