Le Canada annonce son plus grand réarmement en 70 ans aux côtés de Zelensky et signe une déclaration de partenariat centenaire
Le Premier ministre canadien Mark Carney a annoncé le plus vaste réarmement du Canada en 70 ans lors d'une conférence de presse conjointe avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Calgary. Les deux dirigeants ont signé une Déclaration de partenariat centenaire, et Ottawa s'engage à financer environ 350 millions de dollars canadiens pour l'achat d'intercepteurs destinés à la défense aérienne ukrainienne via le mécanisme américain JUMPSTART.
L'essentiel
- Le Canada lance son plus important réarmement en 70 ans, annoncé conjointement avec Volodymyr Zelensky à Calgary.
- Une Déclaration de partenariat centenaire a été signée le 10 septembre 2026 par Mark Carney et Volodymyr Zelensky.
- L'accord complet doit être conclu d'ici décembre 2026, marquant le 35e anniversaire de la reconnaissance de l'indépendance de l'Ukraine par le Canada.
- Ottawa s'engage à hauteur d'environ 350 millions CAD pour l'achat d'intercepteurs de défense aérienne via le mécanisme JUMPSTART.
- Le Canada adopte des éléments du modèle de défense ukrainien, dont le cadre Brave1, et crée un partenariat intergouvernemental pour la production de drones.
- Le gouvernement Carney affirme avoir atteint le seuil OTAN de 2 % du PIB en dépenses de défense en 2026, contre environ 1 % avant 2014.
- Interrogé sur les déclarations répétées de Donald Trump concernant le Canada, Zelensky a qualifié la situation d'étrange.
Pourquoi c’est important
Le Canada opère un tournant majeur dans sa posture de sécurité, alignant ses dépenses de défense sur le seuil de 2 % du PIB de l'OTAN et lançant son réarmement le plus important depuis sept décennies. L'adoption d'éléments du modèle de défense ukrainien, dont le cadre Brave1 et un partenariat à long terme sur la production de drones, témoigne d'un transfert concret de l'expérience ukrainienne de la guerre moderne vers un pays membre de l'OTAN. Parallèlement, le partenariat centenaire et le financement d'intercepteurs pour la défense aérienne ukrainienne ancrent Ottawa dans un soutien de longue durée à Kyiv.
Ce qui s’est passé
Le Premier ministre Mark Carney a annoncé le plus vaste réarmement du Canada en 70 ans lors d'une conférence de presse conjointe avec le président Volodymyr Zelensky à Calgary. Le 10 septembre 2026, les deux dirigeants avaient signé une Déclaration de partenariat centenaire définissant le cadre de leur future coopération stratégique. L'accord final est prévu pour décembre 2026, à l'occasion du 35e anniversaire de la reconnaissance de l'indépendance de l'Ukraine par le Canada. Le Canada s'engage par ailleurs à financer environ 350 millions CAD pour l'achat d'intercepteurs destinés à la défense aérienne ukrainienne via le mécanisme américain JUMPSTART. Ottawa adopte aussi des éléments du modèle de défense ukrainien, notamment le cadre Brave1, et met en place un partenariat intergouvernemental de long terme avec l'Ukraine pour la production de drones.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
La couverture en langue ukrainienne présente le réarmement canadien comme une réponse largement façonnée par l'expérience ukrainienne de la guerre moderne, en mettant l'accent sur ce que le Canada peut apprendre de l'Ukraine et sur la coopération bilatérale en matière de défense. Elle souligne la présence conjointe de Zelensky aux côtés de Carney à Calgary et sa réponse aux questions sur les déclarations de Donald Trump concernant le Canada.
Là où les récits divergent
Les deux articles fournis indiquent des années différentes pour le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche : l'article 21134 mentionne 2024, tandis que l'article 21743 indique 2025.
Contexte
Les dépenses de défense canadiennes étaient tombées à environ 1 % du PIB avant 2014, avant de remonter vers le seuil de l'OTAN. La Russie a occupé la Crimée et certaines parties des oblasts de Donetsk et de Louhansk en 2014, puis a lancé une invasion à grande échelle de l'Ukraine le 24 février 2022. Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, ses prétentions territoriales sur le Canada et le Groenland, ainsi que ses critiques publiques envers la direction canadienne sont cités comme éléments du contexte de la décision de réarmement d'Ottawa. L'expérience ukrainienne des drones et de la guerre moderne est par ailleurs évoquée dans les médias canadiens comme un modèle à étudier.