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Zelensky à New York : pas de document sur les négociations avec Washington, mais un cessez-le-feu énergétique conditionnel

En marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, le président Volodymyr Zelensky a déclaré qu'aucun document écrit n'avait encore été produit à l'issue des négociations ukraino-américaines, les deux parties s'étant uniquement entendues pour ne rien rendre public avant un retour de la Russie. Il a confirmé la disponibilité de l'Ukraine à cesser ses frappes sur les raffineries russes à condition que Moscou s'abstienne en retour de frapper les infrastructures critiques, les exportations alimentaires et le secteur énergétique ukrainiens. Il a également évoqué la possibilité d'une réunion trilatérale « avec un vrai résultat » en décembre à Miami, en marge du G20.

L'essentiel

  • Zelensky a déclaré depuis New York qu'il n'avait vu aucune avancée écrite à la suite des pourparlers ukraino-américains.
  • Les envoyés spéciaux Steve Witkoff et Jared Kushner prennent « plusieurs semaines » de pause pour discuter avec la Russie et des partenaires.
  • Il existe un accord pour ne pas évoquer publiquement les négociations tant que Moscou n'a pas fait de retour.
  • L'Ukraine est prête à cesser ses frappes sur les raffineries russes si la Russie arrête ses attaques contre les infrastructures critiques, les exportations alimentaires et le secteur énergétique ukrainiens.
  • Trump avait demandé le 20 septembre à l'Ukraine de cesser ces frappes, citant l'impact sur le marché mondial des carburants.
  • Zelensky juge possible une réunion trilatérale « avec un vrai résultat » en décembre à Miami lors du G20.
  • Le 23 septembre, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a indiqué que Kiev et Moscou se sont dits intéressés par un cessez-le-feu limité englobant le grain et l'énergie.

Pourquoi c’est important

Les négociations ukraino-américaines entrent dans une phase où le contenu est délibérément gardé privé, ce qui rend toute vérification indépendante difficile et alimente les lectures divergentes à Kiev et à Washington. Zelensky inscrit par ailleurs tout cessez-le-feu énergétique dans une logique de réciprocité stricte, condition que les déclarations américaines publiques sur les raffineries ne reprennent pas. Enfin, l'horizon d'une rencontre trilatérale au G20 de Miami en décembre est présenté par Kiev comme l'une des meilleures fenêtres proposées par les États-Unis.

Ce qui s’est passé

À New York, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, le président Volodymyr Zelensky a fait le point sur les contacts avec les émissaires américains. Il a indiqué qu'aucun document écrit n'avait émergé des discussions et que la seule entente portait sur la discrétion publique tant que Moscou n'aurait pas répondu. Steve Witkoff et Jared Kushner prennent, selon lui, plusieurs semaines de pause pour mener des tractations avec la Russie et des partenaires, certains points ayant déjà été abordés lors de leur précédent passage à Kiev. Zelensky a par ailleurs confirmé la disponibilité de l'Ukraine à cesser ses frappes sur les raffineries russes à condition que la Russie arrête en retour ses attaques contre les infrastructures critiques ukrainiennes, les exportations alimentaires et le secteur de l'énergie. Il a estimé qu'une réunion trilatérale « avec un vrai résultat » était possible en décembre à Miami en marge du G20. La veille, le secrétaire d'État Marco Rubio avait déclaré que Kiev et Moscou s'étaient dits intéressés par un cessez-le-feu limité sur le grain et l'énergie.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

Les deux médias ukrainiens consultés, NV et ZN.UA, se concentrent sur les déclarations de Zelensky et mettent en avant la condition de réciprocité posée par Kiev à tout arrêt des frappes sur les infrastructures énergétiques russes. Ils insistent sur l'accord de confidentialité passé avec Washington et présentent le processus comme en cours mais sans résultat écrit, ce qui cadre la rencontre new-yorkaise comme une phase d'attente d'un retour de Moscou.

Là où les récits divergent

Les sources divergent sur le cadre des frappes ukrainiennes contre les raffineries russes : Zelensky les présente comme un levier conditionnel, liées à la réciprocité de Moscou, tandis que Trump invoque les effets négatifs sur le marché mondial des carburants et affirme que la Russie a perdu le contrôle de son industrie du diesel à cause de ces frappes.

Contexte

Le 20 septembre, lors d'un appel téléphonique, Donald Trump a demandé à l'Ukraine de cesser ses frappes sur les raffineries russes en invoquant l'impact sur le marché mondial des carburants. Le 21 septembre, il a déclaré que l'industrie russe du diesel avait de facto perdu le contrôle en raison des frappes ukrainiennes et que la guerre « devait être arrêtée ». Le 22 septembre à New York, Zelensky a confirmé la disponibilité de l'Ukraine à tout format de cessez-le-feu énergétique avec la Russie sur une base de réciprocité. Le 23 septembre, le secrétaire d'État Marco Rubio a indiqué que Kiev et Moscou s'étaient dits intéressés par un cessez-le-feu limité englobant le grain et l'énergie.