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Zelensky annonce que les États-Unis sont la seule source de renseignement sur les missiles balistiques russes

À Bruxelles, en marge d'un sommet de l'UE, le président Volodymyr Zelensky a déclaré que l'Ukraine ne reçoit des informations de lancement de missiles balistiques russes que des États-Unis, tout en bénéficiant d'un échange de renseignements avec des dizaines de pays partenaires depuis le début de l'invasion à grande échelle. Il a également confirmé que Washington avait menacé de suspendre le partage de renseignements si l'Ukraine continuait à frapper des raffineries russes.

L'essentiel

  • Zelensky s'exprimait lors d'un point presse à Bruxelles, en marge d'un sommet de l'UE.
  • L'Ukraine reçoit des renseignements d'une dizaines de pays partenaires depuis l'invasion à grande échelle.
  • Les informations sur les lancements de missiles balistiques russes ne proviennent que des États-Unis.
  • Washington a menacé d'interrompre ce partage si Kyiv n'arrêtait pas les frappes sur les raffineries russes.
  • L'Ukraine cherche à devenir « aussi indépendante que possible » dans ce domaine.
  • La Belgique doit livrer des F-16 supplémentaires d'ici fin 2026, notamment pour intercepter les drones Shahed.
  • L'Ukraine manque de missiles Patriot PAC-2 et PAC-3 et poursuit les négociations pour en obtenir.

Pourquoi c’est important

La déclaration met en lumière une dépendance précise de la défense aérienne ukrainienne vis-à-vis du renseignement américain pour l'alerte aux missiles balistiques, tout en révélant un levier de pression américain sur la stratégie de frappes en profondeur de Kyiv. Elle illustre aussi la volonté ukrainienne de renforcer son autonomie dans la détection de ce type de menace.

Ce qui s’est passé

Lors d'un point presse tenu à Bruxelles en marge d'un sommet de l'UE, le président Volodymyr Zelensky a exposé la structure des partenariats de renseignement de l'Ukraine. Il a indiqué que le pays coopère avec des dizaines d'États depuis le début de l'invasion à grande échelle, tout en précisant que les seules informations sur les lancements de missiles balistiques russes proviennent des États-Unis. Zelensky a remercié Washington pour cette assistance et a confirmé que les États-Unis avaient menacé d'interrompre le partage de renseignements si l'Ukraine continuait à frapper des raffineries russes. Il a affirmé que l'Ukraine travaillait sur toutes les options possibles pour devenir aussi indépendante que possible dans ce domaine. Le briefing a également porté sur d'autres sujets, notamment la livraison de F-16 supplémentaires par la Belgique d'ici fin 2026, destinés entre autres à intercepter des drones Shahed, ainsi que sur la pénurie ukrainienne de missiles Patriot PAC-2 et PAC-3.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

Les médias ukrainiens présents dans le dossier relaient en premier plan la déclaration de Zelensky sur la dépendance exclusive aux États-Unis pour les alertes balistiques, tout en soulignant l'ampleur du réseau de partenaires de renseignement de Kyiv. Ils insistent sur la volonté affichée par l'Ukraine de réduire cette vulnérabilité et de gagner en autonomie.

Là où les récits divergent

Deux divergences principales ressortent des sources. Sur l'absence d'alerte avant la frappe du 12 octobre, une source américaine citée par Politico l'a attribuée à la mauvaise météo, tandis que Zelensky a présenté la question comme un problème non résolu lié à un levier plus large sur les opérations de frappes profondes. Sur la caractérisation de la menace américaine, Bloomberg et le Financial Times l'ont décrite comme liée aux frappes sur les raffineries russes et au cessez-le-feu énergétique, là où Zelensky l'a formulée plus étroitement en termes d'échange de données sur les missiles balistiques.

Contexte

L'Ukraine reçoit des renseignements de dizaines de pays partenaires depuis le début de l'invasion à grande échelle. Lors d'attaques précédentes, Kyiv avait signalé l'absence d'alerte de partenaires avant des frappes balistiques russes, une source américaine citée par Politico expliquant ce manque par la mauvaise météo. L'administration Trump aurait lié la poursuite du partage de renseignements à l'arrêt des frappes ukrainiennes sur les infrastructures énergétiques russes. Le ministère ukrainien de la Défense a indiqué que SpaceX avait restreint unilatéralement l'usage des terminaux Starshield. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait précisé que les pays européens fournissent environ deux tiers des renseignements à l'Ukraine.