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Des drones frappent un aérodrome militaire et une grande raffinerie de pétrole en Russie dans la nuit du 17 septembre

Dans la nuit du 17 septembre, des drones ont frappé l'aérodrome militaire « Rostov-sur-le-Don – Centralny » et la raffinerie de pétrole Slavneft-YANOS à Iaroslavl, provoquant des incendies dans les deux sites. Les gouverneurs russes ont confirmé des dégâts mais n'ont pas mentionné l'aérodrome.

L'essentiel

  • Dans la nuit du 17 septembre, des drones ont frappé plusieurs régions de Russie, dont Rostov-sur-le-Don et Iaroslavl.
  • Un incendie s'est déclaré sur le territoire de l'aérodrome militaire « Rostov-sur-le-Don – Centralny », l'un des foyers se trouvant dans la zone de stationnement des aéronefs.
  • La raffinerie Slavneft-YANOS de Iaroslavl a été touchée et un vaste incendie s'y est déclaré.
  • La raffinerie traite environ 15 millions de tonnes de pétrole par an et figure parmi les cinq plus grandes de Russie ; 99,7 % de Slavneft est contrôlée par Rosneft et Gazprom.
  • Selon Astra, la raffinerie YANOS avait déjà été frappée au moins huit fois en 2026, dont une précédente attaque confirmée par l'état-major ukrainien le 28 août.
  • Dans l'oblast de Rostov, une sous-station électrique endommagée par des débris de drones a privé d'électricité quatre districts ; aucune victime n'est signalée à Rostov comme à Iaroslavl.
  • Les militaires ukrainiens n'avaient pas publiquement commenté de frappes en Russie dans les 24 heures entourant l'attaque.

Pourquoi c’est important

La double frappe simultanée contre un aérodrome militaire et l'une des plus grandes raffineries de Russie illustre la capacité des drones ukrainiens à atteindre des cibles stratégiques profondément à l'intérieur du territoire russe. La Slavneft-YANOS, qui traite environ 15 millions de tonnes de pétrole par an et est majoritairement détenue par Rosneft et Gazprom, avait déjà été visée au moins huit fois en 2026, ce qui témoigne d'une campagne de longue haleine contre l'infrastructure énergétique russe. Le fait que les autorités russes n'aient pas reconnu la frappe sur l'aérodrome souligne leur réticence persistante à confirmer publiquement des dégâts sur des sites militaires. Si aucun mort n'est à déplorer, les coupures d'électricité dans quatre districts de l'oblast de Rostov et la fermeture temporaire d'une portion de l'autoroute M-8 en direction de Moscou montrent un impact civil plus large.

Ce qui s’est passé

Dans la nuit du 17 septembre, des drones ont frappé plusieurs régions de Russie, avec deux sites particulièrement visés : un aérodrome militaire à Rostov-sur-le-Don et la raffinerie de pétrole Slavneft-YANOS à Iaroslavl.

À Rostov-sur-le-Don, les chaînes Telegram ASTRA et Exilenova+, ainsi que des images satellites Google analysées par des spécialistes OSINT, indiquent qu'un incendie s'est déclaré sur le territoire de l'aérodrome « Rostov-sur-le-Don – Centralny », l'un des foyers se trouvant dans la zone de stationnement des aéronefs. Des images publiées par des habitants montrent un vaste incendie, et des explosions secondaires ont été enregistrées sous plusieurs angles. Selon ASTRA, des aéronefs et hélicoptères militaires auraient pu être stationnés dans cette zone. Le gouverneur de l'oblast de Rostov, Iouri Slioussar, a reconnu un incendie au sol et signalé une coupure d'électricité dans quatre districts, due selon lui à une sous-station électrique endommagée par des débris de drones. Il a indiqué que le feu avait été rapidement éteint et qu'il n'y avait aucune victime. Il n'a pas mentionné l'aérodrome militaire dans sa déclaration publique.

À Iaroslavl, la raffinerie Slavneft-YANOS a été touchée et un vaste incendie s'y est déclaré. Le gouverneur de l'oblast de Iaroslavl, Mikhaïl Evraïev, a confirmé des dégâts sur la raffinerie et un incendie sur le site, tout en déclarant qu'il n'y avait aucune victime. Il a affirmé que la défense aérienne russe avait abattu 65 drones au-dessus de l'oblast durant l'attaque. Des débris de drones ont brisé les vitres de plusieurs immeubles d'habitation et endommagé des voitures. Une portion de l'autoroute M-8 à la sortie de Iaroslavl en direction de Moscou a été fermée, et les itinéraires des transports publics ont été modifiés.

Aucune déclaration publique des militaires ukrainiens concernant des frappes en Russie n'avait été faite dans les 24 heures entourant l'attaque.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

Les sources ukrainiennes mettent en avant la frappe ciblée sur un aérodrome militaire et l'une des plus grandes raffineries de pétrole de Russie, soulignant la dimension stratégique de ces attaques et l'ampleur des incendies. Elles accordent une place importante aux analyses OSINT d'ASTRA et d'Exilenova+ sur la frappe de l'aérodrome, que les responsables russes n'ont pas reconnue. Plusieurs médias ukrainiens ajoutent des éléments de contexte sur la structure de propriété de Slavneft-YANOS (contrôlée à 99,7 % par Rosneft et Gazprom) et sur l'historique des frappes répétées contre cette raffinerie en 2026, alors que l'état-major des forces armées ukrainiennes avait déjà confirmé une précédente attaque le 28 août.

Ce qu’en disent les sources internationales

La dépêche en anglais de l'agence azerbaïdjanaise présente une synthèse neutre et factuelle des frappes de drones contre une raffinerie de pétrole et un aérodrome militaire, sans le contexte élargi sur la structure de propriété ou les frappes antérieures que l'on trouve dans la couverture ukrainienne. La couverture internationale s'appuie davantage sur les déclarations directes des gouverneurs russes (Slioussar, Evraïev) pour les chiffres confirmés de victimes et de dégâts, plutôt que sur des analyses OSINT indépendantes.

Là où les récits divergent

Les comptes officiels des gouverneurs russes reconnaissent des incendies mais attribuent les explosions secondaires à Rostov à une sous-station électrique endommagée, sans évoquer l'aérodrome militaire. ASTRA et Exilenova+ rapportent au contraire que l'aérodrome militaire « Rostov-sur-le-Don – Centralny » et sa zone de stationnement d'aéronefs ont été touchés.

Contexte

Les informations détaillées sur les frappes proviennent des chaînes Telegram ASTRA et Exilenova+, complétées par des images publiées par des habitants locaux. Des frappes de drones survenues plus tôt en septembre 2026 auraient, selon des sources, arrêté la production des raffineries de Rosneft à Syzran et Saratov, frappé un centre logistique d'Ozon dans l'oblast de Rostov et touché un aérodrome à Taganrog. Des images satellites Google analysées par des spécialistes OSINT indiquent que la zone de stationnement de l'aérodrome de Rostov aurait pu accueillir des aéronefs et hélicoptères militaires. Les militaires ukrainiens n'avaient pas publiquement commenté de frappes en Russie dans les 24 heures entourant l'attaque du 17 septembre.