Publié le · Mis à jour :

L'Ukraine revendique la mise hors service de 51 % des capacités de raffinage russes en septembre

Les Forces des systèmes sans pilote ukrainiennes affirment avoir frappé au moins 16 objectifs en territoire russe en septembre 2025, dont plusieurs raffineries. Le ministère ukrainien de la Défense estime que ces frappes ont neutralisé plus de 51 % des capacités de raffinage de la Russie. Vladimir Poutine a reconnu une perte d'environ 1 % du PIB russe.

L'essentiel

  • Au moins 16 objectifs ont été frappés sur le territoire russe en septembre 2025, selon les Forces des systèmes sans pilote ukrainiennes.
  • Parmi les cibles figuraient des raffineries à Moscou, Iaroslavl, Perm, Saratov, Riazan, Syzran, Ilyski et TANEKO, ainsi que des sites à Novorossiysk, Makhachkala, Togliatti et Voronej.
  • Le 21 septembre, la raffinerie de Moscou (Gazprom Neft) a suspendu son traitement après des incendies sur ses unités de distillation.
  • Le 25 septembre, Reuters a rapporté que la raffinerie de Perm, septième plus grande de Russie, a cessé son activité après une attaque de drones ukrainiens.
  • Le ministère ukrainien de la Défense affirme que plus de 51 % des capacités de raffinage russes ont été mises hors service en septembre.
  • Vladimir Poutine a reconnu que les frappes ont coûté à la Russie environ 1 % de son PIB.
  • Cette affirmation ukrainienne de 51 % n'a pas pu être vérifiée de manière indépendante.

Pourquoi c’est important

Si elle se confirme, la mise hors service de plus de la moitié des capacités de raffinage russes représenterait un coup dur pour un secteur clé de l'économie russe. La reconnaissance par Moscou d'un coût économique mesurable indique que les frappes produisent des effets concrets au-delà du champ de bataille.

Ce qui s’est passé

Les Forces des systèmes sans pilote ukrainiennes (СБС) ont annoncé le 5 octobre avoir frappé au moins 16 objectifs en territoire russe au cours du mois de septembre 2025, à des distances allant de plusieurs centaines à plus d'un millier de kilomètres de la frontière ukrainienne. Les opérations ont impliqué des unités du 1er Centre séparé des СБС, de la 412e Brigade séparée NEMESIS, du 413e Régiment séparé des systèmes sans pilote Raid, ainsi que de la 414e Brigade séparée Ptakhy Madyara. Les cibles comprenaient des raffineries à TANEKO, Moscou, Perm, Saratov, Riazan, Iaroslavl et Ilyski, ainsi que des sites à Novorossiysk, Makhachkala, Togliatti et Voronej. Le 11 septembre, la raffinerie de Saratov a été arrêtée ; le 15 septembre, celle de Syzran a été immobilisée, endommageant une unité de distillation de 17 100 tonnes métriques par jour ; le 21 septembre, la raffinerie de Moscou a suspendu son traitement après des incendies ; le 25 septembre, la raffinerie de Perm, septième plus grande de Russie, a cessé son activité. Le ministère ukrainien de la Défense a affirmé que les frappes des forces de défense et de sécurité en septembre ont mis hors service plus de 51 % des capacités de raffinage russes. Le ministre de la Défense Ievhenii Khmara a précisé que ce chiffre avait été évalué par des analystes des services de renseignement, de l'état-major général et du ministère. Vladimir Poutine a pour sa part reconnu que les frappes ont coûté environ 1 % du PIB russe.

Là où les récits divergent

L'Ukraine affirme que 51 % des capacités de raffinage russes ont été neutralisées, mais cette affirmation n'a pas pu être vérifiée de manière indépendante. De son côté, Vladimir Poutine reconnaît un coût économique d'environ 1 % du PIB tout en qualifiant l'impact des frappes de seulement partiel.

Contexte

Les villes nommées comme cibles des frappes récentes incluent Moscou, Iaroslavl, Oust-Louga, Perm, Saratov et Syzran. Plus tôt dans l'année, les attaques ukrainiennes sur les raffineries russes avaient provoqué une crise du carburant en Russie, poussant les autorités à restreindre la vente d'essence. Le front de la guerre entre la Russie et l'Ukraine s'étend sur environ 1 200 kilomètres.