Zelensky évoque une possible rencontre trilatérale Ukraine-États-Unis-Russie cet automne
Le président Volodymyr Zelensky a déclaré le 8 septembre que la prochaine réunion trilatérale entre l'Ukraine, les États-Unis et la Russie pourrait se tenir cet automne aux Émirats arabes unis, en Suisse ou en Turquie. L'énergie, les exportations de céréales et les échanges de prisonniers figurent parmi les sujets pressentis. Zelensky a souligné que l'Ukraine était prête à des compromis sur le « douloureux » dossier énergétique, tout en exigeant des résultats concrets et non de simples discussions.
L'essentiel
- Zelensky a indiqué le 8 septembre que la prochaine rencontre trilatérale Ukraine-États-Unis-Russie pourrait se tenir aux Émirats arabes unis, en Suisse ou en Turquie.
- Si toutes les parties s'accordent, la réunion pourrait avoir lieu dès ce mois de septembre, selon Zelensky.
- Les thèmes prévus à l'ordre du jour incluent l'énergie, les exportations de céréales et les échanges de prisonniers de guerre.
- Zelensky a déclaré que l'Ukraine était prête à des compromis sur l'énergie, qu'il qualifie de question « douloureuse » pour Kyiv, Moscou, l'Inde, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.
- Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner se sont rendus à Moscou le 5 septembre puis à Kyiv le 6 septembre pour préparer ce cycle de négociations.
- La Russie exige le retrait des troupes ukrainiennes de tout le Donbass, ce que Kyiv rejette catégoriquement.
- Zelensky a posé comme condition que la rencontre produise des résultats concrets et ne se limite pas à des discussions.
Pourquoi c’est important
Le format trilatéral reste le principal canal diplomatique visant à mettre fin à la guerre entre la Russie et l'Ukraine, et Zelensky a publiquement désigné des pays hôtes candidats ainsi qu'un éventuel créneau automnal pour le prochain sommet. En présentant l'énergie et les céréales — y compris la disposition de Kyiv à compromettre sur l'énergie — comme des sujets « douloureux » centraux, le président ukrainien a signalé ce que l'Ukraine est prête à mettre sur la table. La rencontre est toutefois confrontée à des points de blocage non résolus : l'exigence russe d'un retrait ukrainien total du Donbass, et la proposition américaine d'une zone économique libre dans le Donbass dont les modalités restent floues.
Ce qui s’est passé
Le 8 septembre, Volodymyr Zelensky a répondu aux questions de journalistes et a indiqué que la prochaine réunion trilatérale entre l'Ukraine, les États-Unis et la Russie pourrait se tenir cet automne, peut-être dès septembre. Les Émirats arabes unis, la Suisse ou la Turquie ont été nommés comme pays hôtes possibles, et d'autres invitations sont parvenues. Les sujets à l'ordre du jour comprendraient l'énergie, les exportations de céréales et les échanges de prisonniers de guerre. Zelensky a souligné la disponibilité de Kyiv à des compromis sur le dossier énergétique, tout en insistant sur la nécessité de résultats concrets plutôt que de simples discussions. Il a par ailleurs annoncé une rencontre bilatérale prévue avec Donald Trump en septembre, ainsi qu'une prochaine réunion entre représentants ukrainiens et conseillers européens et américains.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
La presse ukrainienne met l'accent sur les déclarations de Zelensky et s'accorde sur les trois pays hôtes candidats (Émirats arabes unis, Suisse et Turquie), avec plusieurs médias précisant explicitement un créneau en septembre ou à l'automne. Les titres insistent sur la disposition de Kyiv à transiger sur l'énergie comme question « douloureuse » et sur l'attente de résultats concrets, et non de simples pourparlers. La couverture ukrainienne souligne également le volet humanitaire — l'élargissement et l'accélération des échanges de prisonniers — aux côtés de l'énergie et des céréales comme les trois piliers de l'ordre du jour.
Ce qu’en disent les sources internationales
La seule source anglophone du matériel provient d'Azerbaïdjan et se montre plus brève : elle rapporte que la Russie espère une reprise des pourparlers trilatéraux sur l'Ukraine, en mettant l'accent sur la posture de Moscou plutôt que sur les points de l'ordre du jour ou sur la disposition au compromis soulignés dans la couverture ukrainienne. Le matériel international disponible ne précise ni les pays hôtes candidats, ni le créneau automnal ou septembre, ni la ligne sur le compromis énergétique qui domine la presse ukrainienne.
Là où les récits divergent
La présentation par Zelensky d'un possible calendrier en septembre ou à l'automne ne se traduit pas encore par une décision confirmée : le Kremlin a qualifié la rencontre Witkoff-Kushner d'« extrêmement importante » et d'« utile » mais n'a annoncé aucune avancée concrète, et Zelensky lui-même a indiqué qu'aucune décision sur la tenue de la réunion trilatérale n'avait encore été prise.
Contexte
Les négociations trilatérales entre l'Ukraine, les États-Unis et la Russie ont été suspendues après le lancement de l'opération américano-israélienne contre l'Iran en février. Donald Trump avait fait de la fin de la guerre entre la Russie et l'Ukraine une priorité en entrant en fonctions en janvier 2025, mais aucun accord n'a encore été conclu. Moscou exige le retrait des troupes ukrainiennes de l'ensemble du Donbass, ce que Kyiv rejette catégoriquement. Les États-Unis ont proposé la création d'une zone économique libre dans le Donbass, dont les modalités d'administration et les garanties de sécurité restent floues. Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner ont déclaré avoir obtenu des « progrès substantiels » lors de leurs visites à Moscou et à Kyiv, tandis que le Kremlin n'a annoncé aucune percée concrète. Pendant ces visites, l'Ukraine et la Russie se sont accordées pour ne pas frapper leurs capitales respectives jusqu'au 7 septembre.