Trump appelle à un nouveau président en Ukraine : Nausėda défend le droit des Ukrainiens à leurs élus
Le 10 octobre, le président américain Donald Trump a déclaré qu'il était temps pour l'Ukraine d'élire un nouveau président, accusant Volodymyr Zelensky d'être le principal obstacle à un règlement avec la Russie. Le président lituanien Gitanas Nausėda a répondu que l'Ukraine a le droit de garder les dirigeants qu'elle a élus, tout en notant que des élections pourraient être organisées durant une fenêtre de cessez-le-feu de 60 jours, comme évoqué par Zelensky lui-même. Zelensky a conditionné toute élection à un cessez-le-feu complet de 60 jours accepté par la Russie.
L'essentiel
- 10 octobre 2026 : Trump affirme qu'il est temps pour l'Ukraine d'élire un nouveau président.
- Nausėda déclare que l'Ukraine a le droit aux dirigeants qu'elle a élus et que Zelensky, élu en 2019, a gagné ce respect.
- Zelensky propose d'organiser des élections si la Russie accepte un cessez-le-feu complet de 60 jours.
- Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriy Sybiha affirme que Zelensky a le soutien du peuple et que seul le peuple peut décider.
- Nausėda note qu'en temps normal les élections auraient déjà dû avoir lieu, le mandat présidentiel étant expiré.
- Nausėda refuse de qualifier les propos de Trump d'ingérence américaine et les décrit comme spontanés.
- L'appel de Trump intervient après l'annonce d'un accord américano-russe sur l'approvisionnement en diesel.
Pourquoi c’est important
Un président américain en exercice appelle publiquement à un changement de direction dans un pays en guerre, soulevant la question de l'influence de Washington sur la politique intérieure ukrainienne. Le mandat présidentiel ukrainien ayant formellement expiré en 2024, tout débat sur de nouvelles élections touche à l'ordre constitutionnel du pays en état de loi martiale. Plusieurs figures nommées de la politique et de l'armée ukrainiennes sont identifiées comme successeurs possibles, donnant à la déclaration une portée directe sur le paysage politique intérieur de l'Ukraine.
Ce qui s’est passé
Le samedi 10 octobre 2026, le président américain Donald Trump a déclaré qu'il était temps pour l'Ukraine d'élire un nouveau président et que Zelensky aurait dû tenir des élections plus tôt. Il a accusé Zelensky d'être le principal obstacle à un règlement pacifique avec la Russie et a affirmé que les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes de pétrole avaient nui aux approvisionnements mondiaux en diesel. Selon certains comptes rendus, ces propos sont intervenus peu après l'annonce d'un accord américano-russe sur les fournitures de diesel. En réponse, Zelensky a déclaré que les Ukrainiens devaient choisir le président de l'Ukraine et s'est dit prêt à tenir des élections si la Russie acceptait un cessez-le-feu complet de 60 jours. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriy Sybiha a affirmé que Zelensky a le soutien du peuple et que seul le peuple peut décider. Le président lituanien Gitanas Nausėda est intervenu en déclarant que l'Ukraine a le droit aux dirigeants qu'elle a élus, que Zelensky, élu en 2019, a gagné ce respect, et qu'en temps normal les élections auraient déjà dû se tenir. Nausėda a ajouté qu'une courte fenêtre sans tirs, telle que les 60 jours évoqués par Zelensky, permettrait d'organiser un scrutin. Il a refusé de qualifier les propos de Trump d'ingérence américaine, les décrivant comme spontanés, et a déclaré qu'il ne dramatiserait pas la situation.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
Les sources ukrainiennes ouvrent sur la réponse du président lituanien Nausėda, qui défend le droit de l'Ukraine à ses dirigeants élus, mettant en avant le soutien allié plutôt que l'exigence américaine elle-même. Elles associent ces déclarations à l'offre conditionnelle de Zelensky de tenir des élections en cas de cessez-le-feu de 60 jours, présentant un contre-pied uni. Elles reprennent également la déclaration du ministre Sybiha, selon qui Zelensky a le soutien du peuple et seul le peuple peut décider. Elles détaillent ensuite les successeurs potentiels internes — Zaluzhny, Budanov et Fedorov — avec des éléments biographiques et des données de sondage, encadrant l'histoire autour du paysage politique intérieur de l'Ukraine.
Ce qu’en disent les sources internationales
La source qatarie en langue arabe met en avant l'exigence américaine elle-même, posant la question de savoir qui pourrait contester Zelensky et présentant Zaluzhny, Budanov et Fedorov comme rivaux potentiels. Elle souligne les accusations de Trump selon lesquelles Zelensky est le principal obstacle à la paix et que les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes ont nui aux approvisionnements mondiaux en diesel. Elle présente la question comme un défi américain à la direction de Zelensky, sans centrer le récit sur le soutien allié à la direction élue de l'Ukraine.
Là où les récits divergent
Les sources ne s'entendent pas sur le caractère d'ingérence des propos de Trump : Nausėda a refusé de les qualifier ainsi et les a décrits comme spontanés. Sur la tenue d'élections, Zelensky les a conditionnées à un cessez-le-feu complet de 60 jours accepté par la Russie, tandis que Nausėda a noté qu'en temps normal elles auraient déjà dû avoir lieu, tout en jugeant possible leur organisation durant une courte fenêtre de cessez-le-feu. Trump a présenté Zelensky comme le principal obstacle à un accord avec la Russie, là où Zelensky a répondu que le choix du président appartient aux Ukrainiens et reste conditionné à un cessez-le-feu. Enfin, certains comptes rendus relient l'appel de Trump à un accord américano-russe sur le diesel et à ses critiques des attaques ukrainiennes sur les raffineries russes, là où d'autres ne mettent pas en avant ce lien.
Contexte
La dernière élection présidentielle ukrainienne remonte à 2019 et le mandat de cinq ans de Zelensky a expiré en 2024 ; la Constitution et les dispositions sur la loi martiale lui permettent de rester en fonction pendant la guerre. La guerre entre la Russie et l'Ukraine dure depuis quatre ans et demi. La Russie a annexé la Crimée en 2014. Trump avait déjà violemment critiqué Zelensky lors de leur rencontre tendue à la Maison-Blanche en février 2025. Le Rating Group, institut de sondage basé à Kiev, a mesuré la confiance du public envers plusieurs candidats potentiels.