Publié le · Mis à jour :

Zelensky à la conférence YES : un « cessez-le-feu énergétique » et un déblocage de la mer Noire comme étapes vers la paix

Le président Volodymyr Zelensky, intervenant à la conférence YES, a proposé une approche graduelle de la paix prévoyant un « cessez-le-feu énergétique » mutuel et le déblocage de la mer Noire. Il a averti que la Russie se préparait à frapper le système énergétique ukrainien avant l'hiver et a décrit les disruptions agricoles et énergétiques comme des défis mondiaux liés à la prolongation de la guerre.

L'essentiel

  • Zelensky a déclaré à la conférence YES que la Russie se préparait à frapper le système énergétique ukrainien durant l'hiver.
  • Il a proposé un « cessez-le-feu énergétique » mutuel et le déblocage de la mer Noire comme premières étapes vers la fin de la guerre.
  • Il a affirmé que, si la paix ne peut être obtenue aujourd'hui, les questions du cessez-le-feu énergétique et de la sécurité alimentaire peuvent au moins être résolues.
  • Il a assuré que les Ukrainiens ne seront pas privés de nourriture.
  • Il a présenté les enjeux agricoles et énergétiques comme deux défis mondiaux actuels, comparant la crise agricole potentielle à une situation « de Hormouz, mais dans l'agro ».
  • Il a averti que la prolongation de la guerre est un défi non seulement pour l'Ukraine mais aussi pour l'économie russe et pour le monde entier.
  • Selon le ministère de la Politique agraire, la restructuration de la logistique après les frappes russes sur les installations de stockage pourrait faire monter les prix alimentaires de 2,5 % au maximum.

Pourquoi c’est important

Zelensky a proposé un cadre de paix par étapes — incluant un « cessez-le-feu énergétique » mutuel et le déblocage de la mer Noire — qui pourrait servir de base à des négociations même si un accord global reste hors de portée. Son avertissement sur les frappes russes imminentes contre les infrastructures énergétiques souligne la vulnérabilité de l'Ukraine à l'approche de l'hiver, et sa mise en garde sur les conséquences agricoles et énergétiques globales montre que Kyiv cherche à internationaliser les coûts de la prolongation du conflit.

Ce qui s’est passé

Lors de la conférence YES, le président Volodymyr Zelensky a esquissé une voie graduelle vers la fin de la guerre, commençant par un « cessez-le-feu énergétique » mutuel dans lequel aucune des parties ne frapperait les infrastructures énergétiques de l'autre, suivi du déblocage de la mer Noire. Il a averti que la Russie se préparait à frapper le système énergétique ukrainien durant l'hiver et a déclaré que l'Ukraine tenterait de « répondre avec dignité » aux coupures de courant qui en résulteraient. Zelensky a noté que, si une paix globale ne pouvait être conclue parce qu'une seule personne ne le souhaite pas, les questions du cessez-le-feu énergétique et de la sécurité alimentaire pouvaient néanmoins être traitées. Il a assuré que les Ukrainiens ne seraient pas privés de nourriture. Il a qualifié les enjeux agricoles et énergétiques de défis mondiaux actuels, avertissant que la hausse des prix du fait d'itinéraires d'exportation coûteux et d'une logistique dégradée pourrait frapper des pays bien au-delà de l'Ukraine, même ceux disposant de moyens financiers, et comparant ce scénario à une situation « de Hormouz, mais dans l'agro ». Selon le ministère de la Politique agraire, la restructuration de la logistique après les frappes russes sur les installations de stockage pourrait entraîner une hausse maximale des prix alimentaires de 2,5 %.

Contexte

Les deux articles fournis sont des reportages en langue ukrainienne couvrant les remarques de Zelensky à la conférence YES.