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La France rejoint la Slovaquie pour demander la radiation d'Usmanov de la liste des sanctions de l'UE

La France s'est jointe à la Slovaquie pour exiger le retrait de l'oligarque russe Alicher Ousmanov de la liste des sanctions de l'UE, reportedly pour faciliter un échange de prisonniers avec l'Azerbaïdjan afin de libérer plusieurs ressortissants français. Le blocage a conduit l'UE à prolonger les sanctions contre Vladimir Poutine et Sergueï Lavrov de seulement sept jours, le temps de poursuivre les négociations. Le Luxembourg a menacé de demander en retour la radiation de Mikhaïl Fridman. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriy Sybiha a appelé l'UE à ne pas lever les sanctions contre les oligarques russes.

L'essentiel

  • La France a demandé, avec la Slovaquie, la radiation de l'oligarque russe Alicher Ousmanov de la liste des sanctions de l'UE.
  • Selon le Financial Times, la motivation serait l'organisation d'un échange de prisonniers avec l'Azerbaïdjan pour libérer plusieurs ressortissants français.
  • Paris invoque officiellement une raison de sécurité nationale et dit vouloir répondre positivement à ses partenaires internationaux sur le dossier Ousmanov.
  • À cause du blocage, l'UE n'a prolongé les sanctions contre Poutine et Lavrov que de sept jours, afin de laisser du temps pour d'autres négociations.
  • Le Luxembourg a fait savoir que si Ousmanov était radié, il demanderait à son tour la radiation de Mikhaïl Fridman.
  • Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriy Sybiha a appelé l'UE à ne pas lever les sanctions contre les oligarques russes.

Pourquoi c’est important

L'alignement inattendu de la France sur la Slovaquie fragilise la cohésion du régime de sanctions de l'UE contre les personnalités russes liées à la guerre. En liant la radiation d'un oligarque sanctionné à un échange bilatéral de prisonniers avec l'Azerbaïdjan, un précédent est créé, susceptible d'être exploité par d'autres États membres. La prolongation de seulement sept jours des sanctions contre Poutine et Lavrov révèle un désaccord interne et une tension procédurale au sein de l'UE. La menace conditionnelle du Luxembourg de demander la radiation de Mikhaïl Fridman illustre comment une demande nationale peut déclencher une érosion plus large de la liste. L'Ukraine s'opose publiquement à toute levée des sanctions contre les oligarques russes, présentant cette initiative comme contraire à ses intérêts.

Ce qui s’est passé

La France s'est jointe à la Slovaquie pour exiger la radiation de l'oligarque russe Alicher Ousmanov de la liste des sanctions de l'UE. Selon le Financial Times, citant trois sources informées, cette demande serait motivée par une tentative d'organiser un échange de prisonniers avec l'Azerbaïdjan afin de libérer plusieurs ressortissants français. Officiellement, Paris évite de commenter les détails du dossier et invoque une raison de sécurité nationale propre, un diplomate français anonyme précisant que la France «cherche à répondre positivement aux partenaires internationaux qui ont soulevé la question Ousmanov» tout en restant «un soutien résolu de la pression maximale des sanctions contre la machine de guerre russe». En raison du blocage, l'UE n'a prolongé les sanctions contre Vladimir Poutine et Sergueï Lavrov que de sept jours, afin de gagner du temps pour des négociations supplémentaires. Lors de la dernière discussion, le Luxembourg a soutenu la prolongation des sanctions personnelles liées à l'agression russe, mais a prévenu que, si Ousmanov était radié, il demanderait à son tour la radiation de Mikhaïl Fridman. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriy Sybiha a appelé l'UE à ne pas lever les sanctions contre les oligarques russes.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

Les médias ukrainiens présentent l'affaire comme une initiative française visant à radier un oligarque russe, en mettant l'accent sur les conséquences pour le régime de sanctions et donc pour l'Ukraine. Le point central du cadrage ukrainien est l'appel direct du ministre des Affaires étrangères Andriy Sybiha à ne pas lever les sanctions contre les oligarques russes, qui place explicitement l'enjeu diplomatique du côté des intérêts ukrainiens.

Contexte

La motivation présumée — la libération de ressortissants français détenus en Azerbaïdjan — s'est trouvée mêlée au dossier des sanctions de l'UE contre Ousmanov. Le Financial Times a fondé ses informations sur plusieurs diplomates anonymes informés, tant sur la position française que sur la posture luxembourgeoise.