6 septembre 2026 · Mis à jour le 6 septembre 2026

Le mouvement partisan ATESH dit avoir saboté une tour de communication avant une frappe ukrainienne sur une raffinerie de LUKOIL

Le mouvement partisan ATESH a affirmé que ses agents avaient détruit une tour de communication dans la région de Perm, en Russie, à la veille d'une frappe de drones ukrainiens sur la raffinerie LUKOIL-Permnefteorgsintez le 21 août. Selon ATESH, le sabotage a été mené par un militaire russe en absence illégale, qui a ensuite rejoint la résistance en raison de son désaccord avec la politique des autorités russes.

L'essentiel

  • ATESH affirme que ses agents ont détruit une tour de communication dans la région de Perm avant la frappe ukrainienne sur la raffinerie LUKOIL-Permnefteorgsintez du 21 août.
  • La tour servait de canal de réserve pour les échanges entre la sécurité du site et les unités militaires russes chargées de sa couverture.
  • Le sabotage a été attribué à un militaire russe en absence illégale, qui a déclaré avoir rejoint ATESH par désaccord avec la politique des autorités et le climat d'impunité au sein de l'armée.
  • Après la destruction de la tour, la transmission de données a été perturbée et la sécurité du site a perdu une communication et une coordination stables.
  • Peu après, le complexe de la raffinerie a été frappé par des drones ukrainiens.
  • ATESH indique également avoir endommagé deux armoires de relais sur une ligne de chemin de fer dans l'oblast de Belgorod, bloquant un convoi prévu vers la direction de Koupiansk.

Pourquoi c’est important

L'épisode illustre la coordination entre le sabotage partisan et les frappes ukrainiennes à longue portée sur les infrastructures énergétiques russes. Il met aussi en lumière le cas d'un militaire russe ayant rejoint la résistance ATESH, signe de dissentiment interne au sein de l'armée russe. La coupure des communications du site a probablement réduit l'efficacité de la défense aérienne autour de la raffinerie.

Ce qui s’est passé

Le mouvement partisan ATESH a annoncé que ses agents avaient détruit une tour de communication dans la région de Perm à la veille d'une frappe ukrainienne sur la raffinerie LUKOIL-Permnefteorgsintez, survenue le 21 août. Selon ATESH, la tour constituait un canal de réserve pour la transmission d'informations entre la sécurité de l'installation et les unités militaires russes qui en assurent la couverture. Sa destruction a perturbé la transmission de données et privé la sécurité du site d'une communication stable. Peu après, des drones ukrainiens ont frappé le complexe de la raffinerie. ATESH ajoute que le sabotage a été réalisé par un militaire russe qui s'était mis en absence illégale et a ensuite pris contact avec le mouvement, invoquant son désaccord avec la politique des dirigeants russes et les abus constatés pendant son service. ATESH mentionne par ailleurs une action antérieure : l'endommagement de deux armoires de relais sur une ligne de chemin de fer dans l'oblast de Belgorod, qui a retardé l'acheminement d'un convoi de munitions et de matériel d'ingénierie en direction de Koupiansk.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

Les trois sources ukrainiennes reprennent la narration d'ATESH et présentent le sabotage comme une action réussie ayant privé les Russes de leurs communications avant la frappe sur une infrastructure énergétique. La couverture met en avant les motivations déclarées du militaire russe passé à la résistance (désaccord avec la direction du pays et conditions de service), ainsi que le sabotage précédent des armoires de relais à Belgorod comme partie d'un effort partisan plus large contre la logistique russe.

Contexte

ATESH avait déjà endommagé deux armoires de relais sur une ligne de chemin de fer dans l'oblast de Belgorod, sur une voie que les forces russes comptaient utiliser pour acheminer des munitions et des fournitures d'ingénierie en direction de Koupiansk, retardant ainsi un convoi prévu. La tour de communication détruite à Perm servait de canal de secours pour les échanges opérationnels entre la sécurité du site industriel et les unités militaires russes chargées de sa protection.