Ukraine et Russie lancent un cessez-le-feu limité pour une opération humanitaire à Oleshky
Kyiv et Moscou ont commencé mardi un cessez-le-feu limité autour d’Oleshky, dans le sud de l’Ukraine, afin de permettre l’acheminement d’aide humanitaire et l’évacuation de ses habitants. Dans le même temps, des frappes réciproques ont fait trois morts et blessé d’autres personnes, tandis qu’un attaque russe à Kyiv a endommagé le Pont Sud et des infrastructures du métro.
L'essentiel
- Le cessez-le-feu limité a commencé le 27 octobre à 03:00, heure de Kyiv.
- L’opération doit se dérouler en trois étapes : cessez-le-feu, livraison de l’aide et évacuation des habitants qui le souhaitent.
- Environ 1 700 personnes vivaient encore à Oleshky au 17 octobre.
- Les frappes réciproques ont fait 3 morts et plusieurs blessés.
- Un attaque russe à Kyiv a fait 1 mort et au moins 10 blessés.
- Le Pont Sud et des infrastructures du métro de Kyiv ont été endommagés.
- Les habitants évacués doivent d’abord être transférés en Crimée ou en Russie, avant de pouvoir revenir en territoire contrôlé par l’Ukraine.
Pourquoi c’est important
Le cessez-le-feu a ouvert une fenêtre pour acheminer de l’aide et évacuer les habitants d’Oleshky, une localité où la population manquait de nourriture, de médicaments et de routes sûres. La première étape du transfert prévu par Moscou et Kyiv prévoit un déplacement en Crimée ou en Russie, avant un éventuel retour en territoire ukrainien. La durée non déterminée du cessez-le-feu laisse toutefois incertaine la protection de la population et des convois humanitaires.
Ce qui s’est passé
L’Ukraine et la Russie ont commencé mardi un cessez-le-feu bilatéral limité autour d’Oleshky et de certaines zones liées à la mission humanitaire. Le dispositif devait se dérouler en trois étapes : instauration du cessez-le-feu, acheminement de l’aide et évacuation des habitants qui choisiraient de partir. La mission était conduite conjointement par l’Ukraine et l’omissionnaire russe aux droits de l’homme Iana Lantratova, sous la médiation et la coordination de la première dame américaine Melania Trump. Les habitants évacués doivent d’abord rejoindre la Crimée ou la Russie avant de pouvoir revenir en Ukraine. D’après le Kremlin, un autre cessez-le-feu humanitaire similaire pourrait être conclu. Parallèlement, des attaques ukrainiennes et russes ont fait trois morts et blessé d’autres personnes. À Kyiv, l’attaque russe azekiadzit un mort et au moins dix blessés, endommagé le Pont Sud et des infrastructures du métro, et entraîné une suspension temporaire de la circulation dans le secteur touché.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
La couverture ukrainienne met en avant les civils touchés par les frappes, les dégâts infligés au Pont Sud et au métro de Kyiv, ainsi que la mission humanitaire. Les responsables ukrainiens insistent sur le respect de leurs engagements et sur la possibilité d’un retour des habitants vers le territoire contrôlé par l’Ukraine. Ils mettent également en garde contre une éventuelle prolongation des opérations par la Russie ou une influence sur le choix des habitants de partir.
Ce qu’en disent les sources internationales
La couverture internationale présente le cessez-le-feu limité comme une déescalade rare et souligne le rôle de médiation de Melania Trump. Elle met aussi en évidence l’incertitude autour de sa durée, les dangers posés par les drones et les mines, ainsi que la possibilité d 类似 humanitarian truces elsewhere.
Là où les récits divergent
Les sources divergent sur l’heure de début du cessez-le-feu. L’une indique que les tirs russes vers Kherson ont cessé à 04:00, heure de Moscou, tandis que l’autre précise que le cessez-le-feu a commencé à 03:00, heure de Kyiv. L’une des versions correspond d’ailleurs à celle du ministère russe de la Défense.
Contexte
Les forces russes ont occupé Oleshky dans les premiers jours de la guerre, en février 2022. Les drones explosifs ukrainiens et russes, ainsi que les mines Scales sur les routes menant à la localité, continuaient de menacer les habitants et les transports. Environ 1 700 personnes y vivaient encore au 17 octobre. La mission humanitaire a été organisée avec l’ommissionnaire russe aux droits de l’homme Iana Lantratova, sous la médiation et la coordination de Melania Trump.