Le chef du PNUD prévient que l'Ukraine affronte « l'hiver le plus difficile » depuis l'invasion russe
L'administrateur du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Alexander De Croo, a averti que l'Ukraine se préparait à vivre l'hiver le plus difficile depuis le début de l'invasion russe à grande échelle, avec un risque sérieux de catastrophe humanitaire si la Russie continue de frapper les infrastructures énergétiques. Ses déclarations, faites à la BBC, soulignent le caractère « extrêmement systématique » des frappes russes et décrivent la course contre la montre pour réparer les réseaux électriques avant la chute des températures.
L'essentiel
- De Croo qualifie l'hiver à venir de « plus difficile » depuis le début de l'invasion russe à grande échelle.
- Il prévient d'un risque sérieux de catastrophe humanitaire en cas de poursuite des frappes sur l'énergie.
- Les frappes russes sur les infrastructures civiles et énergétiques sont décrites comme « extrêmement systématiques ».
- Les réparations avant l'hiver sont qualifiées de « course contre la montre » dans un contexte sécuritaire très difficile.
- Les cibles incluent centrales énergétiques, stations-service, centres commerciaux et tours de bureaux.
- L'ONU se dit « très, très inquiète » de ce que cet hiver pourrait être.
- Les techniciens ukrainiens réparent les installations sous des alertes aériennes continues, conscientes de travailler sur des sites visés.
Pourquoi c’est important
Un haut responsable de l'ONU attire publiquement l'attention sur un scénario de catastrophe humanitaire à court terme en Ukraine, lié aux frappes contre les infrastructures énergétiques. Il décrit des réparations contre la montre dans des conditions de sécurité extrêmement difficiles et une position de départ « très faible », ce qui place l'enjeu civil — chauffage, eau, assainissement — au centre des préoccupations hivernales. L'ONU, via le PNUD, soutient à la fois la remise en état du réseau et la décentralisation de la production pour réduire la vulnérabilité aux missiles et aux drones. Ces avertissements se déploient en parallèle des déclarations ukrainiennes sur une préparation améliorée, créant une tension dans l'évaluation globale.
Ce qui s’est passé
Alexander De Croo, administrateur du PNUD et troisième personnalité de l'ONU par rang, a déclaré dans un commentaire à la BBC que l'Ukraine se prépare à l'hiver le plus difficile depuis le début de l'invasion russe à grande échelle. Il a averti d'un risque sérieux de catastrophe humanitaire si la Russie continue de frapper les infrastructures énergétiques, en cas notamment de coupures critiques d'électricité affectant le chauffage, l'approvisionnement en eau et l'assainissement. Il a qualifié les frappes russes de « extrêmement systématiques » contre les cibles énergétiques ainsi que contre les stations-service, centres commerciaux et tours de bureaux. Selon lui, les réparations avant l'hiver constituent une « course contre la montre » menée alors que les techniciens ukrainiens réparent les installations sous alertes aériennes permanentes ; il a reconnu qu'il s'agit d'une tâche « quasi impossible » dans le contexte sécuritaire actuel. L'ONU est, selon ses mots, « très, très inquiète » de ce que cet hiver pourrait être. Le PNUD aide à restaurer les parties endommagées du système énergétique ukrainien et à créer des installations de production décentralisées, moins exposées aux missiles et aux drones.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
Les deux sources fournies sont des médias ukrainiens qui relaient l'avertissement onusien tout en le replaçant dans le cadre national des préparatifs. Le 12 septembre, le Premier ministre Serhiy Koretsky a affirmé que l'Ukraine est nettement mieux préparée aux attaques contre le secteur énergétique que l'hiver dernier, évoquant un plan de résilience du gouvernement et des scénarios de réponse supplémentaires, tout en reconnaissant l'impossibilité de protéger intégralement toutes les installations. La couverture mentionne également le plan de résilience pour Kiev approuvé par le Conseil de sécurité nationale et de défense le 5 août, ainsi que les déclarations d'août 2026 des autorités de la capitale reconnaissant que Kiev n'était prêt qu'à environ 50 %, voire moins selon NV Biznes.
Ce qu’en disent les sources internationales
Les déclarations de De Croo ont été faites à la BBC, ce qui indique qu'elles ont été formulées pour un relais médiatique international. Les deux articles fournis proviennent de médias ukrainiens, ce qui ne permet pas de caractériser un cadrage international distinct ni d'opposer éditorialement les perspectives ukrainienne et internationale au-delà de ce constat.
Là où les récits divergent
Les deux articles présentent deux lectures divergentes du même hiver à venir. Alexander De Croo (PNUD) décrit une Ukraine faisant face à « l'hiver le plus difficile », partant d'une « position de départ très faible » et exposée à un risque sérieux de catastrophe humanitaire en cas de poursuite des frappes sur l'énergie. Le Premier ministre Serhiy Koretsky, le 12 septembre, affirme au contraire que l'Ukraine est nettement mieux préparée aux attaques sur le secteur énergétique que l'hiver dernier et qu'un plan de résilience ainsi que des scénarios de réponse supplémentaires sont en place. Les déclarations gouvernementales et les évaluations municipales de Kiev — qui reconnaît n'être prête qu'à environ 50 % — esquissent une préparation partielle mais en progrès, tandis que les avertissements de De Croo insistent sur le risque catastrophique si les frappes énergétiques se poursuivent.
Contexte
Le PNUD aide à restaurer les parties endommagées du système énergétique ukrainien et à mettre en place des installations de production décentralisées moins vulnérables aux attaques. Le 12 septembre, le Premier ministre Serhiy Koretsky a déclaré que l'Ukraine est nettement mieux préparée aux attaques contre le secteur énergétique que l'hiver dernier, tout en reconnaissant qu'il est impossible de protéger pleinement toutes les installations et qu'un plan de résilience et des scénarios de réponse supplémentaires sont en préparation. Le 5 août, le Conseil de sécurité nationale et de défense a approuvé un plan de résilience pour Kiev, dont la mise en œuvre a déjà commencé. En août 2026, les autorités de la capitale ont reconnu que Kiev n'était prêt à l'hiver qu'à environ 50 %, seuil que NV Biznes jugeait susceptible de ne pas être atteint.