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Moscou exclut les Européens des négociations trilatérales, l’UE maintient son engagement diplomatique

La Russie a indiqué qu’elle n’invitera pas de représentants européens à un prochain round de négociations trilatérales entre l’Ukraine, les États-Unis et la Russie, prévu en novembre à Abu Dhabi. L’Union européenne a réaffirmé sa volonté de participer aux efforts diplomatiques, tandis que Kyiv accepte de poursuivre ce format si Washington l’impose.

L'essentiel

  • Les négociations trilatérales Ukraine–États-Unis–Russie étaient prévues en novembre à Abu Dhabi.
  • Le Kremlin exclut les représentants des États européens du prochain round, selon Youri Ouchakov.
  • Dmitri Peskov a déclaré le 29 octobre que ce format ne prévoit pas la participation de l’Union européenne.
  • La Commission européenne a confirmé le 29 octobre qu’elle poursuivait ses efforts diplomatiques.
  • Paula Pinho n’a pas confirmé la présence de représentants de l’UE aux prochaines négociations.
  • Volodymyr Zelensky a déclaré le 28 octobre que l’Ukraine ne renoncé pas au format trilatéral si Washington l’impose.
  • Selon l’ISW, Moscou.conditionne l’accès des Européens à un accord sur le retrait de l’OTAN jusqu’aux frontières de 1997.

Pourquoi c’est important

La présence de l’Europe peut influer sur le format des négociations et sur les discussions relatives à la sécurité du continent. La demande russe de réduire la présence de l’OTAN jusqu’aux frontières de 1997 impliquerait une refonte fondamentale de l’architecture de sécurité européenne. En parallèle, l’acceptation ukrainienne d’un format trilatéral sans représentants européens maintient ouverte la voie de la négociation, mais l’incertitude sur la participation de l’UE laisse la forme diplomatique indéterminée.

Ce qui s’est passé

La Russie a virtuellement fermé la porte à une participation européenne au prochain round de négociations trilatérales entre l’Ukraine, les États-Unis et la Russie, initialement prévu en novembre à Abu Dhabi. Youri Ouchakov a déclaré que des représentants des États européens ne seraient pas invités, tandis que Dmitri Peskov a précisé que ce format n’inclut pas l’Union européenne. Les responsables russes ont également contesté le caractère pacifique de la position européenne et qualifié les exigences de l’Europe d’irréalistes. Face à ces déclarations, la Commission européenne a réaffirmé qu’elle participait aux efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre, mais sa porte-parole Paula Pinho n’a pas confirmé la présence de représentants de l’UE au prochain round. Volodymyr Zelensky a indiqué que l’Ukraine accepterait une négociation exclusivement trilatérale si les États-Unis l’exigeaient, tout enقدر que l’avenir de l’Europe ne pouvait pas être discuté sans ses partenaires européens.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

L’Ukraine présente sa participation aux négociations trilatérales comme un moyen d’avancer rapidement vers la paix, y compris si des représentants européens en sont exclus. Kyiv souligne toutefois qu’aucune discussion sur l’architecture de sécurité européenne ne peut se faire sans la participation des États européens.

Ce qu’en disent les sources internationales

La couverture internationale met en évidence la tentative de la Russie d’écarter les Européens et d’affaiblir leur position dans les négociations. Les déclarations moscovites sur le manque de cohérence européenne et sur des exigences irréalistes sont présentées en regard de l’engagement diplomatique continu de la Commission européenne.

Là où les récits divergent

Moscou présente publiquement la position de l’UE comme orientée contre les intérêts de la Russie et non vers la paix, tandis que la Commission européenne affirme qu’elle poursuit ses efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre. La Russie indique que les représentants européens ne seront pas invités, alors que l’UE n’a pas confirmé sa présence ni son absence.

Contexte

Le round trilatéral entre l’Ukraine, les États-Unis et la Russie était initialement prévu à Abu Dhabi en novembre. La Russie avait formulé en décembre 2021 sa demande de réduire la présence de l’OTAN dans la région jusqu’aux frontières de 1997.