Zelensky dit que l'Ukraine est prête à un cessez-le-feu énergétique, contredisant les affirmations de Trump
Le président Volodymyr Zelensky a déclaré dans une interview à CBS News que l'Ukraine était prête à un cessez-le-feu énergétique avec la Russie, tout en rejetant l'annonce faite la veille par Donald Trump selon laquelle un tel accord existait déjà. Zelensky a lié toute désescalade à des garanties américaines que Moscou s'abstiendrait de frappes sur les infrastructures ukrainiennes.
L'essentiel
- Zelensky a affirmé dans une interview à CBS News que l'Ukraine était prête à un cessez-le-feu énergétique avec la Russie.
- Le 14 septembre, Donald Trump avait annoncé que l'Ukraine et la Russie s'étaient mises d'accord pour ne pas frapper les infrastructures énergétiques de l'autre.
- Zelensky a nié l'existence d'un tel cessez-le-feu et affirmé que l'Ukraine continuait de répondre aux frappes russes.
- Pour la Russie, l'énergie est liée aux exportations de pétrole et de gaz ; pour l'Ukraine, il s'agit de fournir de l'électricité aux citoyens, a souligné Zelensky.
- Le Financial Times rapporte que Trump a précipité son annonce et qu'aucun accord final n'avait été conclu.
- Selon des sources du FT, Vladimir Poutine ne souhaite pas conclure d'accord avant l'hiver, estimant que les attaques contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes font pression sur Kyiv.
- Zelensky a déclaré espérer une rencontre avec Trump à New York la semaine suivante, avec le cessez-le-feu maritime et énergétique à l'ordre du jour.
Pourquoi c’est important
La déclaration met en lumière une divergence publique entre les présidents américain et ukrainien sur l'existence même d'un cessez-le-feu énergétique avec Moscou. Elle souligne aussi l'asymétrie des enjeux : pour la Russie, les infrastructures énergétiques servent les exportations de pétrole et de gaz, tandis que pour l'Ukraine, elles conditionnent l'approvisionnement électrique des citoyens. La question est en outre liée à la négociation plus large, y compris une rencontre prévue à New York entre Zelensky et Trump.
Ce qui s’est passé
Le président Volodymyr Zelensky a déclaré dans une interview à CBS News que l'Ukraine était prête à un cessez-le-feu énergétique avec la Russie, tout en rejetant l'annonce faite la veille par Donald Trump selon laquelle Kiev et Moscou s'étaient déjà engagées à ne pas frapper les infrastructures énergétiques de l'autre. Zelensky a lié toute mesure de désescalade à des garanties américaines concrètes que la Russie s'abstiendrait, à son tour, de frapper les installations ukrainiennes. Il a précisé que les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner avaient soulevé la question lors d'une visite à Kiev et proposé d'examiner le cas des raffineries et autres installations énergétiques. Selon le Financial Times, Trump a précipité son annonce et aucun accord final n'avait été conclu. Zelensky a également indiqué espérer une rencontre avec Trump à New York la semaine suivante.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
Les sources ukrainiennes mettent l'accent sur le démenti de Zelensky et présentent l'enjeu comme celui de l'approvisionnement électrique des civils, par opposition aux exportations russes de pétrole et de gaz. Elles soulignent la disposition conditionnelle de Kiev : toute désescalade dépend de garanties américaines que Moscou respectera la réciprocité. Elles insistent aussi sur le fait que la Russie continue de frapper les infrastructures ukrainiennes et présentent l'annonce de Trump comme prématurée.
Là où les récits divergent
Trump a affirmé le 14 septembre que l'Ukraine et la Russie s'étaient engagées à ne pas frapper les infrastructures énergétiques de l'autre, tandis que Zelensky a nié l'existence d'un tel cessez-le-feu et affirmé que l'Ukraine continuait de répondre aux frappes russes. Le Financial Times rapporte que Trump a précipité son annonce et qu'aucun accord final n'avait été conclu à la date du reportage.
Contexte
Zelensky a fait ces déclarations dans une interview à CBS News, à la suite de l'annonce du 14 septembre par Trump d'un prétendu cessez-le-feu énergétique. Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner avaient soulevé la question d'un cessez-le-feu énergétique lors d'une visite à Kiev, suggérant d'inclure les raffineries et autres installations énergétiques. Des sources citées par le Financial Times indiquent que Vladimir Poutine ne souhaiterait pas conclure d'accord avant l'hiver, considérant que les frappes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes peuvent accroître la pression sur Kiev pour obtenir des concessions.