Rubio sceptique sur l’utilité à court terme d’une paix en Ukraine et sur l’adhésion de Kyiv à l’OTAN
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré ne pas savoir si une paix en Ukraine pouvait être négociée rapidement et a douté que Vladimir Poutin accepte un accord avant le printemps 2027. Il a également jugé peu réaliste l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN comme garantie de sécurité à court terme, tandis que Volodymyr Zelensky a défendu son attachement à cette perspective.
L'essentiel
- Rubio a déclaré le 31 octobre ne pas être sûr qu’une guerre en Ukraine puisse être terminée rapidement par la négociation.
- Il doute que Volodymyr Poutin accepte un accord sur l’Ukraine avant le printemps 2027.
- Il a qualifié l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN de garantie de sécurité irréaliste à court terme.
- Donald Trump a déclaré le 31 octobre que les parties étaient proches d’un accord en Ukraine.
- Un nouveau cycle de négociations tripartites autour de l’Ukraine, des États-Unis et de la Russie était prévu du 6 au 10 novembre à Abu Dhabi.
- Kyiv souhaite la participation de l’Europe, mais ne ERA pas la rencontre si Washington impose un format trilatéral.
- Volodymyr Zelensky a présenté les questions territoriales comme une « ligne rouge ».
Pourquoi c’est important
Ces déclarations soulignent l’incertitude persistante sur la capacité de la diplomatie à mettre rapidement fin à la guerre en Ukraine. Elles remettent également en cause l’utilité de l’adhésion à l’OTAN comme garantie de sécurité à court terme et soulignent les divergences entre les appréciations des responsables américains sur l’état des négociations. Les positions sur lesPourparlers et les compromis territoriaux peuvent ainsi influer sur la stratégie diplomatique ukrainienne et les perspectives du cycle trilatéral à Abu Dhabi.
Ce qui s’est passé
Lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 à Atlanta, achevée le 31 octobre, Marco Rubio a estimé que les parties étaient encore loin d’un règlement négocié. Les questions relatives à l’Ukraine n’ont pas été débattues directement lors de la rencontre, mais le secrétaire d’État a déclaré que les envoyés de Donald Trump, Jared Kushner et Steve Witkoff, consacraient une part importante de leur temps à l’Ukraine et à l’Iran.
Rubio a aussi doubté que Poutin accepterait un accord sur l’Ukraine avant le printemps 2027 et qu’il participerait au sommet du G20 à Miami en décembre, malgré l’invitation publique de l’administration Trump. Les strikes à ce que Washington évalue les chances d’obtenir un accord, sans 认为 les parties proches d’une solution. La tenue du cycle trilatéral d’Abu Dhabi dépendrait de la situation sur le terrain et du contexte général.
Volodymyr Zelensky a indiqué qu’il souhaitait la présence de l’Europe lors des négociations et leur tenue avant une éventuelle rencontre États-Unis-Chine-Russie au sommet de l’APEC à Shenzhen. Il a toutefois accepté de participer à un format trilatéral si Washington l’imposait. Kyiv a maintenu sa position sur les questions territoriales, présentée comme une « ligne rouge » pouvant être discutée au niveau des dirigeants. L’équipe de négociation ukrainienne a aussi cherché à élargir les discussions au-delà des exigences territoriales de Moscou, vers un futur système de sécurité pour l’Ukraine et l’Europe.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
Les médias ukrainiens présentent les déclarations de Rubio dans le contexte des négociations tripartites prévues, de la participation européenne, des lignes rouges territoriales ukrainiennes et des propositions de Kyiv pour de futures garanties de sécurité. Le récit ukrainien met également en avant l’argument de Volodymyr Zelensky selon lequel une adhésion éventuelle de l’Ukraine à l’OTAN renforcerait la sécurité de l’Ukraine et de la Russie, попри opposition active de Moscou.
Ce qu’en disent les sources internationales
La couverture internationale met l’accent sur l’évaluation privée de Rubio selon laquelle Poutin pourrait ne pas accepter d’accord ukrainien avant le printemps 2027, sur ses doutes quant à la présence du président russe au sommet du G20 et sur son avertissement qu’une résolution rapide par la négociation reste incertaine.
Là où les récits divergent
Rubio a déclaré que les parties n’étaient pas proches d’un règlement négocié, tandis que Donald Trump a affirmation que les parties étaient proches d’un accord.
Contexte
Un cycle de négociations trilatérales entre l’Ukraine, les États-Unis et la Russie était attendu à Abu Dhabi, sa date dépendant de la situation sur le terrain et de l’évolution générale. L’administration Trump a publiquement invité Poutin au sommet du G20 de décembre à Miami, tandis que des responsables européens ont indiqué que Rubio doutait en privé de sa présence.