Zelensky annonce une rencontre avec Trump fin septembre, axée sur les missiles antibalistiques américains
Le président Zelensky a déclaré le 8 septembre qu'il s'attend à rencontrer le président américain Donald Trump dans la troisième semaine de septembre, avec pour sujet principal la livraison à l'Ukraine de missiles américains de défense antimissile balistique. Cette rencontre interviendrait après la visite des émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner à Moscou (5 septembre) puis à Kyiv (6 septembre), et peu avant la semaine de haut niveau de l'Assemblée générale de l'ONU.
L'essentiel
- Zelensky a annoncé le 8 septembre qu'il s'attend à une rencontre avec Trump dans la troisième semaine de septembre.
- Le principal sujet prévu est la fourniture de missiles antibalistiques américains à l'Ukraine, Kiev faisant état d'un déficit en intercepteurs.
- Les émissaires Witkoff et Kushner ont rencontré Vladimir Poutine à Moscou le 5 septembre et Zelensky à Kyiv le 6 septembre.
- À l'occasion de cette visite, l'Ukraine et la Russie se sont accordé un moratoire mutuel de trois jours sur les frappes contre les capitales.
- Selon le Financial Times, Trump a refusé une demande de 300 missiles Patriot pour préserver les stocks américains.
- Zelensky indique que l'Ukraine développe son propre programme antibalistique « Freyja / FREYJA » et espère un soutien américain et européen.
- L'attaque russe sur Kyiv dans la nuit du 7 au 8 septembre a mobilisé environ 180 cibles aériennes ; les forces ukrainiennes annoncent environ 90 % d'interceptions.
Pourquoi c’est important
Une rencontre Zelensky–Trump fin septembre constituerait leur premier face-à-face depuis la réunion à la Maison-Blanche du 28 juillet et se déroulerait en marge de la semaine de haut niveau de l'Assemblée générale de l'ONU, que Zelensky a coutume d'honorer. Washington ayant déjà, selon le Financial Times, refusé une demande de 300 missiles Patriot pour préserver ses stocks, l'entretien sera un test de l'arbitrage américain entre les besoins ukrainiens en défense aérienne et la gestion de ses propres arsenaux. La séquence diplomatique récente — visites Witkoff–Kushner à Moscou puis à Kyiv, moratoire mutuel de trois jours sur les frappes contre les capitales, perspective d'un format trilatéral — montre une relance concrète des discussions.
Ce qui s’est passé
Le 8 septembre, le président Volodymyr Zelensky a annoncé qu'il s'attendait à une rencontre avec le président américain Donald Trump dans la troisième semaine de septembre. Le sujet principal prévu est l'approvisionnement de l'Ukraine en missiles américains de défense antimissile balistique, Kiev faisant état d'un déficit en intercepteurs. Cette annonce intervient au lendemain d'une attaque russe d'envergure sur Kyiv dans la nuit du 7 au 8 septembre, qui a mobilisé environ 180 cibles aériennes — missiles balistiques Oniks, Iskander-M/S-400/KN-23, 32 missiles de croisière Kh-101 et 166 drones — dont environ 90 % auraient été interceptées selon les forces ukrainiennes.
Quelques jours plus tôt, les émissaires spéciaux de Trump Steve Witkoff et Jared Kushner s'étaient rendus à Moscou le 5 septembre pour s'entretenir avec Vladimir Poutine, puis à Kyiv le 6 septembre pour une première visite sous le second mandat de Trump. À Kyiv, les discussions ont compris deux tours bilatéraux avec la délégation américaine et un tour multilatéral avec les conseillers à la sécurité nationale du Royaume-Uni, de l'Allemagne et de la France. À l'occasion de ces visites, l'Ukraine et la Russie se sont accordé un moratoire mutuel de trois jours sur les frappes contre leurs capitales respectives.
Zelensky a indiqué que l'Ukraine développait son propre programme antibalistique « Freyja / FREYJA » et qu'elle espérait un soutien américain et européen. Il a parallèlement déclaré que le format de négociation se dirigeait vers une rencontre trilatérale Ukraine–États-Unis–Russie, dont les lieux possibles mentionnés incluent les Émirats arabes unis, la Suisse ou la Turquie, avec à l'ordre du jour les exportations énergétiques et agricoles, et comme priorité la dimension humanitaire, notamment les échanges de prisonniers.
Là où les récits divergent
Les bilans humains de l'attaque du 8 septembre sur Kyiv divergent entre sources : certaines font état de 2 morts et 10 blessés, d'autres de 2 morts et 12 blessés, avec par ailleurs des précisions supplémentaires sur les quartiers touchés (Solomianskyi, Darnytskyi, Holosiivskyi, Shevchenkivskyi et Podilskyi) et sur la répartition des cibles interceptées (notamment 2 missiles balistiques, 31 missiles de croisière et 142 drones).
Contexte
Les émissaires spéciaux Witkoff et Kushner ont effectué début septembre un déplacement remarqué à Moscou puis à Kyiv, où les discussions ont aussi associé les conseillers à la sécurité nationale britannique, allemand et français. Zelensky fait état d'un déficit ukrainien en intercepteurs de missiles balistiques et du développement d'un programme national « Freyja / FREYJA » avec l'espoir d'un appui américain et européen. Selon le Financial Times, Washington a refusé une demande de 300 missiles Patriot, invoquant la préservation des stocks américains ; Zelensky affirme qu'on lui aurait officiellement opposé le Moyen-Orient pour expliquer la baisse des livraisons de missiles BMD cette année par rapport à l'an passé. Witkoff a évoqué des « progrès significatifs » après les réunions de Moscou et Kyiv ; Kushner a qualifié de non garanti l'arrêt des combats avant l'hiver. Les lieux évoqués pour une éventuelle rencontre trilatérale comprennent les Émirats arabes unis, la Suisse ou la Turquie, avec à l'ordre du jour l'énergie, les céréales et, comme priorité, l'humanitaire, en particulier les échanges de prisonniers.