Le conseiller de Merz reconnaît un déficit dans le financement de la défense ukrainienne à la conférence YES
Günter Sautter, conseiller du chancelier allemand Friedrich Merz pour les questions de sécurité, a déclaré samedi à la conférence annuelle YES de Kyiv que les partenaires devaient couvrir l'augmentation des dépenses de défense de l'Ukraine. Il a qualifié l'aide aux forces ukrainiennes d'intérêt national pour l'Allemagne et a assuré que le soutien «ne sera pas partiel, ne disparaîtra pas et durera aussi longtemps qu'il le faudra».
L'essentiel
- Günter Sautter est conseiller sécurité du chancelier allemand Friedrich Merz
- Il s'est exprimé samedi lors de la conférence YES organisée à Kiev par la fondation de Viktor Pintchouk
- Il a affirmé que les partenaires devaient couvrir la croissance des dépenses de défense ukrainiennes
- Il a présenté l'aide à l'Ukraine comme un intérêt national allemand
- L'Allemagne est actuellement le premier donateur financier de l'Ukraine et le deuxième sur 4,5 ans de guerre, après les États-Unis
- Il a averti que l'arrêt du soutien, pour des raisons politiques ou financières, poserait un «problème énorme»
Pourquoi c’est important
Un haut responsable allemand a publiquement reconnu l'existence d'un déficit dans le financement de la défense ukrainienne et a présenté la couverture de ce manque comme un intérêt national de l'Allemagne. Étant donné le poids de Berlin — premier donateur actuel et deuxième donateur cumulé depuis le début de la guerre — cette prise de position influe directement sur la capacité des alliés à combler le besoin financier restant.
Ce qui s’est passé
Günter Sautter, conseiller sécurité du chancelier allemand Friedrich Merz, s'est exprimé le samedi 12 septembre lors de la conférence YES à Kiev, organisée par la fondation de Viktor Pintchouk. Il a déclaré que les partenaires devaient couvrir l'augmentation des dépenses de défense de l'Ukraine et a présenté cette aide comme un intérêt national allemand. Sautter a rappelé que l'Allemagne est actuellement le premier donateur financier de l'Ukraine et le deuxième sur 4,5 années de guerre, après les États-Unis. Il a averti que l'arrêt du soutien, pour des raisons politiques ou financières, placerait l'Ukraine face à un problème énorme. Il a assuré que le soutien «n'est pas partiel, ne disparaîtra pas et durera aussi longtemps qu'il le faudra», tout en reconnaissant que des besoins supplémentaires subsistent et que les partenaires cherchent une solution. L'intervention s'inscrivait dans un panel réunissant les conseillers sécurité de plusieurs grandes économies européennes.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
La couverture ukrainienne souligne la reconnaissance officielle par la chancellerie allemande du «trou» dans le budget de défense ukrainien et met en avant le statut de l'Allemagne comme premier donateur financier actuel et deuxième donateur cumulé. Elle insiste sur le fait que l'aide à l'Ukraine est désormais qualifiée d'intérêt national allemand, ce qui renforce la position de Berlin dans la recherche d'une solution pour combler le déficit.
Contexte
L'Union européenne a approuvé un paquet d'aide de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine, et lors du sommet de l'OTAN en juillet, les partenaires se sont publiquement engagés à fournir 70 milliards d'euros de soutien militaire. Jusqu'ici, les principales capitales ne reconnaissaient pas publiquement l'existence d'un déficit de financement, et l'UE déclarait ne pas encore connaître l'ampleur des besoins supplémentaires tout en ne niant pas le problème. Bruxelles souhaite quantifier ces besoins avant d'en discuter la couverture.