Les États-Unis retardent les missiles Patriot PAC-3 pour l’Ukraine
Washington retarde les livraisons de missiles intercepteurs PAC-3 Patriot à l’Ukraine, qui sont principalement destinés à contrer les cibles balistiques, tandis que lesOlder PAC-2 continuent d’arriver au titre du programme PURL. Les alliés de l’OTAN doutent qu’un transfert soit approuvé avant les électionsRafines du 3 novembre, et Kiev attend toujours les autorisations du secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth.
L'essentiel
- Les États-Unis retardent les livraisons de PAC-3 Patriot à l’Ukraine.
- Les missiles PAC-2, principalement destinés aux avions et aux missiles de croisière, continuent d’arriver dans le cadre de PURL.
- Les alliés de l’OTAN doutent qu’un transfert soit approuvé avant les élections à mi-parcours du 3 novembre.
- L’Ukraine reçoit en moyenne 12 missiles Patriot par mois, contre un besoin qu’elle décrit comme bien supérieur.
- Zelensky a indiqué le 24 octobre que l’Ukraine n’a reçu que 24 missiles Patriot des États-Unis au cours des trois derniers mois.
- L’Ukraine attend toujours les contrats ou autorisations de Pete Hegseth concernant des Patriot et NASAMS supplémentaires.
- L’OTAN et la Commission européenne ont appelé les États membres à fournir ou livrer rapidement des missiles.
Pourquoi c’est important
Les PAC-3 sont principalement conçus pour intercepter les cibles balistiques, de sorte que leur retard affecte directement la capacité de l’Ukraine à contrer les frappes balistiques russes. Avec seulement 12 missiles Patriot reçus en moyenne par mois, Kyiv fait face à un déficit opérationnel majeur. Une partie des livraisons retardées est financée par un crédit de l’Union européenne, ce qui accentue l’urgence de leur expédition. L’absence de décision américaine précise laisse par ailleurs incertains les approvisionnements futurs et la planification des alliés.
Ce qui s’est passé
Les États-Unis ont suspendu ou retardé les livraisons de missiles intercepteurs PAC-3 Patriot à l’Ukraine, alors que les PAC-2, moins modernes et destinés surtout aux avions et aux missiles de croisière, continuent d’arriver dans le cadre du programme PURL. Kyiv attend toujours les contrats ou autorisations de Pete Hegseth pour des Patriot et NASAMS supplémentaires.
Les.sourceurs de l’OTAN ne savent pas avec certitude si les PAC-3 seront approuvés ni quand ils parviendront en Ukraine. Plusieurs doutent que cela se produise avant les élections à mi-parcours du Congrès américain du 3 novembre. L(question est discutée à un haut niveau politique, mais aucun délai de résolution n’est connu.
Mark Rutte a appelé les alliés à fournir à l’Ukraine leurs stocks de Patriot au moyen d’accords bilatéraux. La Grèce et l’Espagne disposaient de réserves importantes de PAC-2, mais n’ont pas répondu à cet appel. La Commission européenne a de son côté조차 6,1 milliards d’euros pour les achats de défense destinés à l’Ukraine, dont 3,2 milliards au titre de dérogations aux règles de l’UE, notamment pour des PAC-3, et a réclamé une livraison rapide.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
Les sources ukrainiennes soulignent le déficit opérationnel immédiat de missiles Patriot : l’Ukraine ne reçoit qu’environ 12 missiles par mois tandis que les frappes balistiques russes continuent. Les responsables ukrainiens cherchent à obtenir l’approbation des livraisons, à débloquer les achats européens déjà convenus et à mobiliser d’autres réserves. Le ministre ukrainien de la Défense, Yevhen Khmara, a notamment demandé à cinq pays européens de céder 10 % de leurs stocks de Patriot et d’IRIS-T en échange de livraisons futures.
Ce qu’en disent les sources internationales
La couverture internationale met l’accent sur l’incertitude entourant les livraisons avant les élections américaines du 3 novembre et sur les éventuels impératifs politiques liés aux négociations de paix avec la Russie. Elle souligne également la tension entre les besoins américains en matière de défense, notamment au Proche-Orient, et les engagements pris envers l’Ukraine. L’appel de Mark Rutte à des transferts bilatéraux et l’appel de la Commission européenne à une livraison rapide de missiles financés par l’UE constituent les principales réponses européennes mentionnées.
Là où les récits divergent
Les sources ne s’accordent pas sur l’ampleur de la baisse des stocks américains de Patriot. CSIS l’a estimée à environ deux tiers, soit moins de 830 PAC-3 contre plus de 2 300 auparavant, tandis que d’autres analystes ont estimé le recul à environ la moitié.
Les explications de la retenue diffèrent également. Marco Rubio a parlé de l’équilibre entre les engagements américains envers les partenaires et les besoins de défense des États-Unis, tout en niant toute instruction politique délibérée de nuire à l’Ukraine. Les sources de l’OTAN ont suggéré que Donald Trump pouvait utiliser l’aide militaire comme levier pour pousser Kyiv à faire des concessions dans les négociations avec la Russie. Kurt Volker a enfin proposé une explication liée aux besoins américains pour des opérations contre l’Iran. Ces верions ne sont pas établies comme étant incompatibles, mais reposent sur des interprétations différentes.
Contexte
Les PAC-2 servent principalement à contrer les avions et les missiles de croisière, tandis que les PAC-3 sont conçus avant tout pour les cibles balistiques. Les États-Unis produisent environ 60 à 65 intercepteurs Patriot par mois, mais la fabrication d’une unité prend presque deux ans et coûte plus de 4 millions de dollars. CSIS a estimé, le 27 juillet 2026, que les stocks américains de PAC-3 avaient diminué d’environ deux tiers. Україна повідомила про отримання 24 Patriot за останні три місяці, тоді як європейські країни вже придбали ракети, але ще не доставили їх. Плани ліцензійного виробництва Patriot в Україні залишаються нереалізованими.