Publié le · Mis à jour :

Zelensky propose une désescalade réciproque, y compris un arrêt des frappes sur les infrastructures énergétiques

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que l'Ukraine était prête à soutenir une « étape de désescalade », dont l'arrêt des frappes sur les infrastructures énergétiques critiques, si la Russie prenait une mesure équivalente. Il intervenait au lendemain d'une affirmation du président américain Donald Trump selon laquelle Kiev et Moscou se seraient entendus pour s'abstenir de frapper les installations énergétiques. Le Financial Times a cependant rapporté que Vladimir Poutine ne souhaitait pas conclure un tel accord avant l'hiver.

L'essentiel

  • Zelensky : « Si cela peut être une première étape de désescalade — une étape pour arrêter les frappes russes sur nos infrastructures critiques et les nôtres en représailles — alors l'Ukraine est prête à soutenir la désescalade. »
  • Le 14 septembre, Donald Trump a affirmé que l'Ukraine et la Russie s'étaient entendues pour ne pas frapper les installations énergétiques.
  • Selon le Financial Times, Vladimir Poutine ne veut pas conclure d'accord sur les frappes énergétiques avant l'hiver.
  • Zelensky a signalé des frappes ukrainiennes récentes sur une raffinerie de pétrole à Syzran, une entreprise de production de drones à Taganrog et un site de drones dans la région d'Orel.
  • Zelensky affirme que la Russie continue de frapper les installations énergétiques ukrainiennes.
  • Les Forces de défense ukrainiennes, selon Zelensky, ripostent par des frappes sur des installations liées au complexe de défense russe.

Pourquoi c’est important

Cette déclaration ouvre la voie à un éventuel cessez-le-feu partiel sur les infrastructures critiques, notamment énergétiques. Elle intervient alors que les frappes ukrainiennes sur des cibles énergétiques et de défense russes se poursuivent et que, selon le Financial Times, Moscou ne souhaite pas conclure d'accord avant l'hiver, ce qui complique la trajectoire diplomatique.

Ce qui s’est passé

Le 14 septembre, Zelensky a réagi à une proposition américaine d'arrêt mutuel des frappes sur les infrastructures critiques en déclarant que l'Ukraine était prête à soutenir une telle étape de désescalade si la Russie prenait une mesure réciproque. Il a précisé que la Russie continuait de frapper les installations énergétiques ukrainiennes, tandis que les Forces de défense ukrainiennes répondaient par des frappes sur des installations liées au complexe de défense russe. Il a par ailleurs signalé des résultats récents, notamment contre une raffinerie à Syzran, une entreprise de production de drones à Taganrog et un site de drones dans la région d'Orel, ainsi que des touchés en mer Noire. La veille, Donald Trump avait affirmé que l'Ukraine et la Russie s'étaient entendues pour s'abstenir de frapper les installations énergétiques. Le Financial Times a rapporté que les négociations sur un tel cessez-le-feu duraient depuis un certain temps, mais que Vladimir Poutine ne souhaitait pas conclure d'accord avant l'hiver.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

La source ukrainienne met l'accent sur les attaques russes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes, tout en présentant les frappes ukrainiennes sur des cibles liées à la défense et à l'énergie russes comme une réponse en cours. Elle laisse la porte ouverte à une désescalade réciproque, positionnant l'Ukraine comme disposée à un geste conjoint si Moscou en fait autant.

Ce qu’en disent les sources internationales

La source anglophone internationale met en avant l'offre conditionnelle de désescalade de Zelensky comme une ouverture diplomatique, tout en rappelant l'affirmation antérieure de Trump selon laquelle un accord mutuel aurait déjà été conclu.

Là où les récits divergent

Trump a affirmé que l'Ukraine et la Russie s'étaient entendues pour ne pas frapper les installations énergétiques, tandis que Zelensky a présenté la situation comme une disponibilité de l'Ukraine à soutenir une étape de désescalade uniquement si la Russie fait de même. Le Financial Times a par ailleurs rapporté que Poutine ne souhaitait pas conclure un tel accord avant l'hiver.

Contexte

Le Financial Times a indiqué que des négociations sur l'arrêt des frappes sur les installations énergétiques étaient en cours depuis un certain temps. Le 14 septembre, Donald Trump a affirmé que l'Ukraine et la Russie s'étaient entendues pour ne pas frapper les installations énergétiques. Zelensky a par ailleurs signalé des frappes ukrainiennes récentes sur une raffinerie à Syzran, une entreprise de production de drones à Taganrog et un site de drones dans la région d'Orel.