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Sybiha affirme que la Russie mène déjà la guerre contre l'Europe et propose trois mesures

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrii Sybiha a publié sur X que la Russie attaque déjà activement l'Europe, citant une série d'incidents — drones à Leipzig, sabotages contre l'industrie de défense, brouillage GPS, violations de l'espace aérien de l'OTAN, endommagement de câbles en mer Baltique, cyberattaques, désinformation autour de Ceuta et tunnels depuis la Biélorussie vers les pays baltes. Il appelle les gouvernements européens à trois étapes : restreindre la présence de ressortissants russes, rompre les liens avec Moscou et démanteler les réseaux d'influence russes.

L'essentiel

  • Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrii Sybiha a déclaré sur X que la Russie « fait déjà la guerre à l'Europe ».
  • Il cite notamment l'incident de drones à l'aéroport de Leipzig et des sabotages contre des entreprises de défense dans plusieurs pays de l'UE.
  • Il évoque aussi le brouillage GPS de l'aviation, les incursions de drones et missiles dans l'espace aérien de l'OTAN, la dégradation de câbles sous-marins en Baltique, des cyberattaques, des campagnes de désinformation liées à la crise de Ceuta et des tunnels souterrains découverts entre la Biélorussie et les pays baltes.
  • Sybiha prévient que les aggressions russes contre l'Ukraine en 2014 et 2022 ont été précédées de tactiques similaires de déstabilisation.
  • Il appelle à interdire l'entrée des combattants russes dans l'UE et à réduire au strict minimum les visas non essentiels.
  • Il réclame un embargo commercial, des sanctions renforcées, la fin de tous les projets énergétiques avec la Russie (y compris nucléaires), et la fermeture des antennes de Rossotrudnichestvo et des « Maisons russes ».
  • Sybiha dit que l'Ukraine est prête à partager son expérience de lutte contre l'agression russe avec les gouvernements européens.

Pourquoi c’est important

Sybiha reformule une série d'incidents dispersés en Europe comme les composantes d'une stratégie russe coordonnée, présentant la situation comme une guerre déjà en cours plutôt que comme une accumulation d'actes isolés. En établissant un parallèle direct avec les phases qui ont précédé les invasions de l'Ukraine en 2014 et 2022, il suggère que l'Europe suit une trajectoire comparable. Il saisit cette tribune pour formuler un cahier de charges concret — restrictions de visas, embargo, fin des projets énergétiques, démantèlement des réseaux d'influence — à l'adresse des gouvernements européens, tout en positionnant l'Ukraine comme partenaire expert sur la résistance à la Russie.

Ce qui s’est passé

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrii Sybiha a publié sur le réseau social X un message affirmant que la Russie attaque déjà activement l'Europe. Il a dressé une liste d'exemples pour étayer cette affirmation : un incident impliquant des drones à l'aéroport de Leipzig, des sabotages contre des entreprises de défense dans plusieurs pays de l'UE, le brouillage de signaux GPS de l'aviation, des incursions de drones et de missiles dans l'espace aérien de pays de l'OTAN, l'endommagement de câbles sous-marins en mer Baltique, des cyberattaques, des campagnes de désinformation à grande échelle exploitant la crise dans l'enclave espagnole de Ceuta, et la découverte récente de tunnels souterrains reliant la Biélorussie aux pays baltes. Sybiha a aussi évoqué le recrutement secret d'agents au sein des forces de sécurité européennes. Il a averti que les aggressions russes contre l'Ukraine en 2014 et 2022 avaient été précédées de manœuvres analogues visant à saper l'unité et à affaiblir la résolution nationale. Il a ensuite formulé trois grandes recommandations aux gouvernements européens : limiter fortement la présence de ressortissants russes en Europe, rompre tous les liens avec la Russie (y compris commerciaux, via embargo et sanctions, et énergétiques, y compris dans le nucléaire), et démanteler intégralement les réseaux d'influence russes en Europe — notamment en fermant les antennes de Rossotrudnichestvo et les « Maisons russes », en mettant fin aux échanges culturels et scientifiques, en interdisant la propagande russe et en exposant les réseaux illégaux qui corrompent les élites politiques et économiques. Sybiha a enfin indiqué que l'Ukraine était prête à partager son expérience de la lutte contre l'agression russe et à coopérer avec les gouvernements européens qui en feraient la demande.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

Les trois articles fournis proviennent de médias ukrainiens et placent au centre la déclaration de Sybiha selon laquelle la Russie fait déjà la guerre à l'Europe. La couverture ukrainienne met en avant la longue liste d'incidents évoquée par le ministre comme un ensemble cohérent, et présente les trois mesures proposées (restriction de la présence russe, rupture des liens, démantèlement des réseaux d'influence) comme la conclusion actionnable de son message. Les éléments de contexte — conclusions du renseignement danois, statistiques allemandes sur les sabotages, articles du Telegraph — sont mobilisés pour appuyer cette lecture d'une agression russe déjà à l'œuvre en Europe.

Là où les récits divergent

Les sources ne s'accordent pas sur la cible exacte de la campagne de désinformation évoquée par Sybiha : certaines formulations la rattachent à la crise en Syrie, tandis que les éléments confirmés ultérieurs précisent qu'il s'agit de la crise dans l'enclave espagnole de Ceuta. La formulation varie aussi concernant le recrutement secret d'agents : une formulation parle de recrutement au sein des « forces de sécurité européennes » présentées comme des « marionnettes », tandis que d'autres comptes le décrivent plus largement comme un recrutement d'agents.

Contexte

Le service de renseignement danois a indiqué le 3 septembre que la Russie avait planifié des sabotages contre des entreprises de défense afin de stopper les livraisons vers l'Ukraine. Le 5 septembre, le Süddeutsche Zeitung a rapporté que les forces de l'ordre allemandes avaient enregistré plus de 165 incidents potentiellement liés à des sabotages depuis le début de l'année 2026. Le Telegraph a par ailleurs écrit que la Russie recrute des gangs pour mener des sabotages contre des entreprises européennes de défense.