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Un général russe accused d’avoir ordonné le missile contre le musée Skovoroda en Ukraine

Les autorités ukrainiennes ont approuvé un acte d’accusation contre le général de brigade russe Oleg Makovetski, accusé d’avoir ordonné le bombardement du musée national littéraire et commémoratif Hryhorii Skovoroda dans le village de Skovorodynivka, dans la région de Kharkiv. L’attaque au missile X-35 du 6 mai 2022 a gravement endommagé le musée, désormais inutilisable en toute sécurité.

L'essentiel

  • L’acte d’accusation contre Oleg Makovetski a été approuvé le 23 octobre 2026.
  • Le général est accusé d’avoir ordonné le attaque avant le 6 mai 2022.
  • Un Su-35C a lancé un missile X-35 contre le musée le 6 mai 2022 à 23 h 30.
  • Le toit et le plafond ont été détruits, tandis que les murs, les ouvertures, les réseaux techniques et une partie de l’exposition ont été endommagés.
  • Le bâtiment du musée est dans un état dangereux et ne peut plus être exploité en sécurité.
  • Makovetski risque de 8 à 12 ans de prison.
  • Les actes d’accusation contre les commandants de la division aérienne et de l’escadre d chasseurs ont déjà été transmis au juge.

Pourquoi c’est important

Cette affaire vise la responsabilité d’un haut commandant russe dans l’attaque contre un site culturel civil. Le musée a subi des dégâts gravissimes et ne peut plus accueillir ses visiteurs en sécurité. Le procès s’inscrit également dans le contexte plus large de la destruction de 2 161 monuments du patrimoine culturel ukrainien par les forces russes.

Ce qui s’est passé

Selon обвинувальний акт, le général de brigade russe Oleg Makovetski, né à Tchougouïev, a ordonné au commandant de la 105e division aérienne de frapper le musée Hryhorii Skovoroda. L’ordre a ensuite été transmis au commandant de l’escadre de chasseurs, qui a lancé un missile X-35 depuis un Su-35C le 6 mai 2022 à 23 h 30. L’enquête语气 décrit l’attaque comme délibérée et le choix de la cible comme aware qu’elle n’était pas un objectif militaire. Le toit et le plafond du musée ont été entièrement détruits, tandis que les murs, les fenêtres, les portes, les communications techniques et une partie de l’exposition ont été endommagés. Le bâtiment a été déclaré dans un état d’urgence, rendant son exploitation sûre impossible. Les prosecutors de l’Office du procureur général ont approuvé l’acte d’accusation le 23 octobre 2026 au titre des articles 438 et 28 du code pénal ukrainien. Makovetski est jugé par défaut et risque de 8 à 12 ans d’emprisonnement.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

Les médias ukrainiens mettent l’accent sur le lien de naissance du général avec Tchougouïev, dans la région de Kharkiv, sur le ciblage délibéré d’un site culturel civil et sur les conséquences matérielles de l’attaque. Ils replacent également l’affaire dans le contexte documenté de la destruction du patrimoine culturel ukrainien et précisent que l’enquête est menée par le Service de sécurité ukrainien et le Bureau du procureur général.

Là où les récits divergent

Les sources divergent sur le sort du civil qui gardait le musée : plusieurs indiquent qu’il a été blessé, tandis qu’une інформація indique qu’il est décédé.

Contexte

Le musée est installé dans un domaine historique du XVIIIe siècle lié aux dernières années de la vie de Hryhorii Skovoroda, à proximité duquel le philosophe a été inhumé pour la première fois. Après l’attaque du 6 mai 2022, la visite en ligne du musée est possible depuis août 2024.