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Rubio affirme qu'il n'existe aucun cessez-le-feu énergétique entre l'Ukraine et la Russie

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré dans une interview à la radio WABC qu'aucun cessez-le-feu énergétique n'était actuellement en vigueur entre l'Ukraine et la Russie et que la guerre prendrait fin par un accord négocié, et non par une victoire militaire décisive d'un camp. Ses propos interviennent au lendemain d'une rencontre Zelensky-Trump en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York.

L'essentiel

  • Rubio a déclaré qu'aucun cessez-le-feu énergétique n'est actuellement en place entre l'Ukraine et la Russie.
  • Il a affirmé que la guerre prendrait fin par un accord négocié, et non par une victoire militaire écrasante d'un côté.
  • Selon lui, mettre fin au conflit serait logique, mais en politique étrangère le logique ne s'impose pas toujours.
  • Rubio a précisé que les États-Unis n'en étaient pas encore au stade où un accord pouvait être conclu, tout en exprimant l'espoir que la situation évolue.
  • Donald Trump resterait prêt, d'après Rubio, à saisir toute occasion pour rapprocher Kiev et Moscou.
  • Le 22 septembre, Zelensky et Trump se sont rencontrés en marge de l'Assemblée générale de l'ONU ; Zelensky a déclaré que l'Ukraine était prête à tout format de cessez-le-feu énergétique avec la Russie.

Pourquoi c’est important

La prise de position de Rubio fixe le cadre diplomatique américain : la guerre doit se conclure par la négociation, non par une victoire militaire, ce qui pèse sur Kiev comme sur Moscou. Son démenti formel de tout cessez-le-feu énergétique contredit les affirmations antérieures de Trump selon lesquelles Kiev et Moscou s'étaient déjà mis d'accord pour cesser leurs frappes sur les installations énergétiques. En admettant que les États-Unis ne sont pas encore au stade d'un accord, il ouvre la possibilité d'un ralentissement de la poussée américaine vers un règlement rapide, en pleine diplomatie de navette entre Washington, Kiev et Moscou.

Ce qui s’est passé

Dans une interview accordée à la radio WABC et relayée par le site du département d'État, Marco Rubio a affirmé qu'aucun cessez-le-feu énergétique n'est en vigueur entre l'Ukraine et la Russie et que le conflit ne se résoudra pas par une victoire militaire décisive, mais par un accord négocié. Il a jugé « logique » d'y mettre fin tout en relevant que cette logique ne prévaut pas toujours en politique étrangère. Il a indiqué que les États-Unis n'étaient pas encore au stade où un accord pouvait être conclu, tout en maintenant l'engagement américain et en soulignant que Donald Trump restait prêt à saisir toute occasion de rapprochement. Ses déclarations font suite à la rencontre Zelensky-Trump du 22 septembre en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, durant laquelle Zelensky a dit que l'Ukraine était prête à tout format de cessez-le-feu énergétique et que les États-Unis transmettraient sa proposition à Moscou. La délégation américaine à ces entretiens comprenait Rubio, le secrétaire au Trésor Scott Bessent, l'émissaire Steve Witkoff et Jared Kushner ; la délégation ukrainienne était composée notamment de Kyrylo Boudanov, de Rustem Oumérov, du ministre des Affaires étrangères Andriy Sybiha, de Davyd Arakhamia et de Pavlo Palisa.

Là où les récits divergent

Rubio contredit directement les propos tenus par Donald Trump le 14 septembre, selon lesquels l'Ukraine et la Russie se seraient déjà mises d'accord pour cesser leurs frappes mutuelles sur les installations énergétiques : pour le secrétaire d'État, un tel accord n'existe pas. Par ailleurs, Rubio reconnaît qu'un règlement n'est pas encore à portée de main, ce qui nuance l'optimisme affiché par Trump à la tribune de l'ONU le 22 septembre, quand le président américain a affirmé que la guerre finirait « plus vite que les gens ne le pensent ».

Contexte

Le 13 septembre, Donald Trump avait demandé à Zelensky de cesser les frappes sur les infrastructures de diesel russe, évoquant une pénurie. Le lendemain, il avait affirmé qu'Ukraine et Russie avaient convenu de ne plus se frapper mutuellement ; Zelensky avait répondu que Kiev était prêt à une retenue réciproque à condition que les partenaires puissent garantir le respect russe. Le 15 septembre, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov avait qualifié l'idée d'un cessez-le-feu énergétique de « très bonne idée », après l'avoir précédemment écartée en présentant l'énergie comme le « talon d'Achille » de l'Ukraine. Le 22 septembre, Zelensky et Trump se sont rencontrés en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, qualifiant l'entretien de « positif » et « productif » ; Kyrylo Boudanov, chef de l'administration présidentielle ukrainienne, a évoqué un possible retour à des négociations trilatérales dès le mois d'octobre.