Frappes russes de drones à Kyiv : l'Académie des sciences et une clinique touchés, une morte et 19 blessés
Le 28 septembre, les forces russes ont frappé le centre de Kyiv avec des drones à deux reprises, touchant le bâtiment de l'Académie nationale des sciences et le centre médical Dobrobut de la rue Antonovycha. Une femme a été tuée et 19 personnes ont été blessées, dont trois enfants, selon le maire Vitaliy Klitschko. Le centre Dobrobut a suspendu ses opérations pendant plusieurs jours en raison des dégâts.
L'essentiel
- Le 28 septembre, les drones russes ont frappé le centre de Kyiv deux fois dans la même journée.
- Vers 13 h 30, un drone russe a touché le Présidium de l'Académie nationale des sciences d'Ukraine dans le district de Chevtchenkivskyi.
- Quelques heures plus tard, un drone a frappé un bâtiment administratif de 7 étages au niveau du 4e étage, identifié comme le centre médical Dobrobut de la rue Antonovycha.
- Une femme a été tuée lors de la frappe sur un bâtiment non résidentiel du district de Chevtchenkivskyi.
- 19 habitants de Kyiv ont été blessés, dont trois enfants, selon le maire Vitaliy Klitschko ; six personnes, dont deux enfants, ont été hospitalisées.
- Sept personnes ont été blessées au centre Dobrobut, dont six employés de l'établissement.
- Les étages supérieurs du bâtiment Dobrobut ont été endommagés et un incendie s'est déclaré dans la polyclinique ; le centre suspend ses opérations pour plusieurs jours.
Pourquoi c’est important
Deux frappes de drones sur le centre de Kyiv en une seule journée ont touché à la fois une grande institution scientifique et une clinique civile en activité. Ces frappes ont fait des victimes civiles, dont des enfants, et relancent les interrogations sur le ciblage de sites non militaires en plein cœur de la capitale ukrainienne, à seulement quelques centaines de mètres l'un de l'autre.
Ce qui s’est passé
Le 28 septembre, les forces russes ont attaqué le centre de Kyiv avec des drones à deux reprises. Vers 13 h 30, un drone a frappé le bâtiment du Présidium de l'Académie nationale des sciences d'Ukraine (NAS) dans le district de Chevtchenkivskyi ; une femme a été tuée lors de cette frappe et quatre personnes y ont été blessées, selon certains comptes. Une opération de recherche et de sauvetage était en cours sur les lieux. Plus tard dans la journée, un drone russe a touché un bâtiment administratif de 7 étages au niveau du 4e étage, identifié par les sources comme le centre médical Dobrobut de la rue Antonovycha. Les étages supérieurs et la polyclinique du rez-de-chaussée ont pris feu ; des fenêtres ont été soufflées par l'onde de choc du 1er au 3e étage côté cour intérieure et du matériel médical a été endommagé. Sept personnes y ont été blessées, dont six employés. Le centre Dobrobut d'Antonovycha a suspendu ses opérations pour plusieurs jours, les autres centres du réseau restant ouverts. Tous les employés et visiteurs présents ont survécu. Au total, selon le maire Klitschko, 19 habitants de Kyiv ont été blessés dans les frappes russes, dont trois enfants, et six blessés, dont deux enfants, ont été hospitalisés. La veille et la journée du 28, l'alerte aérienne est restée quasiment continue à Kyiv en raison de la menace de drones. Le président Zelensky a annoncé une riposte à cette attaque et aux autres frappes contre des villes ukrainiennes, notamment Dnipro. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a condamné la frappe contre le bâtiment de l'Académie des sciences et réaffirmé la solidarité de l'UE avec Kyiv.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
Les sept sources fournies sont toutes des médias ukrainiens basés en Ukraine. Ils s'appuient sur les déclarations du maire Vitaliy Klitschko et des responsables ukrainiens pour situer les frappes, et insistent sur le caractère civil des sites visés : l'Académie des sciences, présentée comme une grande institution de recherche ukrainienne, et la clinique Dobrobut, dont ils soulignent la fonction médicale, les blessés parmi le personnel et la suspension provisoire des opérations. Les sources relient les frappes à la réaction politique intérieure en citant le président Zelensky sur la riposte attendue.
Ce qu’en disent les sources internationales
Les sources internationales ne sont pas représentées séparément dans le matériel disponible ; le seul écho international explicitement mentionné est la condamnation par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, de la frappe contre le bâtiment de l'Académie des sciences à Kyiv, accompagnée d'une promesse de renforcer les efforts européens pour la défense de l'Ukraine.
Là où les récits divergent
Deux divergences apparaissent dans les sources. Premièrement, sur la localisation de la deuxième frappe : le maire Klitschko situe les dégâts dans le district de Chevtchenkivskyi, tandis qu'un correspondant de Radio Liberty indique que le centre Dobrobut touché se trouve dans le district de Holosiivskyi. Deuxièmement, sur le bilan humain au bâtiment de l'Académie nationale des sciences : un compte fait état de quatre blessés, tandis qu'un autre rapporte la mort de deux académiciens et des blessures, parmi d'autres, de l'ancien secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de défense Volodymyr Horbulin.
Contexte
Le 28 septembre, une alerte aérienne est restée quasiment continue à Kyiv en raison de la menace de drones russes. Le centre médical Dobrobut de la rue Antonovycha est implanté à côté de la Cour constitutionnelle d'Ukraine. Plus tôt dans la journée, vers 13 h 30, un drone russe avait déjà frappé le bâtiment de l'Académie nationale des sciences dans le centre de Kyiv, où des personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de l'impact.