Trump suspend les sanctions contre les grands acheteurs de pétrole et de gaz russes
Donald Trump a suspendu, deux jours avant son entrée en vigueur, le dispositif de sanctions du Graham law visant les grands acheteurs de pétrole et de gaz russes. La décision intervient après que son administration a facilité les ventes de diesel russe aux États-Unis et à d’autres marchés. Elle a provoqué une critique bipartite et des灵魂s sur la politique américaine envers Moscou et l’Ukraine.
L'essentiel
- Le 16 octobre, Donald Trump a signé un décret suspendant les sanctions contre les plus grands acheteurs de pétrole et de gaz russes.
- La suspension est intervenue deux jours avant l’entrée en vigueur du Graham law.
- Le 9 octobre, Trump aurait convenu avec Vladimir Putin lors d’un appel téléphonique de fournir des centaines de milliers de tonnes de diesel russe aux marchés américain et mondial.
- L’administration Trump a levé les restrictions sur la vente de diesel russe aux États-Unis et à d’autres marchés.
- Le décret affirmait que le refus des sanctions servait les intérêts nationaux américains, sans expliquer ce raisonnement.
- Marco Rubio a déclaré que l’administration évaluerait l’impact du Graham law après 60 jours.
- Des démocrates et républicains ont critiqué la décision, que certains ont présentée comme une trahison de l’Ukraine.
Pourquoi c’est important
La suspension affecte un instrument destiné à faire pression sur la Russie au sujet de son invasion et de ses actes de violence contre l’Ukraine. Elle a aussi accompagné une facilitation des ventes de diesel russe et a alimenté les interrogations sur l’engagement américain envers Kyiv et sur le leadership des États-Unis dans la riposte internationale.
Ce qui s’est passé
Après une rencontre bilatérale avec Vladimir Putin en Alaska le 15 août 2025, l’administration Trump aurait décidé, lors d’un appel téléphonique du 9 octobre, de fournir des centaines de milliers de tonnes de diesel russe aux marchés américain et mondial. Elle a ensuite levé les restrictions sur ces ventes. Le 18 septembre, Trump avait signé le HR 5334, le Lindsey O. Graham Act Imposing Sanctions, un texte visant notamment les grands acheteurs de pétrole et de gaz russes. Le 16 octobre, soit deux jours avant l’entrée en vigueur prévue du dispositif, il a signé un décret suspendant son application jusqu’à une décision ultérieure de son administration. Selon le décret, ce refus temporaire de sanctionner relevait des intérêts nationaux américains. Marco Rubio a ensuite indiqué que l’administration évaluerait l’impact de la loi après 60 jours, alors que ce délai ne figurait pas dans le décret lui-même.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
La couverture ukrainienne met l’accent sur les conséquences possibles pour l’Ukraine de la poursuite de l’agression russe. Elle présente les décisions américaines comme un abandon de Kyiv et du leadership américain, et souligne les critiques de l高水平 concernant les motifs personnels de Trump, notamment son rapport à Poutine et à Volodymyr Zelensky. Elle rappelle aussi que l’avenir de l’Ukraine dépendra fortement de l’aide européenne.
Ce qu’en disent les sources internationales
La couverture internationale classe cette séquence comme un changement de politique américaine touchant les sanctions, les marchés énergétiques et les relations avec la Russie. Elle oppose l’argument officiel d’intérêt national à la critique de responsables politiques et de commentators américains, et la rattache aux conséquences plus larges de la relation bilatérale entre Trump et Poutine.
Là où les récits divergent
Les deux sources ukrainiennes signalent une incohérence dans l’explication des 60 jours : l’administration a annoncé une évaluation après ce délai, mais le décret présidentiel ne le prévoyait pas.
Contexte
Le Congrès américain a adopté un texte de sanctions à soutien bipartisan, nommé d’après le défunt sénateur Lindsey Graham, visant la Russie et les pays qui soutiennent son invasion et ses violences contre l’Ukraine. La loi prévoyait notamment des sanctions contre les grands acheteurs de pétrole et de gaz russes. Son application a été suspendue deux jours avant son entrée en vigueur, l’administration Trump se réservant la possibilité de revenir sur sa décision.