À l'ONU, Trump appelle Poutine à « mettre fin à la guerre » et prépare une rencontre avec Zelensky
Le président américain Donald Trump a publiquement appelé Vladimir Poutine à mettre fin à la guerre contre l'Ukraine, en marge et lors de la session de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. Il a lié cet appel à la menace d'une nouvelle loi sur les sanctions contre la Russie, dite « loi Graham », tout en annonçant une rencontre prévue le même jour avec Volodymyr Zelensky.
L'essentiel
- Trump a lancé à Poutine, en arrivant à l'ONU : « End the war! » (« Mets fin à la guerre ! »)
- Lors de son discours à l'Assemblée générale, il a averti que les sanctions prévues par la nouvelle loi seraient utilisées contre Moscou « si nécessaire »
- Une rencontre Trump-Zelensky est prévue le 22 septembre à New York
- Zelensky prévoit de discuter avec lui de propositions de désescalade
- Macron a évoqué avec Trump un moratoire sur les frappes visant le secteur énergétique ukrainien et russe
- Trump a signé le 18 septembre la loi Graham-Blumenthal sur les sanctions, adoptée par le Sénat le 7 août et par la Chambre des représentants le 16 septembre
Pourquoi c’est important
Pour la première fois dans ce dossier, un président américain en exercice a formulé en personne, à la tribune de l'ONU, une injonction directe à la Russie de cesser la guerre, en l'associant explicitement à la menace d'un nouvel instrument de sanctions. Cet enchaînement — pression publique, loi déjà signée et rencontre bilatérale avec Kiev le même jour — redessine la posture américaine et donne à l'Ukraine un levier diplomatique nouveau avant d'éventuelles négociations.
Ce qui s’est passé
Donald Trump a appelé Vladimir Poutine à mettre fin à la guerre contre l'Ukraine à deux reprises le 22 septembre à New York : d'abord en arrivant à l'Assemblée générale de l'ONU, par un bref « End the war! » aux journalistes, puis lors de son discours à la tribune, où il a menacé d'utiliser contre Moscou les sanctions prévues par la loi récemment signée. Il a rappelé avoir paraphé la « loi Graham », adoptée par le Sénat le 7 août, par la Chambre le 16 septembre et signée par lui le 18 septembre, qui lui confère de nouveaux pouvoirs tarifaires envers les pays achetant des ressources énergétiques russes. Le même jour, une rencontre avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky est prévue à New York ; Zelensky a indiqué vouloir y évoquer des propositions de désescalade. Emmanuel Macron a par ailleurs échangé avec Trump sur des initiatives visant à établir un moratoire sur les frappes touchant le secteur énergétique des deux pays.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
Les médias ukrainiens ont placé l'appel direct de Trump à Poutine (« End the war! ») et la rencontre Trump-Zelensky au cœur de leur couverture, présentant ces deux éléments comme le principal angle de l'événement. Ils ont également insisté sur le levier représenté par la « loi Graham » et sur la disponibilité affichée par Trump à s'en servir contre la Russie si nécessaire, y voyant un outil de pression concret en amont du rendez-vous new-yorkais.
Contexte
Quelques jours avant les déclarations de Trump, Emmanuel Macron et lui avaient discuté d'initiatives en faveur d'un moratoire entre l'Ukraine et la Russie sur les attaques visant le secteur énergétique. La loi Graham-Blumenthal, qui donne à l'exécutif américain de nouveaux pouvoirs pour imposer des tarifs aux pays acquérant des ressources énergétiques russes, a été adoptée par le Sénat américain le 7 août, par la Chambre des représentants le 16 septembre, puis signée par Donald Trump le 18 septembre.