Attaque contre une école et un abri à Komychouvaïa : le bilan s’alourdit à 31 morts
Au moins 31 personnes ont été tuées et cinq blessées dans des frappes aériennes russes sur une école et un abri de Komychouvaïa, dans la région de Zaporijjia. L’école servait de point de distribution de l’aide humanitaire et d’abri pour les habitants. Quarante-huit personnes étaient toujours déclarées disparues le 3 novembre, alors que les secours poursuivaient leurs recherches.
L'essentiel
- Les forces russes ont attaqué Komychouvaïa le 2 novembre 2025, d’abord la école où était distribuée l’aide humanitaire, puis l’abri où se trouvaient des civils.
- Le bilan s’est élevé de 26 à 29 morts, puis à 31, pendant les opérations de recherche et de sauvetage.
- Cinq personnes ont été blessées et 48 étaient déclarées disparues au 3 novembre.
- Quatre policiers et deux secouristes de la Protection civile d’État figure parmi les victimes.
- La plupart des morts étaient des civils venus chercher de l’aide ou aidant d’autres personnes après la première frappe.
- La région de Zaporijjia a proclamé trois jours de deuil les 3, 4 et 5 novembre.
- Un drone russe a aussi attaqué un autobus de la mission humanitaire « Proliska » à Bilenke : une passagère de 1952 est morte, le conducteur a été grièvement blessé et deux passagers ont été blessés.
Pourquoi c’est important
Cette attaque a frappé un lieu de distribution de l’aide humanitaire et un abri utilisé par les habitants, causant un bilan élevé alors que des civils cherchaient aide ou protection. Elle illustre la vulnérabilité des infrastructures humaines et de protection dans le sud de l’Ukraine, où les frappes russes se poursuivent. La hausse du bilan, les disparitions encore nombreuses et la poursuite des recherches soulignent l’ampleur de la catastrophe, qui a entraîné un deuil régional ainsi que la condamnation et les demandes de réparation de la Conseil de l’Europe.
Ce qui s’est passé
Le 2 novembre 2025, les forces russes ont attaqué à plusieurs reprises Komychouvaïa, dans la région de Zaporijjia. La première frappe a visé l’école, utilisée comme point de résilience, centre de distribution de l’aide humanitaire et abri souterrain. Après l’effondrement d’une construction en béton, un second assaut a visé l’abri où se trouvaient des civils, des policiers et des secouristes. La plupart des victimes étaient des habitants venus chercher de l’aide ou qui aidaient les personnes Sustainability après la première frappe.
Le nombre de morts est d’abord passé de 26 à 29, puis à 31, à mesure que les recherches se poursuivaient. Cinq personnes étaient blessées et 48 continuaient d’être déclarées disparues. Parmi les morts figuraient quatre policiers — Mykhailo Buzhenko, Mykola Balanda, Mykhailo Romanov et Dmytro Bessiedin — ainsi que les secouristes Denys Konovalenko et Oleksii Shushchevskyi. La liste des victimes comprenait aussi des employés des services publics locaux et de la communauté. Dans la région de Zaporijjia, une périodes de deuil de trois jours a été décrétée les 3, 4 et 5 novembre.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
La couverture ukrainienne souligne que l’école n’était pas un simple objectif militaire : elle distribuait une aide hebdomadaire aux habitants de Komychouvaïa et servait d’abri. Les autorités et commentateurs ukrainiens mettent en avant la mort de policiers, de secouristes et de fonctionnaires locaux, la poursuite des recherches et les trois jours de deuil régional. Ils présentent l’attaque comme une agression contre des civils qui réclament une aide humanitaire et plaident pour la responsabilité de la Russie, sans compromis.
Ce qu’en disent les sources internationales
La couverture internationale a d’abord mis l’accent sur l’échelle de l’attaque contre l’école, l’abri et le site de distribution de l’aide, avant de signaler la hausse du bilan à 31 morts. Elle souligne également la condamnation de l’attaque par le Conseil de l’Europe et son engagement à poursuivre les mécanismes de responsabilité et d’indemnisation, notamment le Registre des dommages, la Commission des demandes et le Tribunal spécial.
Là où les récits divergent
Les sources ne s'accordent pas sur le nombre exact de bombes guidées utilisées : plusieurs rapportent au moins neuf frappes ou neuf bombes lors de la seconde attaque, tandis qu’une autre version fait état de dix bombes FAB-3000 dirigées vers l’école. Le nombre de morts a également évolué au fil du temps, de 26 à 29 puis à 31, en raison de la continuation des recherches et des mises à jour sur les victimes.
Contexte
L’école de Komychouvaïa servait à la fois de centre de distribution de l’aide humanitaire et d’abri pour les habitants qui étaient restés dans la localité,ceiving une assistance chaque semaine. L’attaque a eu lieu après l’expiration d’un cessez-le-feu limité dans la région de Kherson, et les rapports signalent la reprise des attaques peu après sa fin.