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Les États-Unis retirent tous leurs bombardiers de la base britannique de RAF Fairford après un projet d'attentat déjoué

Les États-Unis ont retiré l'ensemble de leurs bombardiers de la base aérienne de RAF Fairford au Royaume-Uni, après le déjouement d'un projet d'attentat sur le site fin septembre. Un porte-parole du Pentagone a confirmé dimanche que les appareils — dont des B-1, B-2 et B-52 — avaient regagné leurs bases sur le territoire continental américain.

L'essentiel

  • Les États-Unis ont retiré tous leurs bombardiers de la base de RAF Fairford au Royaume-Uni.
  • Les appareils retirés comprenaient des modèles B-1, B-2 et B-52, soit au moins 12 bombardiers selon deux sources du Pentagone.
  • Les bombardiers ont été redéployés vers leurs bases sur le territoire continental des États-Unis.
  • Un porte-parole du Pentagone a confirmé le retrait dimanche 5 octobre 2026.
  • Le retrait fait suite au déjouement d'un projet d'attentat à RAF Fairford, avec des arrestations au Royaume-Uni le 27 septembre dans le cadre de l'Explosives Act.
  • La police britannique a précisé que les arrestations concernaient la préparation d'un acte terroriste.
  • Le président américain Donald Trump a déclaré que les suspects étaient sous surveillance depuis longtemps.
  • RAF Fairford est la principale base avancée des bombardiers de l'US Air Force Global Strike Command en Europe.

Pourquoi c’est important

Le retrait vide la principale base avancée des bombardiers américains en Europe, un symbole fort du dispositif de l'US Air Force Global Strike Command sur le continent. Il intervient dans un contexte de guerre ouverte entre les États-Unis et l'Iran, alors que Washington pèse ses options militaires, dont de nouvelles frappes. Les soupçons d'implication iranienne dans un projet d'attentat contre une base de l'OTAN posent par ailleurs la question de la menace d'État sur le territoire allié.

Ce qui s’est passé

Le Pentagone a confirmé dimanche 5 octobre 2026 que l'ensemble des bombardiers américains stationnés à RAF Fairford au Royaume-Uni avaient été retirés de la base. Le retrait concerne des appareils B-1, B-2 et B-52 — au moins 12 selon deux sources du Pentagone citées par NBC News — qui ont regagné leurs bases sur le territoire continental des États-Unis. Certains de ces bombardiers n'étaient arrivés à Fairford que récemment dans le cadre d'une rotation.

Ce redéploiement fait suite au déjouement d'un projet d'attentat sur la base fin septembre. Le 27 septembre, plusieurs personnes ont été arrêtées au Royaume-Uni dans le cadre de l'Explosives Act, dans une affaire liée à un incident près de RAF Fairford. La police britannique a ensuite précisé que ces arrestations concernaient la préparation d'un acte terroriste. Le président Donald Trump a affirmé que les suspects étaient sous surveillance depuis longtemps et projetaient de causer des dégâts majeurs à la base.

Le retrait coïncide avec les délibérations de Donald Trump sur la suite de la guerre contre l'Iran, y compris d'éventuelles nouvelles frappes. Selon des responsables britanniques, il existe de « fortes indications » d'une implication iranienne, ce que les autorités américaines n'ont, selon les éléments disponibles, pas confirmé de manière indépendante.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

Les deux sources ukrainiennes — Suspilne Novyny et Yevropeiska Pravda — présentent l'affaire sous l'angle de la sécurité américaine et de la réponse à un projet d'attentat déjoué sur une base britannique accueillant des bombardiers stratégiques américains. Les titres insistent sur le retrait et l'attentat plutôt que sur le contexte géopolitique plus large, centrant la couverture sur la dimension antiterroriste.

Là où les récits divergent

Les sources divergent sur l'attribution de la déclaration évoquant de « fortes indications » d'implication iranienne : un fait l'attribue au « Premier ministre britannique Andy Burnham », alors qu'aucun responsable britannique n'est identifié dans le matériel fourni comme confirmant indépendamment une telle implication, et que le titulaire actuel du poste n'est pas établi dans les faits disponibles. Les sources varient également sur la qualification exacte du projet : certaines le présentent comme une « tentative d'acte terroriste », d'autres comme la « préparation d'un acte terroriste », la police britannique ayant elle-même employé la seconde formulation.

Contexte

RAF Fairford, située au Royaume-Uni, constitue la principale base opérationnelle avancée en Europe pour les bombardiers de l'US Air Force Global Strike Command. Des bombardiers B-1 Lancer américains y avaient été déployés en mars dans le cadre des opérations liées au déclenchement de la guerre contre l'Iran.