L'armée ukrainienne frappe un Su-24 sur la base aérienne de Saky en Crimée occupée
Dans la nuit du 16 septembre, les forces de défense ukrainiennes ont frappé un bombardier russe Su-24 sur la base aérienne de Saky, en Crimée temporairement occupée. L'état-major général des forces armées ukrainiennes a également annoncé une série de frappes contre des cibles militaires russes dans les oblasts occupés de Donetsk, Lougansk et Zaporijjia. Le bilan des dégâts sur le Su-24 est en cours d'évaluation.
L'essentiel
- Frappe d'un bombardier russe Su-24 sur la base aérienne de Saky, en Crimée occupée, dans la nuit du 16 septembre
- Le degré des dégâts sur le Su-24 est en cours de clarification, selon l'état-major général ukrainien
- Dans la région de Donetsk, un site de stockage, de préparation et de lancement de drones-kamikazes russes a été touché
- Points de contrôle de drones endommagés à Staromlynivka et Pokrovsk (Donetsk) ainsi qu'à Pokrovske (Zaporijjia)
- Dépôt de munitions russe touché à Dovjansk, dans l'oblast de Lougansk
- Bases de stockage de carburants et lubrifiants frappées à Rovenky (Lougansk) et Berdiansk (Zaporijjia)
- Postes de reconnaissance technique « Grenader » endommagés à Souvorove et Rysove, en Crimée occupée
Pourquoi c’est important
Le Su-24 est un bombardier d'attaque de première ligne utilisé par la Russie contre l'Ukraine ; le frapper à Saky démontre la capacité ukrainienne à frapper en profondeur en Crimée occupée. Les multiples cibles secondaires touchées dans la même période opérationnelle — sites de lancement et de stockage de drones, points de contrôle, dépôts de munitions et de carburant, postes de reconnaissance — indiquent une opération nocturne élargie plutôt qu'une frappe isolée. La répétition des frappes sur la base de Saky, après une frappe sur un autre Su-24 plus d'une semaine plus tôt et les attaques de drones de la SBU en juillet qui ont endommagé sept aéronefs, dessine une campagne continue d'usure de l'aviation tactique russe en Crimée.
Ce qui s’est passé
Dans la nuit du 15 au 16 septembre, les forces de défense ukrainiennes ont frappé un bombardier russe Su-24 sur la base aérienne de Saky, en Crimée temporairement occupée. L'état-major général des forces armées ukrainiennes, qui a rapporté l'information via Facebook, a indiqué que le degré des dégâts sur l'appareil était en cours d'évaluation. Au cours de la même période opérationnelle, plusieurs autres cibles ont été annoncées comme touchées : un site de stockage, de préparation et de lancement de drones-kamikazes russes dans la région de Donetsk ; des points de contrôle de drones à Staromlynivka et Pokrovsk dans l'oblast de Donetsk ainsi qu'à Pokrovske dans l'oblast de Zaporijjia ; un dépôt de munitions russe à Dovjansk dans l'oblast de Lougansk ; des bases de stockage de carburants et lubrifiants à Rovenky (Lougansk) et Berdiansk (Zaporijjia) ; enfin, des postes de moyens techniques de reconnaissance « Grenader » à Souvorove et Rysove en Crimée occupée.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
L'ensemble des sources fournies sont ukrainiennes (UA), rédigées en ukrainien, et citent toutes l'état-major général des forces armées ukrainiennes comme source des annonces de frappes. La couverture met en avant les acteurs ukrainiens (« forces de défense », « état-major général ») et présente les frappes comme des succès opérationnels confirmés contre des actifs russes précis : Su-24, sites de lancement de drones, points de contrôle, dépôts de munitions et de carburant, postes de reconnaissance. Plusieurs articles associent la frappe de Saky à une liste plus large de cibles dans les oblasts de Donetsk, Lougansk et Zaporijjia, présentant l'opération nocturne comme multi-axes.
Contexte
En juillet, des drones du Service de sécurité d'Ukraine (SBU) ont attaqué à deux reprises la base aérienne de Saky ; la seconde attaque avait endommagé sept aéronefs de l'aviation tactique russe, dont des chasseurs Su-30SM et Su-30 ainsi que des bombardiers Su-24. Des analystes de Defense Express ont examiné pourquoi les nouveaux abris en béton construits sur la base n'ont pas permis de sauver les appareils russes. Plus d'une semaine avant la frappe du 16 septembre, un autre Su-24 avait déjà été touché sur la péninsule de Crimée.