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L'Élysée confirme la préparation de livraisons de SAMP/T et d'Aster à l'Ukraine, discute de Patriots supplémentaires

L'Élysée a déclaré que la France prépare, en coordination avec l'Italie, le transfert de systèmes de défense aérienne SAMP/T et de missiles Aster vers l'Ukraine, sans annoncer de calendrier précis. Selon le palais présidentiel, plusieurs options sont par ailleurs discutées au sujet de livraisons additionnelles de Patriots. Ces annonces interviennent à la veille de la réunion au format Ramstein du 8 septembre et alors qu'une session extraordinaire du Conseil Ukraine–OTAN s'est tenue le 7 septembre à Bruxelles.

L'essentiel

  • Le 7 septembre, une session extraordinaire du Conseil Ukraine–OTAN au niveau des représentants permanents s'est tenue à Bruxelles, présidée par le secrétaire général de l'OTAN Mark Rutte, à l'initiative de l'Ukraine.
  • La délégation ukrainienne comprenait le vice-ministre de la Défense chargé de l'intégration européenne Serhiy Boiev et le général de brigade Serhiy Sobko, commandant en chef adjoint des Forces armées ukrainiennes.
  • L'Ukraine a transmis à l'OTAN une liste de besoins prioritaires en moyens de défense antiaérienne (ППО) et antimissile (ПРО).
  • L'Ukraine a exhorté ses alliés à mobiliser d'ici la fin de l'année les ressources nécessaires pour atteindre le niveau de soutien militaire de 70 milliards d'euros déclaré par l'OTAN.
  • La prochaine réunion du Groupe de contact sur la défense de l'Ukraine au format Ramstein est prévue le 8 septembre, avec le renforcement de la défense aérienne au cœur des discussions.
  • L'Élysée indique que plusieurs options sont discutées concernant des livraisons supplémentaires de systèmes Patriot et que la France prépare, avec l'Italie, le transfert de SAMP/T et de missiles Aster, sans calendrier annoncé.
  • Serhiy Boiev a déclaré : « La rapidité compte aujourd'hui plus que les volumes. Les drones et les moyens de défense aérienne détermineront le cours de cet hiver. »

Pourquoi c’est important

Les déclarations de l'Élysée confirment la poursuite du soutien aérien français et européen à l'Ukraine avant un hiver jugé difficile, marqué par les frappes russes sur les infrastructures civiles. Elles esquissent une approche par couches combinant SAMP/T, missiles Aster et Patriots supplémentaires pour répondre à l'évolution des tactiques de frappe russes. Ces livraisons s'inscrivent à la fois dans la résilience du champ de bataille et dans la perspective de futures négociations avec la Russie, et s'ajoutent à la coopération franco-italo-ukrainienne plus large, incluant la licence de production d'Aster et les précédents accords sur les Rafale.

Ce qui s’est passé

Le 7 septembre, à la veille de la réunion au format Ramstein du 8 septembre, une session extraordinaire du Conseil Ukraine–OTAN au niveau des représentants permanents s'est tenue au siège de l'OTAN à Bruxelles, à l'initiative de Kiev. Présidée par le secrétaire général de l'OTAN Mark Rutte, la réunion a réuni la délégation ukrainienne conduite par le vice-ministre de la Défense Serhiy Boiev et le général de brigade Serhiy Sobko, qui ont présenté aux alliés une évaluation détaillée des menaces aériennes actuelles. L'Ukraine a remis à l'OTAN une liste de besoins prioritaires en moyens de défense antiaérienne et antimissile et a appelé ses partenaires à passer de ce qui est politiquement possible à ce qui est opérationnellement nécessaire, en fournissant rapidement des capacités supplémentaires directement liées à la protection des vies ukrainiennes. Kiev a également exhorté les alliés à mobiliser d'ici la fin de l'année les ressources permettant d'atteindre le niveau de soutien militaire de 70 milliards d'euros déclaré par l'OTAN. La veille, le ministre ukrainien de la Défense Yevhenii Khmara s'était entretenu par téléphone avec Mark Rutte pour préparer la réunion de Ramstein. Dans le même temps, l'Élysée a fait savoir que la France, en coordination avec l'Italie, prépare le transfert de systèmes SAMP/T et de missiles Aster vers l'Ukraine, sans toutefois annoncer de calendrier précis. Le palais présidentiel a également indiqué que plusieurs options étaient à l'étude concernant des livraisons supplémentaires de Patriots et que les besoins ukrainiens ne sauraient être satisfaits par les seuls Patriots, d'autres moyens de défense aérienne étant également nécessaires.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

Les trois sources de la synthèse sont ukrainiennes. Elles insistent sur l'urgence des besoins ukrainiens en défense aérienne face à l'évolution des tactiques et des armements russes, et présentent les annonces françaises dans le contexte d'un hiver attendu comme difficile, marqué par les frappes russes sur les infrastructures civiles. Elles relient l'aide en matière de défense aérienne aux intérêts de sécurité de l'OTAN elle-même et à la nécessité de mobiliser la totalité des 70 milliards d'euros déclarés par l'Alliance d'ici la fin de l'année.

Ce qu’en disent les sources internationales

La synthèse ne propose pas de cadrage international distinct : les éléments disponibles émanent principalement de l'Élysée et du palais présidentiel français, qui insistent sur la nécessité de maintenir un soutien militaire et financier à l'Ukraine tout en accroissant la pression sur la Russie. L'Élysée a par ailleurs indiqué qu'il n'existait aucun scénario dans lequel la Russie pourrait percer la ligne de front, tout en reconnaissant que les frappes sur les villes causent des dommages importants aux civils.

Là où les récits divergent

L'article 8424 présente le transfert par la France de systèmes SAMP/T et de missiles intercepteurs supplémentaires à l'Ukraine comme un engagement ferme, tandis que les articles 8399 et 8452, citant directement l'Élysée, décrivent les préparatifs comme toujours en cours et soulignent qu'aucune date précise de transfert n'a été annoncée.

Contexte

En juillet, la France avait annoncé le transfert de deux systèmes SAMP/T à l'Ukraine, qui devront être restitués à la France à partir de 2027, lorsqu'une version modernisée sera disponible. Le même mois, Paris et Rome se sont mis d'accord pour accélérer la livraison des missiles Aster 30 produits conjointement et ont accordé à l'Ukraine une licence de production de ces missiles. Toujours en juillet, Paris et Kiev ont conclu un accord préliminaire portant sur l'achat de 16 chasseurs Rafale produits par Dassault Aviation, dont la mise en service est prévue en 2028–2029 ; l'Ukraine avait précédemment annoncé son intention d'acquérir au total 100 Rafale. Les déclarations de l'Élysée sont intervenues après une visite en Ukraine, dimanche, de hauts responsables français, allemands et britanniques.